La rétrospective consacrée à George Desvallières (1861-1950) est l’occasion de découvrir la figure d’un artiste indépendant de toute école et curieux de toutes les formes d’art. Au-delà du parcours monographique illustré de nombreuses archives, l’ouvrage présente George Desvallières dans son ancrage parisien ainsi que son rôle dans le bouillonnement culturel du Paris de la modernité à travers une série de tableaux provenant pour la plupart de collections particulières.

Mais c’est certainement le sous-titre de la publication « La peinture corps et âme » qui traduit le mieux les préoccupations de l’artiste. Pour Desvallières, le corps humain demeure l’architecture suprême. Sa quête d’idéal s’incarne en des figures charnelles et héroïques.

Son retour à la  foi chrétienne en 1905, renforcée par l’expérience douloureuse des combats de la première guerre mondiale, en fit l’actif défenseur du renouveau de l’art sacré, formant aux côtés de Maurice Denis une jeune génération d’artistes chrétiens. Son enseignement prône un art audacieux, à la lumière de l’Evangile. Soldat durant la Grande Guerre, Desvallières fut l’un des tous premiers au retour du front à mettre en image l’expérience inouïe des combats grâce à toute une série d’œuvres monumentales.

L’ouvrage restitue le parcours de l’artiste tout en offrant un décryptage de son œuvre grâce à une série de courts essais qui mettent en perspective sa démarche l’artiste, tandis qu’un choix de notices détaillées conduit le regard du lecteur au plus près des œuvres majeures présentées dans l’exposition.