Le travail analytique mené par W. R. Bion avec des patients psychotiques, l’a conduit à s’interroger sur le processus psychique par lequel une « chose » est convertie en une représentation visuelle ou verbale. Cette recherche théorique sur la formation de la mémoire, de la pensée et du langage s’articule ici autour du concept fondateur (« fonction-alpha ») d’une fonction symbolique primordiale permettant à la personnalité d’enregistrer, d’élaborer et de communiquer la somme d’expériences qui la définit. Cette fonction porte en retour sur les processus d’enregistrement, d’élaboration et de communication que l’analyste est lui-même appelé à développer.  

Cet ouvrage rassemble des textes publiés dans différentes revues, liés à un travail d’observation originale sur le fonctionnement des groupes, à partir d’échanges entre les participants dans le cadre de ces réunions de travail. Il permet de faire une synthèse entre les méthodes de la psychanalyse classique centrées sur l’individu et celles de la dynamique des groupes qui révèlent d’autres aspects. Un ouvrage fondamental d’un auteur dont les ouvrages sont de nouveau étudiés.

En avril 1976, au Veterans Administration Hospital, à Los Angeles, vingt-cinq psychiatres, psychothérapeutes et psychologues se réunissent pour quatre discussions successives avec le psychanalyste britannique W. R. Bion.
Ce livre est la retranscription des propos recueillis lors de cette rencontre, où l’on questionne l’auteur sur certains de ses concepts, mais avant tout sur sa pratique analytique. Il fait partie de la série des séminaires cliniques donnés par l’auteur.

La publication en français du journal de bord du grand psychanalyste W. R. Bion entraîne le lecteur – qu’il soit ou non familier de l’auteur – dans l’intensité de son travail quotidien, d’écoute clinique et d’élaboration. L’ouvrage se lit comme un recueil de nouvelles : celles du processus de pensée d’un immense chercheur, de ses doutes et de ses débats intérieurs, durant plus de vingt années (1958-1979).
Cogitations est le fruit d’un long travail de recherche et de classement mené par Francesca Bion, veuve de l’auteur, sur les écrits privés de Bion qui, ainsi que le faisait Freud, couchait ses pensées sur le papier quasi quotidiennement.
Sans jamais que les éléments de sa vie privée ne viennent distraire la curiosité du lecteur pour ce qui se modèle sous ses yeux, ces écrits proposent à tous ceux qui connaissent déjà la pensée de Bion une saveur d’intimité généralement absente de l’œuvre publiée de son vivant. Ils y découvriront des articulations inédites, des interrogations, des associations dont ses autres ouvrages ont été dépouillés