Lorsque Yvon Lambert appelle Roland Barthes dans la seconde partie des années 1970 pour lui parler de Cy Twombly, l’accueil est réticent. L’auteur des Fragments d’un discours amoureux ne veut plus répondre à des commandes et ferme les portes. Mais le galeriste, encore situé rue de L’Échaudé, insiste. Et il fait bien.

Barthes, imprégné de culture gréco-latine, fasciné par l’acte d’écriture (au point de pratiquer lui-même des écritures imaginaires), semble trouver son artiste en la personne de Twombly. Il transforme notre regard et nourrit à jamais notre approche de l’artiste américain installé en Italie.