Issu de la médecine naturiste, elle aussi oubliée et avec laquelle il est souvent confondu mais dont il n’est qu’un des aspects, le nudisme cherche à participer au rétablissement de l’équilibre naturel de l’être humain. Mais il ouvre aussi cette réflexion sur la santé naturelle, initialement axée sur l’activité physique et l’alimentation, sur d’autres domaines tels que la culture, l’art, la philosophie et même la spiritualité. Ce livre a pour objet de présenter ces informations de manière simple et accessible, à travers une histoire résumée du mouvement nudiste français, de ses principaux auteurs et de leurs sources d’inspiration.

L’écologie corporelle, comme cosmotique, est le principe de constitution
des relations entre le corps et le monde. Ce monde corporel est une
interaction dynamique pour constituer, tant au plan conscient
qu’inconscient, une écologie corporelle : exploration et apprentissage
du milieu intérieur du corps, redécouverte d’une nature intériorisée.
Bien-être au naturel, être bien dans sa peau, séjours bien-être…
l’injonction est partout et disponible dans une offre de pratiques et
de formations. Le marché du bien-être est désormais un moyen de
proposer des pratiques alternatives dites « douces » : entre nouveaux
thermalismes et masseurs-kinésithérapies, les pratiques de plein air et
sport de pleine nature.
La cosmose décrit ici comment le corps, dans les éléments et les
expériences corporelles, trouve une harmonie et un éveil créatif.

Face à la multiplication des savoirs qui prennent désormais pour objet l’individu et son rapport à soi – de la sociologie à la psychanalyse en passant par les sciences cognitives, la philosophie ou la spiritualité –, il est devenu difficile de savoir de quoi il est réellement question quand on parle de « connaissance de soi ».

Dans un monde en changements constants où l’esprit humain est sans cesse sollicité par ce qui se passe « à l’extérieur », où la connaissance tend à être supplantée par la communication, quelle(s) signification(s) peut prendre la connaissance de soi ? Comment concilier le vivre-au-monde avec cette quête intérieure ? C’est cette question que l’édition 2012 de la Journée de la solidarité humaine se proposait de clarifier en se plaçant au carrefour des savoirs et des disciplines.

Que s’agit-il de connaître en soi ou de soi ? Le « moi » renvoie-t-il à une réalité, ou à un projet ? Et pourquoi, d’ailleurs, chercher à se connaître ?

Philosophie, psychologie et spiritualité ont souvent divergé sur les modalités d’une telle connaissance et les méthodes qui permettent d’y parvenir : approches plus ou moins théoriques ou pratiques, rationnelles ou intuitives, dans la solitude de soi avec soi ou dans la relation avec autrui, par référence à une transcendance ou pas…

De ce foisonnement, peut-on dégager certaines lignes de force et, surtout, des approches concrètes qui permettraient à chacun, aujourd’hui et maintenant, de s’engager à son tour dans cette aventure qu’est la connaissance de soi ?

Fengliufûryû en japonais – est une expression chinoise qui signifie « aller avec le vent ». Celle-ci désigne un courant informel et libertaire du taoïsme. Le présent ouvrage expose les origines politiques et philosophiques du fengliu. Il en explique l’évolution durant deux millénaires au contact du bouddhisme. L’auteur montre que cet « aller avec le vent », mode de vie poétique et excentrique, est aussi une paradoxale sagesse dont le sens et l’importance dans la culture d’Extrême-Orient sont restés peu connus jusqu’à nos jours.

Le 22 mai 1933 meurt, à 60 ans, Sandor Ferenczi, psychanalyste hongrois. De cet homme, son ami et son analysant, Freud lui-même écrira, quatre ans après sa mort, qu’il était devenu de par l’analyse un frère aîné sans reproche, un maître bienveillant promoteur de jeunes talents, ajoutant qu’il était l’ami et le professeur de ses présumés rivaux. Dans l’hommage qu’il lui rendait pour son cinquantième anniversaire, le maître viennois disait que ses articles avaient fait de tous les analystes ses élèves et qu’à lui seul il valait toute une société d’analystes.
Dans ses lettres, il se plaisait à l’appeler son paladin, son grand vizir secret. Il est vrai que Ferenczi a beaucoup écrit, enseigné, cherché, trouvé et cherché encore ; il a fondé l’Association internationale de psychanalyse et fut titulaire en Hongrie de la première chaire de psychanalyse. Et pourtant, à sa mort, il est vilipendé, on le dit égaré par la maladie ; Freud lui-même lui fait d’amers reproches et la postérité l’a, pendant un temps, oublié.
En France, dans les années 1950, l’on ne disposait pas de traductions de l’oeuvre de Ferenczi et les analystes ne connaissaient de lui que ce que l’on en chuchotait. Il aura fallu attendre quarante ans pour que son oeuvre commence à être traduite en France et encore un peu plus de temps pour que les quelque 1200 lettres échangées entre Sigmund Freud et Sàndor Ferenczi puissent être traduites et publiées.
Alors, qui était ce Hongrois, à la fois si proche et si étranger ? Que représentait-il de si dangereux pour les psychanalystes, ses contemporains qui l’ont étouffé et de si précieux pour nous, ses successeurs qui ont enfin la possibilité de le lire ?

Wilhelm Reich (1897-1957) est le disciple de Freud qui prit non simplement au sérieux, mais au pied de la lettre les formulations théoriques du Maître. Marxiste, il trouve dans l thèse du refoulement sexuel la clé du maintien des systèmes d’exploitation de classe. Praticien, il veut faire de la cure psychanalytique une véritable technique. Freud, d’abord gêné, prendra vite ses distances. Avant son exclusion, Reich forme toute la jeune génération des analystes austro-allemands : il est ainsi le véritable fondateur des conceptions techniques de l’orthodoxie psychanalytique.

Il est habituel de présenter les grandes fondations post-freudiennes soit comme des déviations (point de vue de l’orthodoxie freudienne), soit, ainsi qu’elles se conçoivent elles-mêmes, comme des extensions (Klein, Reich), des révisions (Jung, Ferenczi) ou des amplifications (Lacan) de l’œuvre de Freud. Cette approche trop exclusivement centrée sur leur relation à Freud voile l’originalité spécifique de ces fondations, leur autonomie structurale, au-delà de l’étayage initial sur l’œuvre du Fondateur. On s’est au contraire efforcé ici de restituer leur cohérence et leur fécondité par une analyse de leurs présupposés fondamentaux tout d’abord, mais aussi de leur abord de la cure et de leur apport clinique propres – dégageant ainsi la foncière pluralité du champ psychanalytique.

Ferenczi occupe, dans l’histoire de la psychanalyse, une place particulière. l’un des cliniciens les plus doués, l’un des penseurs les plus inventifs, et sans doute le plus estimé de Freud, il fut aussi l’un des plus controversés.

Nous présentons un Ferenczi « patient et psychanalyste », tout à la fois l’homme de passion et l’homme de savoir. La première partie prend en compte, à partir de sa correspondance avec Freud, ou de son Journal Clinique, la dimension pathétique de son transfert à Freud. La seconde analyse, à travers les aspects les plus originaux de sa pensée et de son œuvre, sa contribution spécifique à la théorie psychanalytique, et son apport, parfois contesté concernant les développements récents dans le champ de la clinique et des thérapeutiques.

La transversalité de la psychanalyse témoigne avec les neurosciences et le sociopolitique de « l’intelligence du corps » mise en forme par la notion d’empathie qui porte en elle-même la limite du soi et de l’autre, du singulier et du collectif. Peut-on parler du corps, ou des corps définis, dont la diversité des approches relationnelles interroge la sensibilité ? Si la conception de l’archaïcité fait sortir d’un dualisme psyché/matière, de quelle sensibilité s’agit-il ? Celle d’un « Je », carrefour de bouleversants impacts émotionnels, traces enracinées à l’insu du sujet dès sa naissance ? Ces traces ne surgissent-elles pas tout au long d’une vie, favorisant la pensée, l’imagination et la rencontre avec autrui ? A travers un point de vue anthropologique, et chacun dans sa spécificité, les auteurs se retrouvent autour des concepts qui animent le Collège International de Psychanalyse et d’Anthropologie.
Cet ouvrage éclaire les nouvelles formes de subjectivation et tente de saisir la complexité de l’empathie, d’en dégager les mouvements et les appartenances qui contribuent à donner à l’homme sa qualité d’être humain.

« Notre corps n’est rien sans le corps de l’autre » (Ajuriaguerra). Ce livre parle du lien étroit entre corps et psychisme. Il montre l’impact des zones érogènes du corps sur la constitution du narcissisme du sujet. Certaines personnes présentent une défaillance de ce lien entre le somatique et le psychique (états-limites, personnalités narcissiques, psychosomatiques). La psychothérapie de relaxation (méthode Ajuriaguerra) s’adresse plus particulièrement à ce personnes. On trouvera ici un écho des investigations actuelles des psychanalystes et psychothérapeutes à partir de leur clinique.

Pourquoi des psychanalystes sont-ils encore si réticents à interroger leur pratique alors qu’ils constatent les limites de certaines cures-types ? Ce livre est une réflexion sur une autre façon d’utiliser la méthode psychanalytique pour des patients dits inanalysables. Le corps trop souvent négligé dans sa fonction organisatrice de la psyché trouve ici toute son importance. Le divan de la Psychothérapie Psychanalytique Corporelle place l’analyste devant le patient allongé, afin de permettre le dégagement de l’archaïque traumatique en appui sur la perception et la sensorimotricité.

La PNL est une approche psychothérapeutique qui a vu le jour en Californie, au début des années 70. Elle articule une pragmatique de la communication très attentive au comportement verbal et non verbal, à un soubassement théorique venu de la psychologie clinique, de la philosophie, de la science des modèles et de plusieurs sciences de l’esprit, ce qui en fait une  » surprise efficiente » qui devait s’étudier sans concessions. Cette étude traite de sa signification, de sa spécificité et de ses limites, en prenant appui sur un travail analytique et critique.

Cet Abrégé de psychanalyse essaie de prendre en compte les développements de la psychanalyse au cours du siècle. Cet ouvrage étudie la méthode psychanalytique et ses résultats dans la cure des patients, la théorie générale de la psychanalyse, et enfin son rôle dans la médecine et dans la culture (psychiatrie, philosophie, littérature, arts…)

L’auteur propose ici une lecture tout à fait nouvelle des problématiques de la précocité intellectuelle adulte : sur le plan des relations amicales, de l’investissement professionnel, du développement du couple, de la sexualité… Il évoque les traumatismes spécifiques que peuvent rencontrer ces personnes. Loin d’être un écrit uniquement descriptif, Fabrice Bak apporte des réponses pragmatiques, de l’enfance à l’âge adulte.

 » Moi qui ne suis ni philosophe, ni psychologue, mais seulement Favez… Je parle comme un paysan qui rentre de ses champs « . C’est dire que derrière les grands débats théoriques, les scissions dramatiques et spectaculaires des chapelles se renvoyant l’anathème, on découvre un praticien à la recherche du véritable sens de l’analyse, dans sa pratique d’artisan qui redoutait d’être entraîné dans les  » grandes surfaces  » psychanalytiques de notre temps.