Le livre est constitué en grande partie de questions et de réponses mais pas seulement. On y trouve également un discours d’encouragement lors d’une sesshin, la traduction de chants, des récits d’illumination de pratiquants et des correspondances et pour finir le récit autobiographique du parcours de Philip Kapleau. Ce livre est donc extrêmement riche et par conséquent impossible à résumer.

La plus libre des disciples de Freud, cette Lou Andreas-Salomé qu’il appelle par son prénom et à laquelle il a confié la formation analytique de sa fille Anna, adresse au maître en hommage d’affection pour son soixante-quinzième anniversaire cette lettre ouverte. L’amie de Nietzsche et de Rilke, l’écrivain qui a laissé sur chacun d’eux la plus lucide des études, touche au cœur de l’analyse comme de l’écriture. Thérapeute, elle est du sérail. Freud n’hésite pas : il publie le livre aux Éditions psychanalytiques.

L’enseignement de Krishnamurti repose sur la conviction que les transformations de la société ne peuvent se faire qu’au terme d’une transformation des individus. Critique vis-à-vis des religions et des sectes, Krishnamurti n’aura de cesse de répéter que le bonheur passe par le refus de tout type d’autorité. C’est le sens des multiples conférences qu’il a données pendant des dizaines d’années, partout dans le monde.

« Dès l’instant où vous suivez quelqu’un, vous cessez de suivre la Vérité. »

Le Sens du bonheur– un best-seller mondial – nous permet de voir le monde autrement. Sans parti pris, universelle, la parole de Krishnamurti nous fait découvrir les racines mêmes de nos problèmes personnels et de ceux de la société qui nous entoure. Il nous apprend l’art de voir et d’écouter avec notre cœur. Et à découvrir la Vérité qui est en nous.

Montrer que les institutions culturelles finissent par acquérir une existence autonome et par se retourner contre l’homme, tel est, ici, le propos de l’auteur de La Dimension cachée. Ce livre refuse le recours trop rapide à des explications politiques, sociologiques ou psychanalytiques. Loin des discours dominants, il remet discrètement en cause certaines idées reçues : il s’agit pour l’individu de dépasser les schémas culturels et les institutions qui le privent de la compréhension de ses possibilités et de ses limites, et l’enferment dans cette dureté à l’égard de l’autre et de lui-même.

Edward T. Hall poursuit ici son examen des « dimensions cachées » de la culture en étudiant la façon dont le temps est appréhendé et vécu dans différentes sociétés. La perception linéaire qu’en ont les Européens du Nord n’est par exemple pas celle, pluridimensionnelle, des cultures du Sud, et les malentendus qu’occasionnent ces différences sont légion.

Ce livre, nourri de recherches expérimentales et d’observations personnelles aussi riches que surprenantes, répond aussi à une visée éthique – car expliciter la variation des comportements d’une culture à l’autre, jusque dans les attitudes les plus profondément enracinées, c’est finalement œuvrer à la compréhension des autres.

Quel que soit le domaine – famille, travail, relations internationales –, et que nous en soyons conscients ou non, nous devons négocier. Or, trop souvent encore, les différents sont « réglés » à l’issue d’une épreuve de force. Résultat, en instaurant un vainqueur et un vaincu, on crée des risques de nouveaux conflits : l’actualité nous en apporte tous les jours des exemples criants.

Rédigé par des spécialistes américains de la négociation et de la médiation, ce livre expose, concrètement, des stratégies éprouvées pour apprendre à négocier et parvenir à un accord satisfaisant pour les deux parties.

Avec plus de cinq millions d’exemplaires vendus dans le monde depuis sa première parution – aux États-Unis en 1981, en France en 1982 – le succès de ce livre ne se dément pas. Cette nouvelle édition revue est complétée par des réponses détaillées aux dix questions le plus souvent posées, comme : la manière de négocier fait-elle réellement la différence face à une partie adverse plus puissante ? Que faire si les personnes elles-mêmes constituent le problème ? Comment adapter son approche en fonction de la personnalité, du sexe, de l’environnement culturel de l’autre partie ? etc.

«  Par la simplicité de ses concepts et le pragmatisme de son approche, ce livre s’est imposé comme la référence mondiale en matière de négociation. »

Michel Ghazal, Directeur du Centre européen de la négociation

« L’année dernière, confie Woody Allen, j’ai eu des problèmes avec le fisc. Sur ma déclaration d’impôt, j’ai essayé de faire passer mes notes de psychiatre en frais professionnels. Mais l’administration a dit que ça faisait partie des loisirs. On est arrivé à un compromis et on a fait passer ça en dons caritatifs. »

Sur le chemin accidenté de la vie, Woody Allen peut accompagner chacun tel un chaleureux complice, un guide et un initiateur. Une occasion d’explorer quelques thèmes communs au réalisateur et à la psychanalyse : l’angoisse, l’identité et le changement, le pouvoir de la parole.

« Et pour finir, conclut Allen, j’aimerais avoir un message un peu positif à vous transmettre… Je n’en ai pas… Est-ce que deux messages négatifs, ça vous irait ? »

La dimension cachée, c’est celle du territoire de tout être vivant, animal ou humain, de l’espace nécessaire à son équilibre. Mais, chez l’homme, cette dimension devient culturelle. Ainsi, chaque civilisation a sa manière de concevoir les déplacements du corps, l’agencement des maisons, les conditions de la conversation, les frontières de l’intimité. Ces études comparatives jettent une lumière neuve sur la connaissance que nous pouvons avoir d’autrui et sur le danger que nous courons, dans nos cités modernes, à ignorer cette dimension cachée : peut-être est-ce moins le surpeuplement qui nous menace que la perte de notre identité.

« Nous devons avoir l’esprit neuf d’un débutant, affranchi de toute possession, un esprit qui sait que tout est en changement continuel. Rien n’existe si ce n’est momentanément dans sa forme et sa couleur actuelles. Une chose coule en une autre sans pouvoir être saisie. Avant la fin de la pluie, nous entendons un chant d’oiseau. Même sous la neige épaisse, nous voyons poindre des perce-neige et des pousses nouvelles. »

Shunryu Suzuki

Tout désigne le Nu comme un phénomène qui a si bien « collé » à la culture européenne que nous n’en sommes jamais sortis. Tant il relie l’Occident d’un bord à la lettre, y compris la photographie, et a servi continûment de base dans la formation des Beaux-Arts. L’Église a pu rhabiller le sexe, mais elle a gardé le nu.

En revanche, s’il est espace culturel où le nu n’a jamais pénétré, où il soit resté complètement ignoré, c’est bien en Chine. Or, c’est là une donnée d’autant plus surprenante que la tradition artistique chinoise a largement développé la peinture et la sculpture des personnages.

Une absence aussi radicale, et qui ne souffre pas d’exception, exige donc qu’on l’envisage de plus près. Car elle renvoie à une impossibilité.

Nous voici donc conduits à nous interroger sur la condition de possibilité du nu : à quoi, d’un point de vue théorique, a-t-il dû de s’interposer entre la chair et la nudité, le désir et la honte ? Rouvrant ainsi un accès sensible à l’ontologie, François Jullien en fait le révélateur de notre quête de l’en-soi et de la présence, en même temps qu’il met au jour un nouvel objet d’autant plus intéressant à penser qu’il est à identifier par son absence : « le Nu impossible ».

Chaque jour ou presque vous devez affronter des discussions difficiles avec votre patron, votre conjoint, vos amis, vos voisins, vos enfants… Et trop souvent, malgré tout vos efforts, la discussion tourne mal. Vous êtes sûr d’avoir raison et que votre interlocuteur ne comprend rien ou ne veut pas comprendre. Mais, de son côté, il éprouve exactement les mêmes sentiments. La discussion est sans issue. Les choses vont de mal en pis. La colère, la culpabilité ou la frustration se bousculent dans un indescriptible gâchis. Comment s’en sortir ? Faut-il toujours dire le fond de votre pensée et risquer une brouille ? Est-il préférable de ravaler vos états d’âme et de ruminer votre rancœur en silence ? Devez-vous céder pour avoir la paix, ou montrer de quel bois vous vous chauffez ? Et si vous aviez tort ?

Comment mener les discussions difficiles vous ouvre la porte de sortie de tous ces dilemmes. Après quinze années de recherches et des milliers de consultations, les auteurs nous initient à une méthode éprouvée, concrète et systématique permettant de comprendre et de gérer au mieux tous les types de discussions conflictuelles.

Si vous voulez éviter votre prochaine crise de nerfs, ou la prochaine brouille avec votre entourage, apprenez d’urgence la chose la plus importante (hormis savoir lire et écrire) : savoir discuter avec les autres.
« Enfin un livre qui sort des sentiers battus sur les pièges bloquant la communication dans les situations difficiles et offrant des réponses opérationnelles pour les déjouer.»

Michel Ghazal, Président du Centre Européen de la Négociation

La voie et sa vertu

Malgré son contenu très bref, le Tao-tê-king, attribué par la tradition au philosophe Lao-tzeu, a joué un rôle particulièrement important dans l’histoire de la civilisation chinoise. Dès le IVe et le IIIe siècle avant J.-C., son influence était considérable.

La prodigieuse fortune du Tao-tê-king a été due en partie à sa forme littéraire, et singulièrement au fait qu’il abonde en aphorismes et en paradoxes susceptibles d’être pris soit à la lettre, soit au sens figuré. D’où la possibilité pour les philosophes des écoles les plus diverses de se réclamer de lui ; d’où, aussi, le nombre étonnant de proverbes courants qui sont tirés de ce livre.

Texte chinois présenté et traduit par François Houang et Pierre Leyris

Suite à d’étranges rêves, le Roi d’un pays lointain, conseillé par son Sage et son Bouffon, décide de convoquer le premier Grand Tournoi de la Vérité. Les concurrents sont des athlètes de haut niveau ; leurs disciplines sont l’athéisme et les grandes religions du monde. A la recherche de la Beauté éternelle et de la Sagesse véritable, ils mettront tout en œuvre pour se dépasser et communiquer le meilleur d’eux-mêmes.

Mais que se passe-t-il quand un juif, un chrétien, un musulman, un hindou, un bouddhiste et un athée se rencontrent ?

Qui sortira vainqueur de cette compétition ?

Une fable brillante et pleine d’humour, où les religions sont au cœur d’un récit passionnant.

Lorsqu’en 1334, la duchesse du Tyrol, Margareta Maultasch, encercla le château d’Hochosterwitz, dans la province de Carinthie, elle savait trop bien que la forteresse, juchée au sommet d’un rocher incroyablement escarpé, dominant la vallée d’une grande hauteur, résisterait à toute attaque de front et ne serait prise que par un long siège. À la longue, la situation des assiégés se fit effectivement intenable : ils étaient réduits à leur dernier bœuf et à deux sacs d’orge. Mais la situation de Margareta devenait également critique, pour d’autres raisons : ses troupes commençaient à s’agiter, le siège semblait devoir durer une éternité, et d’autres expéditions armées se faisaient tout aussi urgentes. C’est alors que le commandant de la forteresse se résolut à une action désespérée qui dut passer pour de la pure folie auprès de ses hommes : il fit abattre le dernier bœuf, remplir sa cavité abdominale des deux derniers sacs d’orge, et ordonna que la carcasse fût ainsi jetée du haut du rocher dans un champ devant le camp de l’ennemi. Lorsqu’elle reçut ce message méprisant, la duchesse, découragée, leva le siège et partit.

Paul Watzlawick nous avait enseigné, dans Faites vous-même votre malheur, les moyens les plus raffinés pour parvenir à se rendre malheureux. Le voici maintenant qui tente de comprendre et d’approfondir les recettes qui mènent infailliblement à l’échec.

Comment réussir à échouer ? C’est simple. A chaque problème, il suffit de trouver l’ultrasolution. Qu’est-ce qu’une ultrasolution ?  » Une solution qui se débarrasse non seulement du problème, mais de tout le reste – un peu comparable à cette vieille plaisanterie de carabin : opération réussie, patient décédé.  » Il existe beaucoup d’ultrasolutions, étudiées et répertoriées dans ce livre : elles s’appliquent tout autant aux conflits conjugaux qu’aux relations internationales. La règle est simple : il faut que le jeu que l’on joue avec l’autre soit toujours à somme nulle, c’est-à-dire que vous ne puissiez gagner que s’il perd, et vice versa. Il est donc impossible que les deux gagnent, et coutumier que les deux perdent. Chacun trouvera facilement des ultrasolutions dans sa vie et celle de ses proches, en lisant le journal ou en écoutant les informations, mais leur mécanisme est ici minutieusement démonté, mis à la portée de tous.

« Dans les pages qui vont suivre j’apporterai la preuve qu’il existe une technique psychologique permettant d’interpréter des rêves et qu’avec l’application de ce procédé toute espèce de rêve se révèle être une création psychique chargée de sens qui doit être rangée à un endroit localisable dans le fonctionnement psychique actif de l’état de veille. J’essaierai en outre d’expliquer clairement les processus à l’origine du caractère étrange et inconnaissable du rêve, puis d’en tirer une conclusion rétrospective sur la nature des forces psychiques dont la coopération ou l’action antagonique provoque le rêve. Une fois parvenu à ce terme, mon exposé s’interrompra, dès lors qu’il aura atteint le point où le problème de l’activité onirique débouche dans des problèmes plus globaux, dont la solution doit par force être abordée sur la base d’un autre matériau. »

Sigmund Freud

La force d’attraction

Trois essais : le premier porte sur le rêve, ou plutôt le « rêver », à partir d’un roman insolite ; le second sur le transfert, ou plutôt les transferts, à partir de Freud ; le troisième, à partir d’une expérience personnelle, sur l’attrait qu’exerce les mots.

Trois figures de l’altérité, de notre étranger intime, qui disent la force d’attraction qu’exerce sur nous la chose même, à jamais hors d’atteinte.

Ce livre pourrait avoir pour épigraphe le conseil donné jadis par le peintre Caspar David Friedrich : « Clos ton œil physique afin de voir d’abord avec l’œil de l’esprit. Ensuite fais monter au jour ce que tu as vu dans la nuit. »

J.-B. Pontalis (1924-2013)

Psychanalyste, écrivain, éditeur, il a reçu le grand prix de littérature de l’Académie française en 2011 pour l’ensemble de son œuvre.

Edward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l’espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux conduit cette réflexion sur d’autres systèmes, et notamment le temps. Qu’est-ce qu’être en retard ? Qu’est-ce qu’attendre ? Le message exprimé là est différent selon qu’il vient d’un Européen, d’un Américain ou d’un Japonais. Ainsi le temps et la culture sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu’à première vue elle n’en révèle. À travers des exemples aussi précis que cocasses, Edward T. Hall développe la théorie des systèmes de communication non verbaux.

 

Edward T. Hall (1914-2009)

Anthropologue de renommée internationale, il a élaboré, à partir de l’analyse de la communication non verbale, une théorie de la culture originale. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, traduits aux Éditions du Seuil, consacrés notamment à la communication interculturelle.

Ce merveilleux petit ouvrage nous livre les clés pour découvrir la richesse de la pensée de Lao tseu, ce personnage semi-légendaire qui aurait été contemporain de Confucius et du Bouddha.

Avec une clarté exemplaire, il en présente la doctrine : les thèmes du Tao, du non-agir, du vide, et s’attarde sur la religion taoïste, alliance déconcertante de mysticisme et de magie.

Renversant une image répandue, il montre que, loin de se retirer du monde, le taoïste reste engagé dans la société par son rayonnement bienfaisant.

Ainsi ne faut-il pas lire le Livre de la Voie et de sa vertu comme une simple oeuvre philosophique, mais comme un condensé de principes de vie et de bonheur à mettre en pratique.

Si Confucius est le représentant idéal de la tradition lettrée chinoise, il apparaît que Lao tseu eut une influence considérable sur la vie spirituelle des individus.