Prenant appui sur la théorie de l’appareil psychique développée dans Le moi et le ça, Freud retravaille des concepts présents dès l’origine comme la défense et le refoulement. Une place importante est donnée à la névrose de contrainte et deux histoires de phobie sont réexaminées Le petit Hans et L’homme aux loups. Une nouvelle configuration se fait jour, selon laquelle c’est l’angoisse qui provoque le refoulement, au lieu qu’elle soit produite par lui. En dernière analyse, c’est le trauma de la naissance qui constitue le prototype de toute situation ultérieure de danger ; l’angoisse réapparaîtra chaque fois qu’il y a un danger majeur sous forme d’angoisse de la perte d’objet.

« L’angoisse est la réaction au danger. »

Vertiges, tremblements ou frissons, nausées, palpitations, maux de ventre, poitrine oppressée – notre corps manifeste de mille façons que nous sommes pris d’angoisse. Mais comment déchiffrer un affect aussi impalpable et protéiforme ? Que nous signale l’angoisse ? Renvoie-t-elle au présent ou au passé ? Peut-on s’en protéger ? Pour le savoir, deux célèbres essais (l’un de 1895, l’autre de 1926) où Freud ‒ éclairant au passage des troubles comme l’agoraphobie, l’anorexie ou la boulimie, mais évoquant aussi bien la douleur et le deuil ‒ se livre à une véritable enquête sur le rôle du corps dans notre vie psychique.