Des histoires sans parole du cabaret montmartrois Le Chat Noir jusqu’au gag cartoon d’une page en passant par les comic strips américains, le dessin de presse et les blagues en BD, ce numéro exceptionnel de Beaux Arts magazine sélectionne le meilleur de la bande dessinée humoristique. Avec une série d’histoires complètes et de gags visuels parmi les meilleurs de l’histoire du neuvième art.

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A une trentaine de kilomètres de Florence, la Villa Celle est un immense domaine qui s’inscrit dans un magnifique paysage toscan. Acquise au début des années 1970 par la famille Gori, cette propriété abrite leur collection. Depuis, Giuliano Gori et sa famille invitent des artistes italiens et étrangers à intervenir in situ, que ce soit à l’intérieur des bâtiments du XVIIe siècle, à l’extérieur, dans l’immense parc à l’anglaise du XIXe ou dans les champs alentours. Inaugurée le 12 juin 1982 avec 9 pièces dans les jardins et 6 installations à l’intérieur du bâtiment, la villa Celle, […] présente désormais près de 80 œuvres. C’est aujourd’hui l’une des collections les plus remarquables en Europe, tout particulièrement en matière « d’arte ambientale », en relation avec la nature.

La popularité de la psychanalyse, loin d’affermir son identité, semble en hâter la dissolution. De tous côtés on s’adresse à elle comme panacée des souffrances psychologiques, comme explication du comportement humain, comme clef pour l’étude de la société et de la culture. Il est facile de dénoncer ces excès, il est moins aisé de définir les limites d’une extension justifiée. Toute discipline scientifique est expansionniste par nature, mais une pratique thérapeutique doit mesurer ses possibilités. Ces contradictions rendent incertaine l’identité du psychanalyste. Quelles sont ses attributions, ses responsabilités ? Est-il toujours assuré de partager avec ses collègues la même expérience clinique ? Différences et divergences permettent-elles toujours un travail en commun ?

Les bijoux (1857)

Charles Baudelaire

La très-chère était nue, et, connaissant mon coeur,
Elle n’avait gardé que ses bijoux sonores,
Dont le riche attirail lui donnait l’air vainqueur
Qu’ont dans leurs jours heureux les esclaves des Maures.

Quand il jette en dansant son bruit vif et moqueur,
Ce monde rayonnant de métal et de pierre
Me ravit en extase, et j’aime à la fureur
Les choses où le son se mêle à la lumière.

Elle était donc couchée et se laissait aimer,
Et du haut du divan elle souriait d’aise
A mon amour profond et doux comme la mer,
Qui vers elle montait comme vers sa falaise.

Les yeux fixés sur moi, comme un tigre dompté,
D’un air vague et rêveur elle essayait des poses,
Et la candeur unie à la lubricité
Donnait un charme neuf à ses métamorphoses ;

Et son bras et sa jambe, et sa cuisse et ses reins,
Polis comme de l’huile, onduleux comme un cygne,
Passaient devant mes yeux clairvoyants et sereins ;
Et son ventre et ses seins, ces grappes de ma vigne,

S’avançaient, plus câlins que les Anges du mal,
Pour troubler le repos où mon âme était mise,
Et pour la déranger du rocher de cristal
Où, calme et solitaire, elle s’était assise.

Je croyais voir unis par un nouveau dessin
Les hanches de l’Antiope au buste d’un imberbe,
Tant sa taille faisait ressortir son bassin.
Sur ce teint fauve et brun, le fard était superbe !

Et la lampe s’étant résignée à mourir,
Comme le foyer seul illuminait la chambre,
Chaque fois qu’il poussait un flamboyant soupir,
Il inondait de sang cette peau couleur d’ambre !

Un guerrier de la lumière se décourage souvent.
Il pense que rien ne parviendra à susciter l’émotion qu’il espérait. Il passe des après-midi ou des nuits entières à tenir une position conquise, sans qu’aucun événement nouveau vienne raviver son enthousiasme.
Ses amis commentent: « peut-être sa lutte est-elle déjà terminée ».
Le guerrier ressent douleur et confusion en écoutant ces paroles parce qu’il sait qu’il n’est pas parvenu là où il voulait. Mais il est têtu, et il n’abandonne pas ce qu’il a décidé de faire.
Alors, au moment où il s’y attend le moins, une porte s’ouvre.

The Irascibles. Nina Leen (photographer), November 24, 1950, Time Life Pictures/Getty Images. Front row: Theodoros Stamos, Jimmy Ernst, Barnett Newman, James Brooks, Mark Rothko; middle row: Richard Pousette-Dart, William Baziotes, Jackson Pollock, Clyfford Still, Robert Motherwell, Bradley Walker Tomlin; back row: Willem de Kooning, Adolph Gottlieb, Ad Reinhardt, Hedda Sterne

Lorsqu’en 1334, la duchesse du Tyrol, Margareta Maultasch, encercla le château d’Hochosterwitz, dans la province de Carinthie, elle savait trop bien que la forteresse, juchée au sommet d’un rocher incroyablement escarpé, dominant la vallée d’une grande hauteur, résisterait à toute attaque de front et ne serait prise que par un long siège. À la longue, la situation des assiégés se fit effectivement intenable : ils étaient réduits à leur dernier bœuf et à deux sacs d’orge. Mais la situation de Margareta devenait également critique, pour d’autres raisons : ses troupes commençaient à s’agiter, le siège semblait devoir durer une éternité, et d’autres expéditions armées se faisaient tout aussi urgentes. C’est alors que le commandant de la forteresse se résolut à une action désespérée qui dut passer pour de la pure folie auprès de ses hommes : il fit abattre le dernier bœuf, remplir sa cavité abdominale des deux derniers sacs d’orge, et ordonna que la carcasse fût ainsi jetée du haut du rocher dans un champ devant le camp de l’ennemi. Lorsqu’elle reçut ce message méprisant, la duchesse, découragée, leva le siège et partit.

Cet index thématique permet aux lecteurs de suivre l’évolution de tel concept psychanalytique ou de telle notion non exclusivement psychanalytique, sur lesquels Freud a énoncé son point de vue. Cette troisième édition, revue, augmentée, et mise à jour, comprend 10 entrées supplémentaires, et de nombreuses modifications concernant les systèmes de renvois et les commentaires. Au total, 898 rubriques ont donc été retenues, soit parce qu’elles appartiennent en propre au corpus freudien, soit parce qu’elles seront celles auxquelles beaucoup d’usagers penseront lorsqu’ils voudront interroger les textes de Freud sur une question précise. Depuis la deuxième version achevée à la fin de l’année 2000, d’importants inédits sont parus en langue française, notamment des correspondances, ainsi que de nombreuses traductions nouvelles. Il est donné dans cet ouvrage les références éditoriales et les numéros respectifs des pages de l’ensemble des traductions disponibles en librairie.

Avec le mélange intime de fantaisie et d’autorité qui lui est propre et en allant au plus pressé, Michel de M’Uzan s’explique dans ce recueil sur la nouvelle théorie qu’il a élaborée au long de ses travaux et proposée à la psychanalyse. Il fait jouer son apport conceptuel sur fond de «fable» développementale, recherche une cohérence spatiale, temporelle et économique dans la théorie et chez le psychanalyste lui-même – cohérence dont il se moque avec une belle insouciance quand, par ailleurs, il avance en explorateur sur le territoire, incohérent par nature, des frontières changeantes de l’être. Et parfois, ces frontières donnent à voir des paysages qu’on ignorait. Quand le «jumeau paraphrénique» voyage en terra incognita sur les ailes de la «chimère»… L’inquiétude, là, est l’outil nécessaire à l’acte analytique.
Les textes, qui datent pour la plupart de ces dernières années et dont certains sont inédits, se poursuivent avec un Glossaire des notions de psychanalyse introduites ou critiquées par l’auteur – dû à la rigueur attentive de Murielle Gagnebin.

L’aventure commence pour de bon avec Franz Anton Mesmer àla fm du XVIIIe siècle. L’homme était assez fantasque, peu scrupuleux, odieux à son entourage. Et l’on a peine à imaginer aujourd’hui qu’un tel personnage ait pu convaincre tant de malades de la haute société de le rémunérer aussi largement pour être rassemblés autour d’un baquet rempli d’eau magnétisée, lui qui s’était aliéné la médecine officielle. Le secret de sa réussite? Il guérissait. Certes, pas tous ses patients, mais bon nombre d’entre eux au meilleur de sa carrière. Et si le baquet n’y était pas pour grand-chose – pas plus d’ailleurs que l’orme magnétisé autour duquel le marquis de Puységur, son disciple, soignera plus tard les paysans de Buzancy -, il contribua bel et bien à mettre en évidence que l’activité psychique échappe partiellement à la conscience et détermine le comportement des hommes à leur insu. Il faudra attendre un bon siècle d’expérimentation et de travaux théoriques contradictoires, bien éloignés de l’aristocratique baquet, pour que se mette en place le dispositif thérapeutique et théorique moderne, marqué par les figures de Sigmund Freud, Pierre Janet, Alfred Adler et Carl Gustav Jung. Mais il ne fait pas de doute que la psychanalyse, l’analyse psychologique, la psychologie individuelle et la psychologie analytique procèdent de la même histoire, et que celle-ci plonge ses racines au sièclé des Lumières.
C’est précisément cette histoire que raconte dans cet ouvrage pionnier, et aujourd’hui classique, Henri F. Ellenberger, médecin psychiatre et historien des sciences. Littérature, politique, philosophie, économie, vie sociale : tous les domaines de l’activité humaine sont ici sollicités pour mettre en situation l’aventure des explorateurs de l’inconscient, l’acharnement qu’ils durent souvent déployer pour vaincre l’incrédulité et la résistance des institutions en place, la fécondité de leurs erreurs, la portée intellectuelle et pratique de leurs découvertes.
Les voici en leur temps, blessés par les échecs, tout au plaisir de leurs succès, s’affrontant les uns les autres dans la plus extrême violence, mais unis par la gloire d’avoir contribué à alléger le fardeau moral des hommes.

Traduit de l’anglais par J. Feisthauer.
Présentation par Elisabeth Roudinesco.
Complément bibliographique par Olivier Husson.

Nouvelle édition entièrement revue et corrigée

En psychologie appliquée, la PNL est une démarche pragmatique qui consiste à modéliser les savoir-faire et les savoir-être de ceux qui ont du succès pour les transmettre à ceux qui en ont besoin.
S’appuyant sur des exemples concrets, Alain Thiry donne une description complète d’une méthode qui a fait ses preuves et qui, inspirée de protocoles tirés notamment de la Gestalt-thérapie ou encore de la thérapie brève, peut se révéler efficace dans les domaines les plus variés, de la psychothérapie au management en passant par le sport, la vente ou encore la pédagogie…
Vous y découvrirez comment vous décentrer pour mieux comprendre l’autre, que derrière tout comportement il y a une intention positive, et qu’il n’y a pas d’échecs, mais seulement des raisons d’apprendre.