«Et quand personne ne me lira, ai-je perdu mon temps de m’être entretenu tant d’heures oisives à pensements si utiles et agréables? Moulant sur moi cette figure, il m’a fallu si souvent dresser et composer pour m’extraire, que le patron s’en est fermi et aucunement formé soi-même. Me peignant pour autrui, je me suis peint en moi de couleurs plus nettes que n’étaient les miennes premières. Je n’ai pas plus fait mon livre que mon livre m’a fait. Livre consubstantiel à son auteur.»
(II, 18, «Du démentir»)

«Et quand personne ne me lira, ai-je perdu mon temps de m’être entretenu tant d’heures oisives à pensements si utiles et agréables? Moulant sur moi cette figure, il m’a fallu si souvent dresser et composer pour m’extraire, que le patron s’en est fermi et aucunement formé soi-même. Me peignant pour autrui, je me suis peint en moi de couleurs plus nettes que n’étaient les miennes premières. Je n’ai pas plus fait mon livre que mon livre m’a fait. Livre consubstantiel à son auteur.»
(II, 18, «Du démentir»)

«Et quand personne ne me lira, ai-je perdu mon temps de m’être entretenu tant d’heures oisives à pensements si utiles et agréables? Moulant sur moi cette figure, il m’a fallu si souvent dresser et composer pour m’extraire, que le patron s’en est fermi et aucunement formé soi-même. Me peignant pour autrui, je me suis peint en moi de couleurs plus nettes que n’étaient les miennes premières. Je n’ai pas plus fait mon livre que mon livre m’a fait. Livre consubstantiel à son auteur.»
(II, 18, «Du démentir»)