Ce volume présente les textes du colloque de la Société psychanalytique de Paris qui a eu lieu en janvier 2006. les participants ont confronté leurs pratiques, comparé la situation en France et à l’étranger, analysé les axes théoriques communs, évoqué les principes pouvant orienter vers la psychothérapie considérée comme branche contemporaine de la psychanalyse. Des débats passionnés et passionnants.  

Cet ouvrage réunit les textes du colloque organisé par la Société Psychanalytique de Paris, « André Green », qui s’est tenu le 17 novembre 2012 à Paris (Maison de la Mutualité), présidé par Bernard Chervet.

André Green fut l’un des penseurs majeurs de la psychanalyse contemporaine. L’ampleur des champs qu’il a abordés et étudiés du point de vue de la pensée psychanalytique témoigne de son envergure. Ses travaux sont respectés par tous les milieux intellectuels et de la culture.

Ses avancées sur les états-limites font référence. De nombreuses notions qu’il a introduites ont prouvé leur valeur heuristique et nous sont devenues familières. Ainsi, le « complexe de la mère morte », la désobjectalisation, les processus tertiaires, la tiercéïté, les narcissismes de vie et de mort, ses travaux sur l’affect, la représentation, le langage, les forces de destructivité, le « mal », le rôle de l’objet et de la pulsion, l’importance de la sexualité au sein du psychisme ; mais aussi, l’introduction du « négatif » en psychanalyse et dans les autres champs culturels, son approche originale de la fonction maternelle et de la structure encadrante, matrice de la pensée, en lien à l’hallucination négative de la mère.

Afin de rendre pleinement hommage à la complexité de sa pensée, rappelons que c’est lui-même, homme du langage, psychanalyste de la parole, qui nous rappelait que quand l’affect se présente en son fond de douleur, les mots viennent à manquer.

Il est dit d’André Green qu’  » il est le plus grand psychanalyste vivant « , voire que, dans l’après-Freud, il est celui qui véritablement a repensé l’œuvre freudienne dans son ensemble, la complétant avec des notions révolutionnaires telles que travail de négatif ou narcissisme de mort, pour ne citer que les plus connues. En la relançant ainsi vers des espaces que Freud n’eût pas le temps d’explorer, A. Green confère à la pensée psychanalytique contemporaine l’ampleur nécessaire lui permettant enfin d’accéder à certaines pathologies jusqu’à alors rebelles à tout traitement et cause de tant d’échecs de la cure analytique.
Mais, de par son étendue, l’œuvre greenienne aborde également d’autres domaines du savoir de l’homme. C’est pourquoi, participent à cet ouvrage en l’honneur d’André Green et en hommage à son œuvre, aux côtés d’une pléiade de personnalités psychanalytiques du monde entier, des éminents spécialistes des disciplines ayant un lien avec la psychanalyse. Son fil conducteur, la notion de limites, a été choisi pour la double raison qu’elle représente l’un des objets d’étude principaux d’A. Green, et que toute la problématique de l’homme contemporain tourne autour de la quête d’un dépassement des limites, qu’il s’agisse de celles de l’information, de la science ou des arts. Ce livre, qui marquera sans doute une date, est un rendez-vous entre les participants d’une part, plus de soixante-dix, et avec le lecteur d’autre part en vue de s’atteler à la tâche de Penser les limites de la vie psychique, comme de toute discipline et, plus largement, de la pensée de l’homme.