Aux côtés des victimes de manipulation mentale depuis plus de vingt ans, j’ai pu décrypter la personnalité des manipulateurs, celle de leurs victimes et aussi étudier les composantes du lien étrange qui les relie. J’en suis arrivée à la conclusion surprenante que plus on est intelligent, plus on est manipulable. Le paradoxe n’est qu’apparent : une personne intelligente cherche à comprendre, essaie d’intégrer le point de vue de l’autre, veut trouver un terrain d’entente et refuse de se décourager. Or un manipulateur ment, nie la réalité et crée délibérément les conflits dont il se nourrit. Pire, le manipulateur vous ligote dans vos valeurs humanistes et les détourne à son profit.
Ce livre vous donne des clés concrètes pour comprendre comment les manipulateurs utilisent votre propre toile d’araignée mentale pour y tisser leur piège, parce que vous avez mieux à faire de votre intelligence que de rester leur proie.

Dégonflez l’importance

La seconde notion de Transurfing qui me paraît être une véritable perle pour vous est celle qui concerne les forces d’équilibrage. C’est de la physique on ne peut plus basique : si vous voulez vous tenir debout au milieu d’une pièce, vous n’avez pas grand-chose à faire et cela ne vous demandera pas beaucoup d‘énergie. Il suffit de placer votre centre de gravité au milieu de votre base de sustentation (vos pieds) et de laisser l’attraction terrestre faire son œuvre. En revanche, si vous vous tenez debout tout au bord d’une falaise, les choses vont se compliquer. L’attraction que le vide exerce sur vous va vous obliger à vous crisper et à tendre votre corps vers l’arrière. Cette attraction du vide vous oblige à mettre en place des « forces d’équilibrage » pour ne pas tomber. Il en irait de même si vous marchiez sur une poutre au-dessus du vide. Vos bras balanciers chercheraient sans cesse à vous redonner de l’équilibre. Notez que la même poutre, posée au milieu de votre salon, ne vous ferait pas tanguer autant.

Transposons ce principe au développement personnel : nous nous plaçons tout seul au bord de la falaise (ou sur une poutre à 30 mètres de hauteur) chaque fois que nous donnons trop d’importance à un événement. Parfois, on dirait que les surefficients sont en train de jouer leur vie pour un simple coup de fil ! Inversement, quand on ne donne pas assez d’importance aux choses (exemple au hasard : l’argent), on se créé aussi des ennuis. Bref, si on ne reste pas assez concentré au bord de la falaise, on risque la chute.

De ce concept de « forces d’équilibrage » de Vadim Zéland, j’ai tiré une philosophie personnelle que je m’efforce de mettre en application quotidiennement :

Savoir donner l’importance JUSTE aux choses (ni trop, ni pas assez), c’est le travail de toute une vie.

Profession : diapason

J’invite les surefficients mentaux à prendre avec résignation et fatalisme leur mission sur terre : ils sont des diapasons. Avec ce système de valeur absolu, ce regard clairvoyant, quoi qu’ils fassent, ils ne peuvent pas ne pas donner le la, un la très pur. Alors, les gens qui s’en approchent, comme autant d’instruments de musique, ont ainsi la possibilité de vérifier qu’ils sonnent juste et au besoin de se réaccorder. Il y a alors plusieurs cas de figures : soit la personne sonne juste. Elle est authentique, sincère et saine. Alors, côtoyer un surefficient mental est pour elle un vrai bonheur. Soit la personne est désaccordée. Cette rencontre est pour elle une opportunité précieuse de s’en rendre compte et une réelle chance d’évoluer. […] Et puis il y a ceux qui détestent la musique et qui sont ravis de jouer sournoisement faux pour embêter l’orchestre, tout en faisant semblant d’être justes. Ceux-là détestent évidemment ces diapasons, qu’il faut à toutes fins empêcher de résonner !

Il vous faut apprendre à détecter le langage sémantiquement vide, plus communément appelé « la langue de bois ». observez cette phrase : « Nous allons prendre toutes les mesures utiles pour étudier le problème dans les meilleurs délais. » Quelle information vous donne-t-elle ? Aucune ! Il en va de même pour toutes les phrases que personne ne pourrait contredire. On appelle truisme ou lapalissades mes phrases qui n’énoncent que des évidences. « Tu es là, debout devant moi et tu m’écoutes parler «  ou « Nous sommes réunis pour travailler sur ce projet ». Ou pourrait presque commenter avec humour : « sans blague ? »

Pour démontrer qu’une phrase est creuse, il suffit de la formuler en négatif. pour mieux réaliser l’aspect consensuel de ces phrases, essayez de reformuler celles-ci en négatif : « Je suis contre le chômage et pour l’emploi » ou « Je veux que ce projet réussisse ». En famille, c’est la même chose, des phrases comme : « Je veux le bien de mes enfants (ou le bonheur de mon épouse) « n’apportent aucune information. Ce qui st énoncé est même tellement évident qu’il est suspect d’avoir besoin de le verbaliser. Personne ne clamerait : « Je veux pourrir la vie de ma compagne et nuire à mes enfants. » A partir du moment où on ne peut dire l’inverse de ce qui est dit, la phrase n’a aucune valeur, ni aucun intérêt. c’est du langage sémantiquement vide. Apprenez à détecter ce genre de phrases, pour en désamorcer l’impact. Ensuite, faites bien la distinction entre information et communication : « Cette crème est composée de tels ingrédients ». C’est de l’information. « Elle vous fera la peau douce » C’est de la communication.

Récemment, je suis tombée sur un article publié dans Le Point du 28 septembre 2014 intitulé « Pourquoi lisons-nous des livres de développement personnel ? » Cet article m’a beaucoup éclairée. Le ton était donné dès le départ : « Nicolas Marquis, docteur et chercheur en sociologie, professeur à l’université Saint-Louis-Bruxelles, a plongé dans le monde du développement personnel, il en est revenu avec une certitude : si, à la lettre, ces ouvrages semblent ne délivrer que des conseils d’une platitude absolue, les lecteurs, eux, y trouvent des ressorts puissants de changement. Quelle est cette société dans laquelle les individus, lorsqu’ils rencontrent un problème dans leur vie, ne se lamentent pas, ne le subissent pas, mais se mettent à lire des ouvrages qui leur enjoignent de « travailler sur eux-mêmes ? » » Nicolas Marquis a mené de nombreux entretiens et a analysé le courrier des lecteurs de Boris Cyrulnik, Thomas d’Ansembourg et Thierry Janssen. Il voit un paradoxe incompréhensible entre la banalité du discours et l’enthousiasme des lecteurs, certains allant jusqu’à prétendre que tel ou tel livre a « changé leur vie ». Visiblement, tout cela laisse perplexe ce docteur et chercheur en sociologie. De son point de vue, il raison : Pourquoi tant d’engouement pour des images sur lesquelles il n’y a que des points à regarder ?

APAISER VOTRE HYPERSENSIBILITE

Votre hyperémotivité est également composée d’hypersensibilité. Vous vous sentez heurté par beaucoup de choses, à titre personnel, mais aussi par ce qui se passe dans le monde. Un mot, une intention, une critique, mais aussi parfois une mauvaise interprétation de votre part et vous voilà bouleversé. […]

Dans le livre de Vadim Zeland, Transurfing (livre que je vous recommande vivement !), j’ai trouvé un nombre invraisemblable de pépites, issues de la physique quantique. En voici déjà deux, qui peuvent beaucoup vous aider à atténuer votre hypersensibilité : les balanciers et les forces d’équilibrage.

Fuyez les balanciers

Pour Vadim Zeland, un « balancier » est simplement un conglomérat d’individus. Par exemple, une ruche ou une termitière est un balancier. Un club de foot amateur, une association caritative ou un parti politique, aussi. Prenez le temps de l’observer : nous vivons entourés de balanciers. Dès lors qu’un balancier se crée, il n’a que deux objectifs : attirer à lui un maximum d’individus et se nourrir de leur énergie. Le club de foot amateur a besoin de bénévoles, l’association caritative de dons, le parti politique d’électeurs… Energie positive ou négative, peu importe. Ainsi, que vous soyez « pour » ou « contre » une cause, vous donnez votre temps et votre énergie à ce balancier, l’essentiel est que le plus possible de gens en parlent et y consacrent leur temps, donc votre opposition le sert. Pour mieux se faire connaître, le balancier mettra sur un piédestal un de ses membres, voué à la gloire ou à la célébrité, pour devenir l’équivalent d’une oriflamme. Ne vous y trompez pas, même un président de la République n’est que l’étendard de son balancier. […]. La mort, pour un balancier, c’est l’indifférence des foules. Si vous n’êtes plus acheteur vous neutralisez le vendeur. C’est pourquoi les boycotts bien menés ont un réel impact. J’ai trouvé fascinant de pertinence cette notion de balancier. Quel est l’intérêt pour vous de repérer ces mécanismes ?

Tout d’abord réalisez qu’avec votre émotionnel en fusion, vous êtes un excellent client pour tous les balanciers ! Vous vous indignez et vous vous enthousiasmez pour une foule de choses. Faciles à enflammer, faciles à récupérer ! Cessez de foncer dans tous les chiffons rouges que vous tendent ces balanciers sous les naseaux, prenez du recul et cherchez les éventuelles manipulations d’opinion sous-jacentes. Pourquoi cette cause est-elle mise en avant ? A qui va profiter votre générosité ou votre indignation ? […] Bref, passez systématiquement au deuxième degré.

Ensuite, […] prenez beaucoup de recul sur les situations dramatiques. …] Si vous voulez vraiment aider une cause, un seul chemin, le long terme : de la patience, de la diplomatie, de l’information et de la pédagogie. […]

Afin de ne plus être à vif, bouleversé par tout ce que vous voyez et entendez, il vous faut réaliser que vous ne pouvez pas être sur tous les fronts, ni épouser toutes les causes […]. Vous devez choisir en conscience et avec soin les balanciers auxquels vous avez envie d’adhérer et vous sentir libre de les quitter s’ils dévient de leurs objectifs premiers. […]La surefficience est en passe de devenir un balancier aussi. Prenez beaucoup de recul.

Dégonflez l’importance

La seconde notion de Transurfing qui me paraît être une véritable perle pour vous est celle qui concerne les forces d’équilibrage. C’est de la physique on ne peut plus basique : si vous voulez vous tenir debout au milieu d’une pièce, vous n’avez pas grand-chose à faire et cela ne vous demandera pas beaucoup d’énergie […] En revanche, si vous vous tenez debout tout au bord d’une falaise, les choses vont se compliquer. L’attraction que le vide exerce sur vous va vous obliger à vous crisper et à tendre votre corps vers l’arrière. Cette attraction du vide vous oblige à mettre en place des «  forces d’équilibrage » pour ne pas tomber. […]

Transposons ce principe au développement personnel : nous nous plaçons tout seul au bord de la falaise à chaque fois que nous donnons trop d’importance à un événement. Parfois on dirait que les surefficients sont en train de jouer leur vie pour un simple coup de fil ! Inversement quand on ne donne pas assez d’importance aux choses (exemple au hasard : l’argent), on se crée aussi des ennuis. Bref, si on ne reste pas assez concentré au bord de la falaise, on risque la chute. […]

Savoir donner l’importance JUSTE aux choses (ni trop ni pas assez), c’est le travail de toute une vie. […]

Lorsque la pression de l’importance est trop forte, nous nous mettons à avoir peur d’une chose et de son contraire, simultanément. Par exemple, il peut arriver qu’on ait aussi peur de réussir que de rater. […] Si je mets trop d’importance dans un projet, je provoque ma propre chute en générant des forces d’équilibrage trop puissantes. […] Alors pour dégonfler l’importance, il suffit de revenir dans le présent et d’avoir un plan B. […]

Les cinq besoins de base du cerveau [des surefficients mentaux]

Parlons maintenant des besoins de votre cerveau. Il ne s’agit pas de lubie, de caprice ou de petits luxes mais de besoins bien réels. Si l’un de ces besoins n’est pas rempli, votre cerveau est en souffrance. Au fur et à mesure que j’énumère ces besoins, les surefficients mentaux se rendent compte qu’ils les connaissent très bien. Ils ressentent le manque et la souffrance quand ils ne respectent pas ces besoins, mais jusque-là, ils n’avaient pas pris la mesure de leur importance.

Nourrir son cerveau d’apprentissage

Votre cerveau adore apprendre. Sans apprentissage, il déprime et rumine. Comme il a besoin de complexité, il va monter en épingle les moindres éléments qui seront à sa portée, sans y trouver pour autant les nutriments dont il a besoin. Faites-vous plaisir : qu’est-ce que vous auriez adoré apprendre ? Dans quel domaine l’école vous a frustré en ne faisant qu’effleurer une matière qui méritait d’être approfondie ? Il y a sûrement des programmes scolaires dont vous avez loupé la subtilité parce que le contenu était mal présenté ou que le prof était antipathique. Dans un coin de votre tête, vous le regrettez probablement : j’aurai du m’intéresser davantage à… Vous pouvez aussi développer vos capacités dans tous les domaines : décoration, jardinage, cuisine, bricolage, etc.

Quoi que vous désiriez apprendre, vous le pouvez. Il y a deux règles de base :

  • Si vous ne comprenez plus, c’est que vous êtes en train de compliquer quelque chose de plus simple que vous ne le pensez.
  • Apprendre nécessite une phase de persévérance. Même si ça devient un peu complexe ou ennuyeux, c’est un cap à passer.

Accrochez-vous et régalez-vous.

Faire du sport

Le sport va vous aider pour canaliser cette incroyable énergie. C’est une constante en consultation : quand on aborde ce sujet, les surefficients mentaux qui ne font plus de sport réalisent que le sport leur faisait un bien fou et à quel point ça leur manque de ne plus bouger. De plus, le sport aide à combler le déficit de sérotonine et vous bourre de dopamine, votre drogue favorite. C’est certainement par le sport et la relaxation que vous pouvez le mieux améliorer la qualité de votre sommeil. Faites un trou dans votre emploi du temps pour pouvoir y caser le temps nécessaire pour vous défouler.

Exploiter sa créativité

Un cerveau surefficient est fait pour créer. Qu’il s’agisse de création manuelle, intellectuelle ou artistique, votre cerveau doit pouvoir imaginer, inventer, concevoir, fabriquer, produire, construire… Non sollicité sur un projet excitant, il erre dans son arborescence, s’ennuie et déprime. Alors il se déconnecte des réalités quotidiennes et finit par se demander à quoi il sert.

Idéalement, cette créativité devrait être la première raison d’être de votre activité professionnelle. Il y a un énorme gâchis à ne pas exploiter à fond la force créative des cerveaux surefficients. Le plus désolant est quand un surefficient mental travaille dans une fonction purement exécutive, largement en dessous de ses capacités intellectuelles, sans autonomie, écrasé par la lourdeur institutionnelle. […].

De l’art

Indépendamment de votre besoin de créativité, votre cerveau a besoin d’art, c’est-à-dire de « beau » au sens le plus large. […]

De l’affectif : ocytocine et sérotonine

On en parle depuis le début du livre. Vous êtes un gros bisounours ayant besoin que l’amour et la tendresse circulent en abondance dans votre vie. Vous en avez des montagnes à donner, vous savez recevoir aussi. Vous aimez vivre dans le respect et la collaboration avec des gens de bonne volonté ayant les mêmes valeurs que vous. Alors, devenez sélectif dans le choix de vos intimes. […]

« La parution de Je pense trop a été (et est encore !) une aventure extraordinaire : Je n’avais jamais reçu autant de mails, de posts, de textos et de lettres à propos d’un de mes livres ! Vous m’avez fait part de votre enthousiasme, de votre soulagement et bombardée de questions : sur les moyens d’endiguer votre hyperémotivité, de développer votre confiance en vous, de bien vivre votre sur efficience dans le monde du travail et dans vos relations amoureuses… Vous avez abondamment commenté le livre. Je me suis donc appuyée sur vos réactions, vos avis, vos témoignages et vos astuces personnelles pour enrichir ce nouvel ouvrage. Je pense trop est devenu le socle à partir duquel j’ai élaboré avec votre participation active de nouvelles pistes de réflexions pour mieux gérer votre cerveau. »

Je pense mieux est un livre-lettre, un livre-dialogue, destiné aux lecteurs qui connaissent déjà Je pense trop et qui en attendent la suite.

Ce livre vous donnera de nouvelles pistes pour comprendre votre fonctionnement mental et l’optimiser. Être torturé par son cerveau n’est pas une fatalité. Il est possible d’être heureux et paisible, même en étant sur efficient ! C’est ce que vous propose de découvrir Je pense mieux.

Qui pourrait penser qu’être intelligent puisse faire souffrir et rendre malheureux ? Pourtant, je reçois souvent en consultation des gens qui se plaignent de « trop penser ». Ils disent que leur mental ne leur laisse aucun répit, même la nuit.

Ils en ont marre de ces doutes, de ces questions, de cette conscience aiguë des choses, de leurs sens trop développés auxquels n’échappe aucun détail. Ils voudraient « débrancher » leur esprit, mais ils souffrent surtout de se sentir différents, incompris et blessés par le monde d’aujourd’hui.

Ils concluent souvent par « Je ne suis pas de cette planète ! » Ce livre propose des cours de mécanique et de pilotage de ces cerveaux sur efficients.