Se dépouiller à l’extrême pour danser la vie danse ce qu’elle a de plus pathétique, de plus dramatique, de plus comique parfois, voire de plus sensuel. Renoncer aux fleurs, aux couronnes, aux costumes de quelque époque et de quelque nature que ce soit, aux collants, aux maillots même. Pour aller au plus près de la vérité du corps en mouvement.

Cette mise à nu du danseur correspond à des préoccupations ancestrales. Comme l’attestent aujourd’hui encore diverses cérémonies tribales. mais c’est assurément en ce XXe siècle où le corps s’est libéré de tout ce qui entravait son épanouissement qu’elle a trouvé sa plénitude artistique.

De Ted Shawn à Hans van Manen, en passant par Béjart, Neumeier et Flindt, nombreux sont les chorégraphes qui, à n moment ou à un autre, ont souhaité reculer les barrières du possible et du licite pour permettre au danseur d’être plus que jamais lui-même.

Célébré, exhibé, purifié, rudoyé… c’est toujours le corps vécu en toute vérité qui est ici évoqué.