Un voyage inédit aux sources du langage et de la peinture.
Dans ce livre unique, Alain Rey et Fabienne Verdier partent à la découverte des sources de leur inspiration langagière et picturale. Les forces telluriques, la musique, le chant de la terre, le cosmos… À deux voix, ils dessinent les contours des formes sensibles du monde : une « polyphonie » littéraire et artistique, illustrée des tableaux, des films, des Carnets et des photographies de l’artiste à l’œuvre dans son atelier.

UNE ÉDITION CINQUANTENAIRE EXCEPTIONNELLE

Pour ses 50 ans, Le Petit Robert s’illumine de 22 œuvres originales de l’artiste Fabienne Verdier.

Le Petit Robert - Voix-Vortex
  • 22 tableaux originaux de Fabienne Verdier commentés par Alain Rey
  • Une préface d’Alain Rey sur l’histoire du Petit Robert et l’édition anniversaire
  • Un cahier de 8 pages sur l’échange artistique et littéraire entre le lexicographe et l’artiste
  • Une nouvelle édition avec de nombreux mots et sens nouveaux, de nouvelles expressions, locutions et citations littéraires
  • Et toujours, une description inégalée de la langue française : 300 000 mots et sens, 35 000 citations littéraires, 150 000 synonymes et contraires, 75 000 étymologies
Prix : 64,50 €
ISBN : 978-2-32101-060-9
Relié sous jaquette
Format : 24,7 x 26,8 cm
3 022 pages

Parution le 17 août 2017

DEUX NOUVELLES ÉDITIONS
DE FIN D’ANNÉE

Parution le 19 octobre 2017

Le Petit Robert devient quinquagénaire

À l’occasion de ses 50 ans, Le Petit Robert annonce la parution dès le 17 août 2017 d’une nouvelle édition anniversaire qui se déclinera sous trois versions. La nouvelle progéniture sera notamment illustrée par vingt-deux œuvres originales de l’artiste Fabienne Verdier commentées par le linguiste Alain Rey. Un voyage poétique au sein d’un dictionnaire qui se consulte comme il se contemple pour nous rappeler que les mots et la magie de leurs sens infinis ne sont qu’un gigantesque cadavre exquis.

Alors que la vie en société prend un tour de plus en plus complexe, nous sommes nombreux à nous interroger sur la meilleure manière de simplifier notre rapport à l’existence. Mais encore faut-il préciser ce que recouvre l’idée de simplicité : cette dernière n’est-elle pas plus mystérieuse qu’il n’y paraît ?

En pratique, à quoi ressemble une activité guidée par l’idéal de sobriété ? Une mathématicienne, un maître d’arts martiaux, une designer, un cuisinier et une spécialiste de l’organisation du travail nous font part de leurs stratégies, sous l’œil bienveillant et acéré du philosophe Olivier Rey, fin lecteur d’Ivan Illich.

S’il y a une pratique qui ignore bien souvent la limpidité, c’est la philosophie ! Les grands penseurs ont-ils raison de sophistiquer leur vocabulaire et leurs argumentations ? Entre Frédéric Schiffter, pour qui la prose des grands moralistes classiques est un modèle, et Françoise Dastur, spécialiste de la phénoménologie, le débat est frontal.

Ce dossier s’achève par un très beau dialogue. Fabienne Verdier est une peintre inspirée par la voie du Tao. Edgar Morin est, depuis la parution de son grand œuvre La Méthode, le penseur de la complexité. Avec une complicité sincère, ils évoquent cet insaisissable instant où émerge un trait, une énergie, une formule qui embrasse, intensifie, transforme l’existence !

Durant les dix ans qu’elle passa en Chine, Fabienne Verdier fut formée à l’art du trait – mais aussi à l’ascèse et à la méditation taoïstes – par les plus grands maîtres calligraphes. Cette transmission au plus haut niveau de la tradition picturale chinoise à une Occidentale – et qui plus est, à une femme – constitue une expérience unique : Fabienne Verdier est tout à la fois le témoin vivant d’une discipline orientale millénaire, et une artiste contemporaine occidentale au plein sens du terme. Elle maîtrise non seulement les techniques de la peinture et de la calligraphie chinoises, mais aussi l’esprit et la philosophie qui les sous-tendent, au point qu’elle peut se permettre d’en bouleverser les règles par des apports totalement novateurs.
Les créations qui composent ce livre sont des interprétations de poèmes anciens et d’idéogrammes exprimant des concepts philosophiques, ou des voyages dans l’univers minéral et végétal. Les textes qui accompagnent les couvres, et dont ils sont la matrice, expriment une profonde communion avec la nature. L’art calligraphique se fonde en effet sur une adéquation parfaite entre l’âme de l’artiste et le  » principe qui régit toute chose ». II exige une implication totale du corps et de l’esprit. Après des heures de silence et de concentration, toute la difficulté réside dans le fait qu’une fois le geste amorcé, le sort du tableau est joué sans qu’il soit possible de revenir en arrière : « La règle se fonde sur l’Unique Trait de pinceau, écrivait au XVllle siècle Shitao, l’un des plus grands peintres chinois. L’Unique Trait de Pinceau est l’origine de toutes choses, la racine de tous les phénomènes. »
Les préfaces passionnantes de deux spécialistes de la pensée chinoise, Cyrille J.-D. Javary et Jacques Dars, mettent en évidence la dimension spirituelle de cet art, et la façon très singulière par laquelle Fabienne Verdier excellé à la transmettre. L’Unique Trait de pinceau est avant tout une invitation à retrouver une unité primordiale, et à porter un autre regard sur le monde sensible.

De septembre 2009 à juin 2010, Fabienne Verdier s’est consacrée à relever un défi artistique dont elle ne mesurait pas l’ampleur. Dans son atelier, l’artiste s’est attelée au jour le jour à l’exécution de quatre fresques monumentales destinées aux murs du Palazzo Torlonia à Rome. Le photographe Philippe Chancel a posé durant près de dix mois sa caméra pour suivre la genèse de ces fresques et le travail de l’artiste, son atelier, ses gestes, son univers. Sont nés un film et un livre – dont les images sont issues du film –

« Impulsion et maîtrise, science du passé et spontanéité de l’instant, Orient et Occident, le travail de Fabienne Verdier semble non se jouer des contraires mais vouloir les concilier en une inédite et paradoxale unité. (…) La liberté de son travail actuel ne s’explique que par la longue ascèse de son travail d’apprentissage de la calligraphie, vécue moins comme un exercice formel que comme vecteur d’une culture riche et complexe, celle de la pensée chinoise, puis au contraire par la relecture, à travers ce filtre spécifique, de sa culture première. (…) Ses dernières œuvres conjuguent monumentalité et fragilité, comme si, nouvelle Alice ayant traversé le miroir, après avoir effectué sa traversée des signes, elle avait retrouvé l’envie, à nouveau, de concilier l’inconciliable. »

Daniel Abadie

Galerie Jeanne Bucher Jaeger

Corps et Ames Un regard prospectif Fermín Aguayo, Arts premiers, André Bauchant, Michael Biberstein, Roger Bissière, Miguel Branco, Nicolas de Staël, Fred Deux, Jean Dubuffet, Alberto Giacometti, Antony Gormley, Günter Haese, Zarina Hashmi, Stanley William Hayter, Yang Jiechang, Evi Keller, Louis Le Brocquy, Jean Lurçat, Fernand Léger, Alfred Manessier, André Masson, Rui Moreira, Kunihiko Moriguchi, Louis Nallard, Vera Pagava, Jean-Paul Philippe, Hans Reichel, Susumu Shingu, Arpad Szenes, Mark Tobey, Fabienne Verdier, Maria Helena Vieira da Silva, Paul Wallach, Etienne Bertrand Weill Espace Marais

Si Fabienne Verdier se tient hors des tendances du monde de l’art contemporain, elle en est pourtant l’une des actrices vivantes majeures.

Ses peintures gigantesques, d’immenses et puissants coups de pinceaux portés sur de vastes toiles, puisent leur inspiration aussi bien dans l’art ancien de la calligraphie chinoise que dans l’histoire récente de la peinture occidentale, dans l’esprit de l’expressionnisme abstrait. L’importance du travail de Fabienne Verdier réside dans cette capacité à établir un lien entre deux mondes ce que s’attachera à mettre en lumière Mark Kidel dans ce portrait de la série Empreintes.