Que se passe-t-il quand nous sommes confrontés à la perte d’un être aimé ou à celle d’un idéal ? Pourquoi certaines personnes réagissent-elles par le deuil, alors que d’autres sombrent dans la dépression, voire la mélancolie ? Comment comprendre la douleur ? Quel est cet autre dont la perte accable l’endeuillé et qui revient le hanter comme un fantôme ? Par quel mécanisme en arrive-t-on parfois à s’identifier au disparu et à se haïr soi-même ?

Ecrit en 1915, publié deux ans plus tard, cet essai qui relie notamment le deuil aux notions de narcissisme, d’identification et d’ambivalence, est suivi ici du fameux article où Karl Abraham discute des thèses freudiennes sur le deuil et la mélancolie.

Avant quatre ans, l’enfant est « un pervers polymorphe » – et c’est normal, dit Freud. La vie sexuelle de l’adulte, quant à elle, résulte de la manière dont la sexualité infantile s’est développée. Tel et le thème de cet essai de 1905 qui forme le coeur des Trois essais sur la théorie sexuelle. Maintes fois remanié par Freud au fur et à mesure de ses avancées théoriques (notamment sur la libido, les pulsions et le narcissisme), il n’a pas d’équivalent dans son oeuvre et servira de base, en 1909, au célèbre cas du Petit Hans.

Que signifie donc le suçotement des nourrissons ? Que recouvrent le plaisir et l’autoérotisme à cet âge ? Et pourquoi les adultes oublient-ils la sexualité de leur enfance ?