Le 29 mars 1922, Ernst Blum commence une analyse avec Freud, qu’il achève quatre mois plus tard. Immédiatement après ses séances avec le fondateur de la psychanalyse, et avec son accord, il en retranscrit le contenu.

Les notes de Blum nous montrent Freud hors de toute convention. Elles donnent à voir le psychanalyste au travail et permettent de nous figurer quel clinicien il était : un Freud ouvert, spontané, plein d’idées et d’humour, qui se présente comme partenaire de son analysant. Sur la base d’un dialogue avec Blum lui-même, Manfred Pohlen reprend et présente les procès-verbaux des séances et met en lumière les origines juives de la psychanalyse et la pratique de l’analyse.

Un document unique sur la pensée et l’activité freudiennes.

Fondateur d’un savoir neuf, Freud est aussi et d’abord celui qui pratiqua le premier la psychanalyse. Il fallait donc revenir à cette « fonction » pour l’examiner en elle-même. C’est à quoi s’emploie la présente enquête, sobre et minutieuse reconstitution du déroulement de la séance et de la cure freudiennes. Ainsi se dessine une réponse vivante à la question de ce que signifiait effectivement « être en analyse avec Freud », premier psychanalyste de l’histoire.

Les quatre grandes analyse – Dora, le petit Hans, l’Homme aux rats et l’Homme aux loups – se trouvent restituées en une dramaturgie qui resurgit intact, en son actualité même, de la masse des commentaires qu’elles ont suscitée. Le scénario s’en trouve singulièrement éclairé par de précieuses informations sur l’arrière*-plan familial, synthèse d’une littérature internationale mise ainsi à la disposition du public français. l’accent mis sur « la mère manquante » la désigne comme le possible point aveugle du scénario freudien même.

Une étude-préface de Paul-Laurent Assoun examine ce qui donne à Freud, metteur en scène de cette dramaturgie, la vocation d’un tirer un récit sans précédent – par où il devient « romancier du symptôme », créateur d’un genre littéraire nouveau, requis par cette « œuvre d’art de la nature psychique » qu’est la névrose. Une étude-postface prend occasion de cet ouvrage pour réexhumer la thématique hollandaise qui, de la culture de l’homme Freud à sa théorie de la Kultur, révèle des affinités inédites, jusqu’au cœur du fonctionnement de l’imaginaire métapsychologique.