Pour avoir reconnu le tragique de la négligence humaine, la psychanalyse appartient à la tradition classique. La confusion des mémoires tient, en effet, à la négligence des paroles et à la méconnaissance de leur destinataire. Parler trop à n’importe qui, n’importe quand et n’importe comment : peut-être est-ce dans l’excès d’une demande de parler qu’il faudrait reconnaître ce qu’on appelle traumatique. Les travaux ici réunis témoignent d’une démarche sinon commune du moins partagée pour ré-interroger dans la psychanalyse et au contact de l’anthropologie les mémoires et les transferts – dès lors qu’on ne peut plus se satisfaire de leur définition théorique simplifiée

Jules Michelet, Sous les mers
Jean-Claude Lavie, Excellence paradigmatique de la scène primitive
Robert Pujol, La scène primitive : à revoir
Danielle Margueritat, Quand Freud écoute aux portes…
Michel Gribinski, À l’italienne
Philippe Lacoue-Labarthe – Jean-Luc Nancy, Scène
Jean-Loup Rivière, Le chameau, l’ours et la belette
Edmundo Gómez Mango, Le retable des merveilles
Guy Fihman, Sur les scènes animées des ciné-rêves de Grandville
Joyce McDougall, Scènes de la vie primitive
Dominique Suchet, Les choses dernières
Catherine Chabert, Scènes de coups
Jacqueline Carroy, Immaculées conceptions
Vladimir Marinov, L’inconscient est idiot
Aline Petitier, Le roman Guermantes
Guy Rosolato, Les fantasmes originaires et leurs mythes correspondants
Patrice Bidou, Des animaux imparfaits : une théorie infantile de l’origine
Daniel Arasse, Petit pinceau deviendra grand

Varia, XVII :
Christian Bobin, Le thé sans thé
Jacques André, Autres bruits
François Gantheret, Pléthore
Marcel Battu, Une, deux, gauche, droite
Liudvika Tamulionyté, En regardant les yeux des femmes
Michel Gribinski, Qu’est-ce qu’un ersatz?
J.-B. Pontalis, Selon les saisons, selon les jours