L’homme est cet être mortel qui, précisément, a la perception de la limite de l’existence. Nous pouvons craindre ou pressentir la mort d’un proche bien avant qu’elle n’ait lieu – nous savons que nous aurons à affronter le vide qui s’en suivra. Mais se préparer au vide qui se rapporte à nous-mêmes ne va pas de soi. Lorsque nous nous demandons comment nous saisissons notre propre mort, nous nous confrontons aux limites de notre pensée.Mais, alors, si notre mort n’est pas pensable, qu’entendons-nous par “peur de la mort” ? Qu’est-ce que cette chose que nous nous représentons comme la “mort” ? Par quoi sommes-nous tourmentés ? Comment, du point de vue psychanalytique, conceptualiser la perception qu’a l’être humain de sa propre mort ? Et de quelle façon la théorie psychanalytique rend-elle compte de la mort ? Bien que la littérature psychanalytique ait exploré la douleur liée aux séparations et aux pertes, jamais elle n’avait traité aussi en profondeur le désarroi que nous éprouvons face à la pensée de notre propre mort. Il Limite dell’Esistenza a remporté, en 2003, le Prix Gradiva du meilleur essai psychanalytique.