Johnny Hallyday, N’en vouloir à personne, texte d’Isabelle Bernal, album « L’attente », 2012

Quand la vie nous envoie
Dans les yeux
La poussière
Dans la peau
La peur
Dans les mains
La sueur
Rester debout

Quand la vie nous envoie
Dans la tête
La colère
Dans le coeur
La peine
Dans le corps
La douleur
Rester debout
Et malgré tout

N’en vouloir à personne
Et jusqu’au bout
Etre encore qui nous sommes
Prendre des coups
Et accepter la somme
De ce qui fait qu’on touche
Le fond et qu’on pardonne
N’en vouloir à personne

Quand la vie nous envoie
Dans les mains
De l’or
Dans les yeux
Le rêve
Dans l’âme
La paix
Etre à genoux

Quand la vie nous envoie
Dans le coeur
L’amour
Dans la peau
L’envie
Dans le corps
La vie
Etre à genoux
Par dessus tout

N’en vouloir à personne
Et être heureux
De c’que la vie nous donne
Et jusqu’au bout
Etre encore qui nous sommes
Tout ce qui fait qu’au fond
De nous un coeur résonne
N’en vouloir à personne

Et malgré tout
N’en vouloir à personne
Et jusqu’au bout
Etre encore qui nous sommes
Prendre des coups
Et accepter la somme
De ce qui fait qu’on touche
Le fond et qu’on pardonne

Et malgré tout
N’en vouloir à personne
Et être heureux
De c’que la vie nous donne
Et jusqu’au bout
Etre encore qui nous sommes
Tout ce qui fait qu’au fond
De nous un coeur résonne
N’en vouloir à personne

N’en vouloir à personne
N’en vouloir à personne

Johnny Hallyday, Te manquer, texte de Jeanne Cherhal, album « Rester vivant », 2014

Je partirai un soir quand tu m’aimeras encore
Je partirai d’ici pour raviver le feu
Pour tracer de mémoire les contours de ton corps
Je partirai aussi pour le plaisir du jeu

Te manquer, te manquer
Je voudrais te manquer

Je garderai pour toi le plus doux des silences
Je resterai des jours intraçable et muet
Je ferai de ma voix l’écho de mon absence
Et tout cet amour un sentiment parfait

Oui te manquer, te manquer
Je voudrais te manquer

J’inventerai loin de toi un exil volontaire
Mais brisant ma solitude avec des choses de rien
Quelques vers ou le bois d’un arbre centenaire
Que la chaleur du sud aura mis sous mes mains

Oui te manquer, te manquer
Je voudrais te manquer

Je serai l’étranger passant sous ta fenêtre
Je serai l’inconnu au détour d’un sentier
Je serai le danger que tu courras peut être
Je serai devenu ton désir tout entier

Te manquer, te manquer
Je voudrais te manquer

Alors je rentrerai lorsque je serai sur
De t’avoir tant manqué que tu n’en pourras plus
Tu m’ouvriras les bras en moi je te jure
Que tu retrouveras tout ce qui t’avait plu

Je redirai les mots qui te faisaient sourire
Et je te regarderai comme pour la première fois
Je danserai de nouveau dans l’éclat de ton rire
Oui je redeviendrai un mystère quelques fois

Te manquer, te manquer
Je voudrais te manquer
Te manquer, te manquer
Je voudrais te manquer