Dégonflez l’importance

La seconde notion de Transurfing qui me paraît être une véritable perle pour vous est celle qui concerne les forces d’équilibrage. C’est de la physique on ne peut plus basique : si vous voulez vous tenir debout au milieu d’une pièce, vous n’avez pas grand-chose à faire et cela ne vous demandera pas beaucoup d‘énergie. Il suffit de placer votre centre de gravité au milieu de votre base de sustentation (vos pieds) et de laisser l’attraction terrestre faire son œuvre. En revanche, si vous vous tenez debout tout au bord d’une falaise, les choses vont se compliquer. L’attraction que le vide exerce sur vous va vous obliger à vous crisper et à tendre votre corps vers l’arrière. Cette attraction du vide vous oblige à mettre en place des « forces d’équilibrage » pour ne pas tomber. Il en irait de même si vous marchiez sur une poutre au-dessus du vide. Vos bras balanciers chercheraient sans cesse à vous redonner de l’équilibre. Notez que la même poutre, posée au milieu de votre salon, ne vous ferait pas tanguer autant.

Transposons ce principe au développement personnel : nous nous plaçons tout seul au bord de la falaise (ou sur une poutre à 30 mètres de hauteur) chaque fois que nous donnons trop d’importance à un événement. Parfois, on dirait que les surefficients sont en train de jouer leur vie pour un simple coup de fil ! Inversement, quand on ne donne pas assez d’importance aux choses (exemple au hasard : l’argent), on se créé aussi des ennuis. Bref, si on ne reste pas assez concentré au bord de la falaise, on risque la chute.

De ce concept de « forces d’équilibrage » de Vadim Zéland, j’ai tiré une philosophie personnelle que je m’efforce de mettre en application quotidiennement :

Savoir donner l’importance JUSTE aux choses (ni trop, ni pas assez), c’est le travail de toute une vie.

Il vous faut apprendre à détecter le langage sémantiquement vide, plus communément appelé « la langue de bois ». observez cette phrase : « Nous allons prendre toutes les mesures utiles pour étudier le problème dans les meilleurs délais. » Quelle information vous donne-t-elle ? Aucune ! Il en va de même pour toutes les phrases que personne ne pourrait contredire. On appelle truisme ou lapalissades mes phrases qui n’énoncent que des évidences. « Tu es là, debout devant moi et tu m’écoutes parler «  ou « Nous sommes réunis pour travailler sur ce projet ». Ou pourrait presque commenter avec humour : « sans blague ? »

Pour démontrer qu’une phrase est creuse, il suffit de la formuler en négatif. pour mieux réaliser l’aspect consensuel de ces phrases, essayez de reformuler celles-ci en négatif : « Je suis contre le chômage et pour l’emploi » ou « Je veux que ce projet réussisse ». En famille, c’est la même chose, des phrases comme : « Je veux le bien de mes enfants (ou le bonheur de mon épouse) « n’apportent aucune information. Ce qui st énoncé est même tellement évident qu’il est suspect d’avoir besoin de le verbaliser. Personne ne clamerait : « Je veux pourrir la vie de ma compagne et nuire à mes enfants. » A partir du moment où on ne peut dire l’inverse de ce qui est dit, la phrase n’a aucune valeur, ni aucun intérêt. c’est du langage sémantiquement vide. Apprenez à détecter ce genre de phrases, pour en désamorcer l’impact. Ensuite, faites bien la distinction entre information et communication : « Cette crème est composée de tels ingrédients ». C’est de l’information. « Elle vous fera la peau douce » C’est de la communication.

Récemment, je suis tombée sur un article publié dans Le Point du 28 septembre 2014 intitulé « Pourquoi lisons-nous des livres de développement personnel ? » Cet article m’a beaucoup éclairée. Le ton était donné dès le départ : « Nicolas Marquis, docteur et chercheur en sociologie, professeur à l’université Saint-Louis-Bruxelles, a plongé dans le monde du développement personnel, il en est revenu avec une certitude : si, à la lettre, ces ouvrages semblent ne délivrer que des conseils d’une platitude absolue, les lecteurs, eux, y trouvent des ressorts puissants de changement. Quelle est cette société dans laquelle les individus, lorsqu’ils rencontrent un problème dans leur vie, ne se lamentent pas, ne le subissent pas, mais se mettent à lire des ouvrages qui leur enjoignent de « travailler sur eux-mêmes ? » » Nicolas Marquis a mené de nombreux entretiens et a analysé le courrier des lecteurs de Boris Cyrulnik, Thomas d’Ansembourg et Thierry Janssen. Il voit un paradoxe incompréhensible entre la banalité du discours et l’enthousiasme des lecteurs, certains allant jusqu’à prétendre que tel ou tel livre a « changé leur vie ». Visiblement, tout cela laisse perplexe ce docteur et chercheur en sociologie. De son point de vue, il raison : Pourquoi tant d’engouement pour des images sur lesquelles il n’y a que des points à regarder ?

APAISER VOTRE HYPERSENSIBILITE

Votre hyperémotivité est également composée d’hypersensibilité. Vous vous sentez heurté par beaucoup de choses, à titre personnel, mais aussi par ce qui se passe dans le monde. Un mot, une intention, une critique, mais aussi parfois une mauvaise interprétation de votre part et vous voilà bouleversé. […]

Dans le livre de Vadim Zeland, Transurfing (livre que je vous recommande vivement !), j’ai trouvé un nombre invraisemblable de pépites, issues de la physique quantique. En voici déjà deux, qui peuvent beaucoup vous aider à atténuer votre hypersensibilité : les balanciers et les forces d’équilibrage.

Fuyez les balanciers

Pour Vadim Zeland, un « balancier » est simplement un conglomérat d’individus. Par exemple, une ruche ou une termitière est un balancier. Un club de foot amateur, une association caritative ou un parti politique, aussi. Prenez le temps de l’observer : nous vivons entourés de balanciers. Dès lors qu’un balancier se crée, il n’a que deux objectifs : attirer à lui un maximum d’individus et se nourrir de leur énergie. Le club de foot amateur a besoin de bénévoles, l’association caritative de dons, le parti politique d’électeurs… Energie positive ou négative, peu importe. Ainsi, que vous soyez « pour » ou « contre » une cause, vous donnez votre temps et votre énergie à ce balancier, l’essentiel est que le plus possible de gens en parlent et y consacrent leur temps, donc votre opposition le sert. Pour mieux se faire connaître, le balancier mettra sur un piédestal un de ses membres, voué à la gloire ou à la célébrité, pour devenir l’équivalent d’une oriflamme. Ne vous y trompez pas, même un président de la République n’est que l’étendard de son balancier. […]. La mort, pour un balancier, c’est l’indifférence des foules. Si vous n’êtes plus acheteur vous neutralisez le vendeur. C’est pourquoi les boycotts bien menés ont un réel impact. J’ai trouvé fascinant de pertinence cette notion de balancier. Quel est l’intérêt pour vous de repérer ces mécanismes ?

Tout d’abord réalisez qu’avec votre émotionnel en fusion, vous êtes un excellent client pour tous les balanciers ! Vous vous indignez et vous vous enthousiasmez pour une foule de choses. Faciles à enflammer, faciles à récupérer ! Cessez de foncer dans tous les chiffons rouges que vous tendent ces balanciers sous les naseaux, prenez du recul et cherchez les éventuelles manipulations d’opinion sous-jacentes. Pourquoi cette cause est-elle mise en avant ? A qui va profiter votre générosité ou votre indignation ? […] Bref, passez systématiquement au deuxième degré.

Ensuite, […] prenez beaucoup de recul sur les situations dramatiques. …] Si vous voulez vraiment aider une cause, un seul chemin, le long terme : de la patience, de la diplomatie, de l’information et de la pédagogie. […]

Afin de ne plus être à vif, bouleversé par tout ce que vous voyez et entendez, il vous faut réaliser que vous ne pouvez pas être sur tous les fronts, ni épouser toutes les causes […]. Vous devez choisir en conscience et avec soin les balanciers auxquels vous avez envie d’adhérer et vous sentir libre de les quitter s’ils dévient de leurs objectifs premiers. […]La surefficience est en passe de devenir un balancier aussi. Prenez beaucoup de recul.

Dégonflez l’importance

La seconde notion de Transurfing qui me paraît être une véritable perle pour vous est celle qui concerne les forces d’équilibrage. C’est de la physique on ne peut plus basique : si vous voulez vous tenir debout au milieu d’une pièce, vous n’avez pas grand-chose à faire et cela ne vous demandera pas beaucoup d’énergie […] En revanche, si vous vous tenez debout tout au bord d’une falaise, les choses vont se compliquer. L’attraction que le vide exerce sur vous va vous obliger à vous crisper et à tendre votre corps vers l’arrière. Cette attraction du vide vous oblige à mettre en place des «  forces d’équilibrage » pour ne pas tomber. […]

Transposons ce principe au développement personnel : nous nous plaçons tout seul au bord de la falaise à chaque fois que nous donnons trop d’importance à un événement. Parfois on dirait que les surefficients sont en train de jouer leur vie pour un simple coup de fil ! Inversement quand on ne donne pas assez d’importance aux choses (exemple au hasard : l’argent), on se crée aussi des ennuis. Bref, si on ne reste pas assez concentré au bord de la falaise, on risque la chute. […]

Savoir donner l’importance JUSTE aux choses (ni trop ni pas assez), c’est le travail de toute une vie. […]

Lorsque la pression de l’importance est trop forte, nous nous mettons à avoir peur d’une chose et de son contraire, simultanément. Par exemple, il peut arriver qu’on ait aussi peur de réussir que de rater. […] Si je mets trop d’importance dans un projet, je provoque ma propre chute en générant des forces d’équilibrage trop puissantes. […] Alors pour dégonfler l’importance, il suffit de revenir dans le présent et d’avoir un plan B. […]

« La parution de Je pense trop a été (et est encore !) une aventure extraordinaire : Je n’avais jamais reçu autant de mails, de posts, de textos et de lettres à propos d’un de mes livres ! Vous m’avez fait part de votre enthousiasme, de votre soulagement et bombardée de questions : sur les moyens d’endiguer votre hyperémotivité, de développer votre confiance en vous, de bien vivre votre sur efficience dans le monde du travail et dans vos relations amoureuses… Vous avez abondamment commenté le livre. Je me suis donc appuyée sur vos réactions, vos avis, vos témoignages et vos astuces personnelles pour enrichir ce nouvel ouvrage. Je pense trop est devenu le socle à partir duquel j’ai élaboré avec votre participation active de nouvelles pistes de réflexions pour mieux gérer votre cerveau. »

Je pense mieux est un livre-lettre, un livre-dialogue, destiné aux lecteurs qui connaissent déjà Je pense trop et qui en attendent la suite.

Ce livre vous donnera de nouvelles pistes pour comprendre votre fonctionnement mental et l’optimiser. Être torturé par son cerveau n’est pas une fatalité. Il est possible d’être heureux et paisible, même en étant sur efficient ! C’est ce que vous propose de découvrir Je pense mieux.