« Dictionnaire freudien » parce que, de même que l’inconscient est une découverte de Freud, la psy­chanalyse est sa création. Tous les concepts qui s’y rencontrent sont, de fait, des concepts freudiens, seraient-ils récents.
D’usage aisé pour l’analyste comme pour l’étudiant, voire le lecteur curieux, ce dictionnaire est un outil universel, utilisable tant pour des tâches aussi simples que de retrouver une référence de Freud, que complexes (préparer un livre sur l’un de ses concepts). C’est pourquoi les différentes parties de chaque article (la définition proprement dite ; une mise en situation historique, linguistique et culturelle ; le suivi de la notion dans le texte freudien ; les questions et enjeux qu’elle peut susciter) sont immédiatement repérables par leurs présentations distinctes. Les passages des textes de Freud évoqués (et bien évidemment les citations) sont référés en notes, avec précision, leurs paginations données dans l’édition française « commune », dans les Œuvres complètes de Freud en français et dans le texte allemand des Gesammelte Werke.
En reprenant les évolutions dans la pensée freudienne des notions et des concepts, à travers plus de cent entrées, ce dictionnaire offre une occasion de redécouvrir la pensée de Freud — et aussi, au gré de chacun et pour lui-même, de la réinventer.

Jeune au regard de la science et de la philosophie, la psychanalyse a néanmoins un passé et, plus encore, un présent fait d’une pratique et d’horizons théoriques.
De l’analyse de l’adulte à celle de l’enfant, la pensée de Freud (1856-1939) montre sa force inventive et sa capacité d’évolution face aux difficultés et aux questionnements qui surgissent de la relation analytique et, plus largement, des grands séismes politiques du XXe siècle.
Les entretiens présents ne s’adressent pas d’abord aux psychanalystes. En interrogeant la réflexion et la pratique clinique d’une psychanalyste en exercice, ils s’efforcent d’indiquer le travail de l’analyse à qui n’est pas familier de la pensée de Freud. Ils disent, dans une langue ouverte, l’histoire et la diversité des enjeux d’une œuvre qui demeure l’une des plus grandes affaires intellectuelles de notre temps.
Faire droit à la psychanalyse, c’est faire droit à une manière complexe de voir l’individu et à une manière de voir autrement le monde.

La psychanalyse a révolutionné la manière de concevoir le symptôme. Tandis que du point de vue médical le symptôme n’est qu’un écart pathologique vis-à-vis de la norme, Freud a su reconnaître en lui un compromis résultant d’une conflictualité psychique. En découvrant qu’une satisfaction sexuelle se joue toujours à l’ombre du désagrément subjectif, Freud a pu sortir de l’opposition entre le normal et le pathologique et tirer le fil de l’analogie processuelle entre le symptôme, le rêve et les actes manqués.
Le symptôme est un point de départ fécond de la cure, il s’inscrit d’emblée dans la dynamique transféro-contre-transférentielle. La psychanalyse a donc pour effet de « valoriser » le symptôme, d’en faire une création du sujet inconscient dont la signification est à la fois individuelle et intersubjective.
La tendance actuelle serait de mesurer l’efficacité thérapeutique à la capacité de faire disparaître les symptômes perturbateurs en éludant leur signification subjective. Il importe d’autant plus de faire valoir la portée de l’écoute psychanalytique des symptômes dans ses différentes dimensions, non pas pour se satisfaire de leur persistance, mais pour articuler leur existence à des réalités psychiques singulières et travailler à la possibilité d’autres modalités créatives, moins coûteuses psychiquement.

Sigmund Freud et Romain Rolland ont entretenu de 1923 à 1936 et ne se sont rencontrés qu’une fois. Au fil d’échanges aussi sobre qu’intenses, ils abordent des thèmes tels que la nature de la croyance et l’origine du sentiment religieux – Freud se considérait comme un « juif athée » face à son ami, chrétien sans Église, et le malaise dans la civilisation, qui les préoccupait l’un et l’autre après les massacres de la première guerre mondiale qui précédèrent la montée des totalitarismes et la menace d’un nouveau conflit.
Si le courant passe entre ces deux créateurs fort différents, c’est que des affinités latentes les rapprochent, comme leur stature de héros romantiques et un lien commun avec Goethe et les romantiques allemands. Mais plus encore, en sourdine, un deuil qui les a affectés l’un et l’autre dans l’enfance.
Freud admirait en Romain Rolland l’intellectuel engagé qui défendait les valeurs de la civilisation en dénonçant l’absurdité de la guerre de 1914-1918 et en s’opposant à Hitler. Mais il était plus lucide sur les illusions idéologiques de son ami qui, dans sa période de soutien à l’URSS, oubliera sa dénonciation du totalitarisme stalinien et s’éloignera momentanément de Freud, confirmant ainsi les ambivalences et les impasses de ce passionnant dialogue qui éclaire l’œuvre entière.

Francisco de Goya (1746-1828), « Le Songe de la raison engendre des monstres », planche 43 du cycle « Les Caprices », 1797-1799. Eau-forte et aquatinte, 18 x 12,2 cm. Musée de Francfort-sur-le-Main.

« Le sexuel » est au foyer même de ce qui organise le psychisme. L’exercice de la sexualité n’en est qu’un aspect. Vu comme une entité, le sexuel subsume un jeu de forces paradoxales : libido, pulsions mais aussi les formes prises par ces forces, le narcissisme par exemple. Il s’agit « d’un principe évolutif qui s’oppose tant à la reproduction à l’identique qu’à la mort ». Principe qui réunit mais également sépare, « troisième terme qui dépasse l’opposition vie/mort »… Paradoxe du sexuel donc, qui ne peut se ranger sous la seule bannière d’Éros. Jean-Louis Baldacci resitue la notion de sexualité infantile, reprend de façon féconde l’opposition sexualisation/désexualisation. Ainsi, au cœur du livre, ce destin essentiel du « sexuel » qu’est la sublimation apparaît, non pas seulement comme un usage des pulsions, mais comme un mouvement organisateur du psychisme « dès le début » et du développement du processus analytique lui-même. Des exemples cliniques, dont l’un est exposé dans ses différents temps, détours et nuances, viennent illustrer cette place particulière de la sublimation, mais aussi l’expérience irremplaçable qu’offre à quelqu’un une psychanalyse « classique ». La pensée clinique singulière de Jean-Louis Baldacci nous conduit à « dépasser les bornes » du conformisme théorique et renouvelle notre appréhension de questions cruciales telles que la transitionnalité, le narcissisme, le transfert sur la parole et le contre-transfert.

Les publications et les formations relatives à la PNL se multiplient. La plupart d’entre elles s’attachent à des connaissances et à des procédures d’intervention en privilégiant l’usage que fort peut faire dans le domaine de la communication. Ce parti pris met en valeur une des applications possibles de la PNL, en faisant abstraction de ses visées et de ses aspects les plus fondamentaux. L’auteur a tenu à remettre ce choix en perspective en le situant dans l’ensemble dont il fait partie, c’est-à-dire en le reliant à la conception que la PNL a du développement de la personne et du fonctionnement de l’esprit humain. L’originalité de son ouvrage tient au fait qu’il s’adresse à des  » PNListes réflexifs  » qui s’intéressent aux idées directrices et à la logique du travail propres à la PNL, de manière à articuler le modèle à ses fondements historiques, épistémologiques, théoriques et méthodologiques. Grâce au fait que le texte principal est accompagné d’un contre-point fait de commentaires, d’exemples et de schémas, la lecture donne peu à peu accès à une vision d’ensemble de la place et du sens de la PNL dans les sciences humaines. Cette nouvelle édition revue et augmentée tient compte de l’évolution récente des recherches de l’auteur qui, ainsi, revisite le modèle et la pratique de façon critique.

À 97 ans, du haut de ses 1.90m, Pierre Soulages est solide comme un roc. L’esprit alerte, la main toujours sûre, il est l’un des derniers mythes vivants de la peinture abstraite.

Pour ce documentaire, Stéphane Berthomieux nous propose de vivre l’expérience de la lumière qui vient du noir en parvenant à conjuguer trois niveaux de récits : les archives, les témoignages mis en scène et les voix-off. Cette approche à la fois biographique et poétique nous permet de découvrir la place de Soulages dans l’art des XXe et XXIe siècles tout en prenant conscience de la modernité de sa peinture, de la puissance de son noir et de l’énergie qui s’en dégage.

De le science à l’émerveillement, et avec comme trame centrale l’Outrenoir, nous suivons Soulages dans sa quête de la lumière. Ce documentaire apparaît comme un hommage à une oeuvre puissante et à un homme intemporel.

Nue sur les toilettes pour dénoncer la prétention de l’art contemporain

Lisa Levy se dit exaspérée par la « connerie » du monde de l’art, grangréné selon elle « par l’ego et la prétention ». En signe de protestation, cette artiste, comédienne et psychothérapeute, a prévu de rester assise durant deux jours entièrement nue sur des toilettes dans une galerie d’art new yorkaise.

A paraître le 16 août 2018

Ce manuel présente la logique des processus de la vie psychique à tous les âges de la vie de la naissance à la vieillesse.

Les auteurs issus de la pensée psychanalytique retracent tout d’abord l’histoire de la réalité psychique de la subjectivité. Ils présentent ensuite les logiques en large partie inconscientes qui sous-tendent les formes d’expression de la psychopathologie. L’apport des neurosciences dans le champ de la psychopathologie est également abordé. Une approche projective complète enfin cette démarche d’ensemble et fournit une méthode pour médiatiser la subjectivité propre du clinicien.

Ainsi composé ce manuel s’adresse à tous ceux qui étudiants jeunes professionnels et psychologues confirmés sont soucieux d’une vue d’ensemble actualisée de l’approche clinique de la vie psychique et des formes de sa pathologie.

Cette troisième édition a été enrichie d’un nouveau chapitre sur la délinquance et la criminalité et d’un développement conséquent sur les psychothérapies.