« La capacité d’être seul est l’un des signes les plus importants de la maturité. » (Donald W. Winnicott)

La solitude nous angoisse, et pourtant nous avons tous besoin d’être seuls pour nous ressourcer. Winnicott est le premier psychanalyste à s’être penché sur ce paradoxe. Il montre comment le petit enfant, pour mûrir affectivement, fait l’expérience de la solitude bien que sa mère soit à ses côtés. Et il souligne l’importance de respecter le besoin d’isolement des patients pour leur permettre de revivre l’expérience infantile d’une solitude accompagnée et apaisante. Replaçant le rôle du corps au premier plan, il nous rappelle que le bien-être mental peut aussi passer par une simple présence physique.
Par son empathie et sa sollicitude, Donald W. Winnicott (1896-1971) est sans conteste l’un des plus grands psychanalystes de notre époque.

Donald W. Winnicott (1896-1971), médecin, pédiatre et psychanalyste, occupe, du fait de l’originalité de sa pensée et de ses apports cliniques et conceptuels, une place unique dans la psychanalyse. Il fut le président, à deux reprises, de la Société britannique de Psychanalyse. Premier recueil d’articles de D. W. Winnicott publié en français en 1969, De la pédiatrie à la psychanalyse préfacé par le Dr Henri Sauguet, demeure l’ouvrage de base pour qui s’intéresse à son oeuvre ainsi qu’aux possibilités thérapeutiques offertes aux psychanalystes, aux pédiatres, aux travailleurs sociaux, à tous ceux, professionnels ou non, curieux de cet éclairage nouveau du psychisme. Ces trente textes de 1935 à 1963, constituent un ensemble privilégié pour suivre Winnicott dans sa longue expérience de la psychanalyse et de la psychothérapie d’enfants et d’adultes : vaste domaine d’exploration de la relation précoce mère enfant mais aussi des cas limite, antisociaux, psychotiques, pour lesquels la cure aménagée à cet effet par Winnicott rend possible la reconstruction de la période d’extrême dépendance infantile. Son indépendance d’esprit, la variété technique et conceptuelle de ses travaux, élargissant la voie frayée par Freud et approfondie par Mélanie Klein, apparaissent tout au long de ce livre essentiel.

La traduction de cette nouvelle édition de 1989 a été entièrement refondue par Jeannine Kalmanovitch qui l’a enrichie de quatre articles inédits ; elle a mis à jour la bibliographie de D. W. Winnicott et a ajouté des annexes.