Cet ouvrage est le résultat du travail universitaire d’un réseau de chercheurs réunis dans le cadre d’un Séminaire interuniversitaire européen d’enseignement et de recherche en psychopathologie et psychanalyse. Il témoigne de la possibilité d’un travail de chercheurs partageant les mêmes exigences quant à la méthode clinique et la qualité du travail de recherche. Il témoigne aussi, dans le cas précis de ce travail, que la dépression n’est pas une maladie qu’il suffirait d’éradiquer pour relancer un homme-machine en panne, mais que la dépression a une place et une signification dans notre civilisation.

Le discours dominant prétend que la psychanalyse est périmée. En réalité, elle doit s’adapter. Le monde d’aujourd’hui n’est plus celui de Freud ni de Lacan. Une société nouvelle entraîne de nouveaux comportements et de nouveaux malaises.
« Dépoussiérer » la psychanalyse, la confronter au contemporain implique de réfléchir à ces symptômes, à la frontière entre le pathologique et le social, en repensant le cadre de la cure, à l’heure des consultations via Skype.
Comment la psychanalyse peut-elle trouver sa place dans un monde dominé par la culture du résultat, de l’efficacité et de la réussite ? Dans un monde où le temps n’a plus de valeur et où l’évaluation chiffrée est permanente ?
En se métamorphosant et en se réinventant nous répond Elsa Godart dans cet essai brillant qui ouvre de passionnantes perspectives.