« Notre corps n’est rien sans le corps de l’autre » (Ajuriaguerra). Ce livre parle du lien étroit entre corps et psychisme. Il montre l’impact des zones érogènes du corps sur la constitution du narcissisme du sujet. Certaines personnes présentent une défaillance de ce lien entre le somatique et le psychique (états-limites, personnalités narcissiques, psychosomatiques). La psychothérapie de relaxation (méthode Ajuriaguerra) s’adresse plus particulièrement à ce personnes. On trouvera ici un écho des investigations actuelles des psychanalystes et psychothérapeutes à partir de leur clinique.

Dès la fin des années cinquante, s’est développée une psychothérapie corporelle d’inspiration psychanalytique connue sous le nom de « technique Ajuriaguerra ». Les destins du corps en constitue l’ouvrage de référence indispensable.

En effet, sont rassemblés dans ce volume les textes qui ont marqué l’évolution de ce courant qui, par sa fidélité à la psychanalyse freudienne, se détache des autres pratiques corporelles existantes. Synthèses théoriques, études de cas confirment l’intérêt que représente cette méthode dans le cas de patients souffrant de maladies psychosomatiques, de névroses de comportement ou de carences narcissiques.

Pratiquée par des psychanalystes, la psychothérapie de relaxation s’appuie essentiellement sur la capacité de la psyché à percevoir ce que le corps éprouve et, dans un deuxième temps, à nommer, décrire ce qui a été perçu. Ainsi, le rôle du thérapeute est d’aider le patient à retrouver, à travers ses propres sensations, l’emprise sur son corps propre que, pour des raisons diverses liées à son histoire, il n’a pu avoir. Comme dans toute psychothérapie d’inspiration analytique, le soulagement du patient ne s’obtient qu’au prix d’un changement de son fonctionnement psychique.