Récemment, papa et moi (ces lignes sont d’Anna Freud) sommes tombés d’accord, dans une conversation, pour estimer que l’analyse n’est pas une affaire d’êtres humains, mais qu’on devrait être quelque chose de bien mieux – je ne sais toutefois pas quoi.

Or Anna et son père se trompaient. L’analyse est une affaire d’êtres tout à fait humains et l’analyste ne devrait pas être « quelque chose de bien mieux » qu’un être humain. Contrairement à ce que les médias ont complaisamment laissé entendre en 2011 lors du trentenaire de la mort de Lacan, le psychanalyste n’est pas un héros ni un saint, et l’ordinaire de l’analyse n’est pas une épiphanie – même si, en effet, le transfert peut en donner le sentiment ineffable.

Mais qu’est-ce qu’un psychanalyste (une psychanalyse) ordinaire ? L’ordinaire est-il suffisant ?

Le dispositif psychanalytique de groupe a introduit de nouvelles compétences pour le traitement des « cas difficiles » : enfants très gravement perturbés, certaines pathologies antisociales de l’adolescence, souffrances de l’addiction et séquelles traumatiques, patients adultes psychotiques. Il a aussi contribué à rendre possibles l’expérience et la connaissance de la formation de processus psychiques inconscients, inaccessibles autrement.

Cet ouvrage se propose d’analyser les principales propositions qui soutiennent la théorisation psychanalytique des petits groupes humains, en examinant les répercussions de ces propositions sur une théorie générale des processus psychiques inconscients, objet de la connaissance et de la pratique psychanalytiques.

Qui pourrait penser qu’être intelligent puisse faire souffrir et rendre malheureux ? Pourtant, je reçois souvent en consultation des gens qui se plaignent de « trop penser ». Ils disent que leur mental ne leur laisse aucun répit, même la nuit.

Ils en ont marre de ces doutes, de ces questions, de cette conscience aiguë des choses, de leurs sens trop développés auxquels n’échappe aucun détail. Ils voudraient « débrancher » leur esprit, mais ils souffrent surtout de se sentir différents, incompris et blessés par le monde d’aujourd’hui.

Ils concluent souvent par « Je ne suis pas de cette planète ! » Ce livre propose des cours de mécanique et de pilotage de ces cerveaux sur efficients.

Michel de Montaigne

Né le 28 février 1533 à Bordeaux. Son père a fait les guerres d’Italie. Il a un  précepteur allemand qui lui a toujours parlé en latin. Il a eu son bac et est magistrat à 21 ans après avoir fait des études de droit. Ami du poète Etienne de la Boétie.

Deux évènements l’ont incité à écrire ses essais : le chagrin de la mort de son père et celle de la Boétie ainsi que son envie de se faire connaître. Il se retire chez lui et écrit mais souffre de calculs rénaux et part en voyage. Pendant ce temps il est élu maire de Bordeaux mais refuse. Il accepte convaincu par le roi. Il est réélu maire. Il est catholique mais tolérant. C’était l’ami d’Henri de Navarre.

Dans ses Essais (1571), il y fait son autoportrait, parle beaucoup de la mort, est contre la torture et les procès pour sorcellerie et contre la colonisation de l’Amérique car selon lui elle amène a des violences incroyables. Montaigne est un héritier de l’humanisme mais est presque déjà un penseur baroque car il constate que dans le monde, rien n’est stable.

Consacré à Sigmund Freud, ce Cahier présente un ensemble de textes rassemblés sur la base d’une idée simple et forte, énoncée en un « argument » préalablement soumis aux auteurs sollicités, et dont voici l’essentiel : La visée est de situer les déterminants et la portée de l’oeuvre de Freud dans la culture occidentale, compte tenu du recul dont nous disposons aujourd’hui.

La psychanalyse y est apparue comme un produit du 19ème siècle, née à la confluence d’influences culturelles, de mouvements scientifiques, de traditions philosophiques, de mouvements sociaux, etc., qui lui ont donné, via l’homme Freud, sa figure particulière. Cette oeuvre aura fortement contribué à modeler le siècle suivant. On se propose donc d’organiser ce volume sur le thème « Freud résonateur », par analogie avec le « résonateur » dispositif physique qui vibre en réponse à des actions du milieu, choisit et transforme ces vibrations selon des lois qui lui sont propres, et qui en retour fait vibrer son entourage selon de nouvelles fréquences. Cette métaphore est utile pour évaluer la vie et l’oeuvre d’un Sigmund Freud né en 1856 et à bien des égards produit du 19ème siècle, mort en 1939 au coeur d’un 20ème siècle qu’il aura puissamment contribué à modifier.

Cahier dirigé par Roger Perron et Sylvain Missonnier.

Conçu en premier lieu pour les étudiants de 1er cycle en sciences humaines, ce manuel concerne tous ceux qui, impliqués dans la gestion et l’animation de groupes, recherchent les outils théoriques susceptibles de les aider dans leur pratique quotidienne. Avec un grand souci de clarté pédagogique, les auteurs proposent : d’une part, une étude des groupes dans une perspective psychosociale, d’autre part, une initiation à la psychologie sociale à partir de son approche spécifique des groupes. Illustré de très nombreux exemples et de mises en situation, cet ouvrage constitue un précieux instrument de travail pour le lecteur, étudiant ou professionnel, désireux de comprendre les phénomènes et enjeux dont les groupes sont porteurs (la quête d’appartenance, la question de l’identité, les processus d’influence, la formation des représentations sociales, les problématiques du pouvoir et du changement), et de se familiariser avec quelques uns des concepts clefs de la psychologie sociale susceptibles d’éclairer ces phénomènes et ces enjeux.

La Société Internationale des Amis de Montaigne (S.I.A.M.) est une association loi 1901, fondée en juin 1912. L’association a pour objet l’étude et la promotion de l’oeuvre de Montaigne. Constituée d’environ 200 membres, allant de l’universitaire chevronné au lecteur curieux d’en savoir plus sur les Essais, sur Montaigne et son temps, sa principale production depuis un siècle est le Bulletin (B.S.A.M.). Les abonnés sont des particuliers ou des bibliothèques, principalement en France, en Italie, aux Etats-Unis, au Canada et au Japon.

« Pour gouverner les hommes et servir le Ciel,
rien de mieux que la modération.
Pratiquer la modération signifie
se conformer de bonne heure à la Voie.
Se conformer de bonne heure à la Voie
signifie accumuler beaucoup de force vitale (vertu).
Qui a accumulé beaucoup de force vitale,
il n’y a rien dont il ne soit capable.
S’il n’y a rien dont il ne soit capable,
il ne connaît pas les limites de son pouvoir.
Qui ne connaît pas ces limites
peut posséder un royaume. »

Le Tao-Te king, « Livre (king) de la Voie (Tao) et de la Vertu (Te) », l’ouvrage fondateur du taoïsme philosophique, est attribué à Lao-tseu. Selon la légende, Lao-Tseu aurait rencontré Confucius et lui aurait tenu des propos obscurs, ce qui aurait fait dire à ce dernier que Lao-Tseu était « insaisissable comme un dragon ». Entre légende ou réalité, nul ne peut trancher. Mais reste un livre sacré, lui aussi sibyllin, que Marcel Conche, grand philosophe contemporain, a traduit et commenté pour nous, afin d’éclaircir la Voie taoïste de la sagesse en rapprochant la philosophie orientale, qui nous est souvent étrangère, de la philosophie des Antésocratiques, dont Lao-Tseu aurait été le contemporain. En guise d’introduction au texte intégral, Marcel Conche distingue et développe les principaux points de la philosophie taoïste, afin de baliser la lecture de ce texte ardu et essentiel de points de lumière indispensables à la compréhension du texte. Puis, au gré de réflexions, il s’ancre sur certaines notions qu’il développe, comme le rapport de la violence et de la civilisation, et compare aux autres points de vue philosophiques.
Marcel Conche commente le sens du livre, la sagesse, comment l’acquérir selon Lao Tseu. Les éclaircissements apportés permettent enfin de comprendre et d’assimiler les principes de la philosophie taoïste, et font du Tao-Te king un livre accessible digne de figurer parmi les classiques de la philosophie antique. Le Tao-Te king enrichit la pensée occidentale de points de vue différents, d’un autre âge et d’une autre aire culturelle, qui peuvent nous aider à penser les problèmes de notre temps et de notre culture.

Henri Ellenberger, médecin, psychiatre, criminologue, est né en Afrique en 1905. Il a longtemps vécu en France et en Suisse puis il a passé quelques années aux États-Unis, à Topeka (Kansas), avant de s’établir au Canada, à la fin des années 1950. Il a enseigné à l’université McGill et à l’université de Montréal. Il est l’auteur de l’œuvre monumentale mondialement louée La découverte de l’inconscient (1970), résultat de vingt ans de travail, qui fait l’histoire des différentes interprétations de l’inconscient, depuis les temps les plus reculés jusqu’aux théories psychanalytiques du vingtième siècle. Chercheur irréprochable, il incarne le modèle du savant rigoureux, obstiné, intransigeant avec la vérité des faits. Grâce à ses enquêtes si minutieusement menées, il a ouvert nombre de chemins que les chercheurs ont non seulement empruntés mais encore prolongés pour pénétrer encore plus profondément dans la citadelle du savoir. Cette biographie le suit pas à pas sur trois continents, soucieuse de faire apparaître dans la lumière la plus juste et la plus nuancée la contribution du savant et la nature de l’homme.

La psychanalyse est d’abord une expérience clinique intime et les concepts qu’elle élabore ont un objet particulier : ressaisir les phénomènes spécifiques qui se déroulent dans l’espace singulier d’une cure, quand un patient parle et qu’un analyste l’écoute. C’est à cette dimension-là que s’attache ce glossaire : montrer en somme comment les analystes pensent avec les concepts qu’ils se donnent pour accompagner ceux qui leur confient un moment de leur vie intérieure.
Ceci n’est donc pas un dictionnaire ni un vocabulaire de psychanalyse, qui, comme tous ceux qui existent déjà, situerait les notions classiques dans l’appareil freudien et leur trajectoire dans les différents courants de pensée de la discipline. Au contraire. Chaque contribution, prenant appui sur un fragment de cure, illustre comment telle ou telle notion fait surgir des perspectives imprévues. Elle constitue ainsi un témoignage du travail de pensée qui prend sa source dans les concepts élaborés depuis Freud pour organiser la réflexion clinique au quotidien. Ce glossaire plonge le lecteur dans l’incessant va-et-vient qui, de la clinique à la théorie, conduit la réflexion de l’analyste.

Et si l’extrême intelligence créait une sensibilité exacerbée ? Et si elle pouvait aussi fragiliser et parfois faire souffrir ?

Être surdoué est une richesse. Mais c’est aussi une différence qui peut susciter un sentiment de décalage, une impression de ne jamais être vraiment à sa place.

Comment savoir si on est surdoué ? Comment alors mieux réussir sa vie ? Comment aller au bout de ses ressources ?

Ce livre permet de mieux comprendre et de réapprivoiser sa personnalité. Pour se sentir mieux avec soi et avec les autres, pour se réaliser enfin.

Ancienne attachée des Hôpitaux de Paris et de Marseille, Jeanne Siaud-Facchin est psychologue praticienne. Spécialiste reconnue des surdoués, elle est notamment l’auteur de L’Enfant surdoué, le livre de référence sur ce sujet. Elle a également créé Cogito’Z, premiers centres français de diagnostic et de prise en charge des troubles des apprentissages scolaires.

Que sommes-nous ? À cette question philosophique, il existe une réponse classique : nous ne sommes pas des choses, mais des personnes. Toutefois, estime Eric T. Olson, cela laisse largement irrésolue la question de notre nature métaphysique la plus fondamentale. Pour saisir notre identité métaphysique, l’auteur explore les principales pistes de l’ontologie des personnes : sommes-nous des êtres matériels ou bien des êtres immatériels ? Dans la première hypothèse, sommes-nous des corps entiers ou bien seulement des cerveaux ? Dans la seconde hypothèse, sommes-nous des âmes ou plutôt des faisceaux de pensées ? Par ailleurs, persistons-nous à travers le temps ou bien notre existence n’est-elle  que momentanée ? Et, au bout du compte, avons-nous réellement une nature métaphysique déterminée ? Examinant les thèses contemporaines aussi bien que les conceptions classiques d’Aristote, de Descartes, de Locke, de Leibniz, de Berkeley, de Hume ou encore de Kant, Que sommes-nous ?, par l’ampleur du champ qu’il couvre, par la clarté de son propos et par la profondeur véritable de ses analyses constitue un outil de compréhension décisif de notre identité métaphysique.

​Eric T. Olson est professeur de philosophie à l’université de Sheffield en Angleterre.

Avons-nous une volonté libre ? Est-il vrai que « le temps passe » ? Y a-t-il des choses dans le monde qui ne sont pas matérielles ? L’identité personnelle n’est-elle qu’une fiction administrative ? Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? L’existence des êtres humains est-elle le fruit du hasard ? La vérité est-elle objective ? Autant de questions qui sont reprises avec une grande originalité par Peter van Inwagen dans cet ouvrage d’introduction à la métaphysique. L’auteur tente d’y apporter des réponses argumentées, en prenant la défense d’un corpus de croyances fondamentales que nous adoptons tous spontanément à propos du réel : la « métaphysique occidentale ordinaire ». S’il nous semble par exemple évident qu’il existe un monde d’objets matériels hors de notre esprit, ou que nous restons bien la même personne tout au long de notre vie, encore nous faut-il examiner les raisons philosophiques qui permettent de fonder de telles croyances. D’où l’intérêt de cet essai, qui propose des justifications rationnelles à notre vision ordinaire du monde dans un style sobre, rigoureux, et néanmoins accessible à tous.

Peter van Inwagen est un philosophe américain. Il enseigne actuellement la métaphysique et la philosophie de la religion à l’université de Notre-Dame, dans l’Indiana. Considéré comme l’un des métaphysiciens contemporains les plus éminents, il a notamment publié An Essay on Free Will (1983), The Problem of Evil (2006), ainsi que Des Êtres matériels, à paraître aux Éditions d’Ithaque.

« À moins de trente ans, J.-B. Pontalis a déjà vécu ou pensé dans l’intimité de trois hommes illustres considérés comme des maîtres dans leur discipline et leur temps, Louis Renault, Sartre, Lacan. Philosophe, psychanalyste, grand lecteur, éditeur. Et Écrivain. Tôt occupé par le bonheur et la douleur d’aimer, subjugué par le secret de fabrique du rêve, collectionneur des contrées de l’absence, traqueur d’obscurité, il se tient en sentinelle, à l’affût de chaque vacillement, de tout surgissement. Mieux encore qu’écrire, admirablement, il veut s’écrire. Il invente l’autobiographie, de brefs récits, comme autant de petits romans où la parole se trouve en se perdant, dans le désordre de la mémoire. »
Martine Bacherich.

Nous devons à André Lanly, éminent philologue et professeur émérite à l’université de Nancy, d’avoir servi l’un des monuments les plus difficiles à déchiffrer de la littérature française en osant lui donner sa forme moderne. C’en est fini des obstacles de l’orthographe, du doute sur le sens des mots, de l’égarement suscité par la ponctuation. Lire ce chef-d’œuvre devient ici un pur bonheur.

«Ce ne sont pas mes actes que je décris, c’est moi, c’est mon essence. J’estime qu’il faut être prudent pour juger de soi et tout aussi scrupuleux pour en porter un témoignage soit bas, soit haut, indifféremment. S’il me semblait que je suis bon et sage, ou près de cela, je l’entonnerais à tue-tête. Dire moins de soi que la vérité, c’est de la sottise, non de la modestie. Se payer moins qu’on ne vaut, c’est de la faiblesse et de la pusillanimité, selon Aristote. Aucune vertu ne se fait valoir par le faux, et la vérité n’est jamais matière d’erreur. Dire de soi plus que la vérité, ce n’est pas toujours de la présomption, c’est encore souvent de la sottise. Être satisfait de ce que l’on est et s’y complaire outre mesure, tomber de là dans un amour de soi immodéré est, à mon avis, la substance de ce vice [de la présomption]. Le suprême remède pour le guérir, c’est de faire tout le contraire de ce que prescrivent ceux qui, en défendant de parler de soi, défendent par conséquent d’appliquer sa pensée à soi. L’orgueil réside dans la pensée. La langue ne peut y avoir qu’une bien lègère part.»
Les Essais, Livre II, chapitre VI.

Une légende tenace tient l’hystérie freudienne pour disparue – trop viennoise, trop misogyne, trop confuse. Christopher Bollas, témoin aux premières loges de l’épidémie de personnalités multiples aux États-Unis dans les années 1980, et de la diffusion incontrôlée du diagnostic d’état-limite, montre ici qu’il n’en est rien. Et pour en retrouver le sens et la raison, il puise chez les grands auteurs de la psychanalyse :  Fairbairn, Winnicott, Masud Khan, Lacan…
Cette hystérie profondément repensée n’est plus, comme chez Freud, centrée sur le père. Elle procède, en amont, des rapports des mères avec leurs tout-petits. Elle n’est pas plus féminine que masculine. On ne saurait enfin la
soigner sans faire part aux patients de la théorie qu’on s’en fait.
À l’appui de ses thèses audacieuses, Christopher Bollas livre ici une foule d’exemples cliniques, où la plume du clinicien trempe dans l’encrier du scénariste et du dramaturge.

Christopher Bollas est psychanalyste, membre de la Société psychanalytique britannique et des Instituts psychanalytiques de Los Angeles et de New York.  Théoricien original et engagé de plain pied dans les développements de la psychanalyse contemporaine, il est aujourd’hui l’un des auteurs psycha­nalytiques les plus lus en langue anglaise. Son ouvrage, Le Moment freudien, un véritable manifeste contre le sectarisme mortifère qui règne au sein de certaines institutions psychanalytiques a été publié par Ithaque en 2012.

– L’étude la plus complète consacrée à l’art contemporain de ces trente dernières années, parue en 2008 et publiée aujourd’hui en format broché
– Une présentation thématique originale, qui permet d’appréhender de manière cohérente le vaste champ de l’art contemporain
– Plus de 400 artistes importants du monde entier, ceux qui sont apparus récemment sur la scène artistique comme ceux qui y sont installés de longue date
– Un texte de référence accessible, écrit dans un style enlevé, faisant de cet ouvrage une introduction idéale à l’art contemporain, destinée tant aux professionnels qu’aux étudiants et aux amateurs
– Écrit par une spécialiste et critique d’art de renommée internationale
– S’inscrit dans la lignée de l’art d’aujourd’hui, ouvrage au succès exceptionnel publié chez Phaidon

Aphorismes
Georges Moustaki, texte de Sri Aurobindo
Album « Les amis de Georges », 1974

Quand nous avons dépassé les savoirs
Alors nous avons la connaissance
La raison fût une aide
La raison est l’entrave

Quand nous avons dépassé les velléités
Alors nous avons le pouvoir
L’effort fût une aide
L’effort est l’entrave

Quand nous avons dépassé les jouissances
Alors nous avons la béatitude
Le désir fût une aide
Le désir est l’entrave

Quand nous avons dépassé l’individualisation
Alors nous sommes des personnes réelles
Le moi fût une aide
Le moi est l’entrave

Quand nous dépasserons l’humanité
Alors nous serons l’homme
L’animal fût une aide
L’animal est l’entrave

Quand nous dépasserons l’humanité
Alors nous serons l’homme
L’animal fût une aide
L’animal est l’entrave
L’animal fût une aide
L’animal est l’entrave
L’animal fût une aide
L’animal est l’entrave