Pour nous tous et toutes je souhaite que cette nouvelle année soit l’occasion de réaliser l’éveil dans le dojo et dans notre vie. La Voie de Bouddha que nous suivons est une voie de libération des souffrances occasionnées par nos illusions. Il faut avoir confiance dans le fait que cela est possible et s’employer à la réaliser.

Maître Roland Yuno Rech

Entretiens

Avec Lin-tsi, son fils spirituel, et Ma Tsou, l’ancêtre de sa lignée spirituelle, Houang-po (?-850) est sans doute l’un des plus remarquables représentants de la mystique bouddhiste tch’an (zen) dite de Hong-tcheou, soit l’expérience immédiate de la réalité absolue, qu’il nomme esprit un. « Cet esprit, jamais venu à l’existence, n’a jamais cessé d’exister. Illimité et insondable, on dirait l’espace vide. »

Son discours non duel, fondé essentiellement sur la contradiction, fait écho aux préoccupations de son auditoire de chercheurs spirituels. « Hors l’Éveil, il n’est aucune Réalité, et si l’Éveil avait une quelconque réalité, ce ne serait pas l’Éveil », répète-t-il inlassablement, à la suite du Bouddha. Et comme Houang-po nie toute transmission de son Éveil, car en celui-ci il n’est pas d’autre susceptible de recevoir quoi que ce soit, aucun être se prenant pour tel ne peut le dire ou le penser. Seule une silencieuse coïncidence ouvre l’accès à la Voie où l’esprit se dissout et s’affine au fil de sa pureté primordiale.

La vogue de la méditation en Occident répond à un besoin essentiel de notre société contemporaine : reprendre son souffle et trouver un sens dans une course s’accélérant sans cesse. Marc de Smedt a réuni ici les plus grands connaisseurs de la méditation pour interroger ce phénomène qui a bousculé les frontières traditionnelles des spiritualités. Soulevant des questions souvent laissées dans l’ombre, ces différents points de vue éclairent les métamorphoses actuelles de ces pratiques ancestrales.
La méditation sera-t-elle la grande aventure des futures décennies en Occident ?

Ce numéro de la revue Question de est repris en poche avec les contributions de : Christophe André, Yvan Amar, Catherine Despeux, Gilles Farcet, Nathalie Ferron, Aurélie Godefroy, Elisabeth D. Inandiak, Thierry Janssen, Christine Kristof-Lardet, Elisabeth Marshall, Fabrice Midal, Philippe Nassif, Brigitte Anne Neveux, Daniel Odier, Olivier Py, Roland Rech, Matthieu Ricard, Isabelle Sorente, Annick de Souzenelle, Jean-Philippe de Tonnac, Serge Valletti, Jacques Vigne.

La méditation n’a rien à voir avec la position couchée, assise ou debout !

Adage Zen

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Si ce que l’Occident a retenu sous le nom de zen (chan en chinois) est bien aux antipodes de la sottise qu’on en a faite (le « soyez zen » du discours publicitaire le rabattant en morale lénifiante de substitution, en temps de « crise », à la morale de l’effort) ; si le zen représente d’ailleurs en lui-même plus qu’une tradition particulière, parmi les écoles de l’Extrême-Orient, et constitue bien une expérience essentielle de la pensée -, c’est précisément qu’il enseigne comment c’est par décoïncidence que nous vient la conscience : comment c’est seulement en se désolidarisant brusquement du régime d’adéquation de l’esprit qu’on peut prendre conscience de l' »ainsi ».

Le livre est constitué en grande partie de questions et de réponses mais pas seulement. On y trouve également un discours d’encouragement lors d’une sesshin, la traduction de chants, des récits d’illumination de pratiquants et des correspondances et pour finir le récit autobiographique du parcours de Philip Kapleau. Ce livre est donc extrêmement riche et par conséquent impossible à résumer.

Découverte du Nei Kun

Animé par Ale Casanovas
En fin d’après-midi, après les ateliers, Ale Casanovas propose de vous faire découvrir le Nei Kun, qui signifie « petite circulation céleste ».
Cette méditation taoïste favorise la circulation du souffle pour les méridiens Ren Mai et Du Mai qui, connectés, forment un circuit fermé. Elle se pratique couché ou assis. Cette pratique est un pont entre le Tai Chi Chuan et le Zen. Cet atelier est ouvert à tous.

Retraites d’été 2017

Cet été 2017, six sessions de pratique du zen sont organisées au temple bouddhiste zen de la Gendronnière (près de Blois, France). La durée d’une retraite est comprise entre 3 et 9 jours. L’accent est mis sur la pratique de la méditation zen (zazen) et sur la découverte de la vie quotidienne dans un monastère zen. Chaque jour, des enseignements sont donnés par des maîtres zen très expérimentés.

Lors de ces retraites, les débutants sont les bienvenus et reçoivent un accueil particulier.

Des tarifs réduits sont prévus pour les étudiants et chômeurs (logements en tentes confortables avec lits).

Téléchargez le dépliant des sessions d’été 2017.

 PDF icon CampEte2017.pdf

Le maître se promène dans le potager en compagnie de trois disciples après une longue séance de méditation, quand tout à coup, le plus jeune se dirige vers les salades, et écrase sous sa semelle une limace.

Le deuxième disciple, sourcils froncés lui dit :  » Tu as eu tort d’écraser cette limace, car quand bien même il s’agit d’un animal très primaire, c’est néanmoins une forme de vie, et la vie est sacrée et doit donc être respectée.  »
Et se tournant vers le maître :  » N’est-ce pas maître ?  »

Et le maître lui répond :  » Oui, tu as raison.  »

Le premier disciple, réagissant avec verdeur, lui rétorque :  » Sans doute cette limace est respectable, mais elle mange nos salades, et ces salades sont notre seule source d’alimentation en cette saison.

J’ai donc bien agit en défendant une vie plus évoluée que celle de cette limace : la notre.  »
Et se tournant vers le maître :  » N’est-ce pas maître ?  »

Et le maître lui répond :  » Oui, tu as raison.  »

Intervient alors le troisième disciple, plus mûr et plus avancé dans l’étude des processus mentaux :  » Mais maître, le deuxième disciple vous a dit une chose, et vous lui avez répondu qu’il avait raison.

Puis le premier disciple vous a dit le contraire, et vous lui avez aussi dit qu’il avait raison. Or on ne peut pas donner raison à une chose et en même temps à son contraire !?  »

Et le maître lui répondit :  » Oui, tu as raison. « 

« Nous devons avoir l’esprit neuf d’un débutant, affranchi de toute possession, un esprit qui sait que tout est en changement continuel. Rien n’existe si ce n’est momentanément dans sa forme et sa couleur actuelles. Une chose coule en une autre sans pouvoir être saisie. Avant la fin de la pluie, nous entendons un chant d’oiseau. Même sous la neige épaisse, nous voyons poindre des perce-neige et des pousses nouvelles. »

Shunryu Suzuki

EXPOSITION – « SOLEIL ET LUNE »

Morteau (Doubs) du 20 mai au 11 juin 2017

Inès Doshin Igelnick et Dominique Reiko Lévy, artistes peintres-calligraphes sans relâche et nonnes du temple zen de Kôsetsu-ji près du Locle (CH), font dialoguer librement soleil et lune dans leurs espaces de création.
Entrée libre.
En plus de l’exposition, un atelier de calligraphie sur inscription aura lieu le samedi 10 juin de 14h00 à 17h00 et sera suivi d’une performance d’Inès Doshin Igelnick. Une conférence sur le zen avec cérémonie du thé se tiendra le dimanche 11 juin.

Les mots Zen, en japonais, Ch’an, en chinois, viennent du sanscrit dhyana, qui signifie : méditation. Le Zen n’est ni une religion, même s’il se rattache au bouddhisme, ni une idéologie, même si une profonde philosophie naquit de la graine semée par le Bouddha, mais tout simplement l’acte de méditer la vie et de la vivre en pleine conscience. En posture de zazen (la méditation assise) mais aussi en chacun des actes de la vie quotidienne.
La pratique du Zen est donc l’essentiel que légua le maître Taisen Deshimaru (1914-1982) à l’Occident. Cet album présente, par les mots et par l’image, son enseignement ainsi que celui des grands patriarches de la tradition.