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Le ciel et la terre n’ont point d’affection particulière. Ils regardent toutes les créatures comme le chien de paille (du sacrifice).

Le saint homme n’a point d’affection particulière ; il regarde tout le peuple comme le chien de paille (du sacrifice).

L’être qui est entre le ciel et la terre ressemble à un soufflet de forge qui est vide et ne s’épuise point, que l’on met en mouvement et qui produit de plus en plus (du vent).

Celui qui parle beaucoup (du Tao) est souvent réduit au silence.

Il vaut mieux observer le milieu.

Regroupant aujourd’hui plus de vingt millions de disciples, le taoïsme est le témoin vivant d’un immense courant de la pensée chinoise. Cette histoire en explore toutes les facettes. Centrée sur l’individu et associant le corps et l’esprit, le taoïsme se distingue des autres religions par l’absence de tout dogmatisme. Une spiritualité créatrice de lien social, marquée par une forte composante cosmologique. Pensée ouverte, le taoïsme a toujours accueilli dans son sein des courants extérieurs qu’il a parfaitement assimilés, sans jamais perdre sa spécificité.

L’étude incontournable d’une tradition en plein essor.

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Le Tao est vide ; si l’on en fait usage, il paraît inépuisable.

Ô qu’il est profond ! Il semble le patriarche de tous les êtres.

Il émousse sa subtilité, il se dégage de tous liens, il tempère sa splendeur, il s’assimile à la poussière.

Ô qu’il est pur ! Il semble subsister éternellement.

J’ignore de qui il est fils ; il semble avoir précédé le maître du ciel.

Texte fondateur du taoïsme, le Lao Tseu, connu également sous le titre de Tao te King (Livre de la Voie et de la Vertu), est aujourd’hui encore l’une des clefs les plus précieuses pour pénétrer la pensée chinoise. Ce grand classique se présente ici sous un nouveau visage, grâce au travail du sinologue Jean Lévi, qui s’est penché sur les versions les plus anciennes de ce texte, calligraphiées sur bambou ou sur soie, récemment retrouvées. Ces manuscrits offrent la particularité remarquable d’inverser l’ordre des parties (« Le Livre de la Vertu » y précède le « Livre de la Voie ») et d’être complétés par un autre texte : les Quatre canons de l’empereur jaune. Accompagnée de commentaires éclairants, cette nouvelle traduction permet de saisir toute l’ampleur de la pensée taoïste jusque dans ses versants politiques et stratégiques : la Voie se fait Loi.

Le taoïsme ne correspondait tout d’abord qu’à une classification de bibliographe où l’on faisait entrer des ouvrages attribués à Lao Zi (ou Lao Tseu, son nom est associé au Tao Te King, le Livre de la Voie et de Vertu), à Zhuang zi (ou Tchouang-Tseu, auteur d’un traité éponyme) et au mythique « empereur jaune  » Huang di. Cette philosophie repose sur la dialectique universelle des principes féminin et masculin et de la non-existence et de l’existence (Yin et yang). Suivre la voie du Tao, c’est vivre en harmonie avec la nature, respecter la liberté humaine, pénétrer la source de vie qui imprègne toute chose. Allant aux sources mêmes de cette pensée, la rendant accessible, mettant à la disposition du lecteur quelques-uns de ces textes fondateurs, Isabelle Robinet, qui fut l’une des meilleures spécialistes françaises du taoïsme, nous livre ici une excellente introduction à la méditation taoïste. Les pratiques de la Grande Pureté sont caractérisées par l’intériorisation de pratiques antérieures : les techniques sexuelles sont converties en une union symbolique des principes masculin et féminin ; les anciennes méthodes magiques, sublimées, se détachent de la quête des pouvoirs surnaturels et se concentrent sur la transformation de l’âme ; le rituel passe au second plan pour laisser place à la solitude et au silence du méditant. Considérés comme les plus profonds des Ecrits sacrés de la Chine, les textes de la Grande Pureté constituent l’un des plus importants maillons de cette chaîne qui relie le taoïsme des premiers siècles à celui d’aujourd’hui. Isabelle Robinet nous en offre une lecture particulièrement éclairante.

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En n’exaltant pas les sages, on empêche le peuple de se disputer.
En ne prisant pas les biens d’une acquisition difficile, on empêche le peuple de se livrer au vol.
En ne regardant point des objets propres à exciter des désirs, on empêche que le cœur du peuple ne se trouble.
C’est pourquoi, lorsque le saint homme gouverne, il vide son cœur, il remplit son ventre (son intérieur), il affaiblit sa volonté, et il fortifie ses os.
Il s’étudie constamment à rendre le peuple ignorant et exempt de désirs.
Il fait en sorte que ceux qui ont du savoir n’osent pas agir.
Il pratique le non-agir, et alors il n’y a rien qui ne soit bien gouverné.

Né il y a plus de deux mille ans, le taoïsme fait partie des « trois enseignements » de la Chine, avec le confucianisme et le bouddhisme. Mais tandis que ces deux derniers sont centrés sur une figure fondatrice, il est pratiquement impossible d’en attribuer une au taoïsme. Celui-ci s’est formé en intégrant différents courants puisés au fonds ancien de la Chine. Suivre la voie du Tao, c’est vivre en harmonie avec la nature, respecter la liberté humaine, pénétrer la source de vie qui imprègne toute chose.
Allant aux origines mêmes de cette pensée, la rendant accessible, mettant à la disposition du lecteur quelques-uns de ses textes majeurs, dont ceux de Lao zi (ou Lao Tseu), et de Zhuang zi (ou Tchouang-Tseu), Isabelle Robinet nous livre ici une excellente introduction.

John Blofeld est avec Alexandra David-Neel, Govinda ou Bacot un des grands découvreurs de la spiritualité orientale de ce siècle. II vécut, avant et après la Seconde Guerre mondiale, plus de la moitié de son existence en Extrême-Orient. En Chine, où il passa de nombreuses années, il devint le disciple de maîtres taoïstes et découvrit des pratiques et des rites restés inconnus jusqu’alors des Occidentaux.
Voici donc un passionnant et authentique témoignage sur la vie des monastères taoïstes telle qu’elle était vécue avant la Révolution culturelle. Epoque qui n’est pas si révolue puisque la Chine assiste aujourd’hui à un retour de toutes les pratiques et théories issues de l’antique taoïsme.


Dans le monde, lorsque tous les hommes ont su apprécier la beauté (morale), alors la laideur (du vice) a paru. Lorsque tous les hommes ont su apprécier le bien, alors la mal a paru. C’est pourquoi l’être et le non-être naissent l’un de l’autre.
Le difficile et le facile se produisent mutuellement.
Le long et le court se donnent mutuellement leur forme.
Le haut et le bas montrent mutuellement leur inégalité.
Les tons et la voix s’accordent mutuellement.
L’antériorité et la postériorité sont la conséquence l’une de l’autre.
De là vient que le saint homme fait son occupation du non-agir.
Il fait consister ses instructions dans le silence.
Alors tous les êtres se mettent en mouvement, et il ne leur refuse rien.
Il les produit et ne se les approprie pas.
Il les perfectionne et ne compte pas sur eux.
Ses mérites étant accomplis, il ne s’y attache pas.
Il ne s’attache pas à ses mérites ; c’est pourquoi ils ne le quittent point.

Lao Tseu, qui aurait vécu six siècles avant notre ère, est avec Confucius, dont il fut le contemporain, le personnage le plus illustre de l’antiquité chinoise. Quant au Tao Te King qui lui est attribué, sur des bases d’ailleurs moins historiques que légendaires, c’est sans aucun doute l’ouvrage le plus souvent traduit de toute la littérature extrême-orientale.
Ces quelque cinq mille caractères chinois ont donné lieu à d’innombrables traductions et interprétations. La présente version se situe résolument dans la perspective d’une adaptation de l’antique sagesse à notre monde et à notre langage contemporains. Plus que jamais, en effet, notre conscience occidentale a besoin d’entendre ces paroles fascinantes, porteuses du secret spirituel de l’Orient.

« Le taoïsme est tellement plus éloigné de nous que telle doctrine antique ou médiévale qu’il nous procurera une nourriture infiniment moins accessible, et qui devra être débarrassée de la gangue qui l’entoure ; elle sera infiniment moins variée aussi et plus difficilement assimilable. Mais elle n’en aura pas moins une force telle que tous ses manques disparaîtront devant l’idée unique qui en forme le noyau substantiel, et qui, indéfiniment répétée et sous toutes ses formes, ébranlera l’esprit le plus rebelle après l’avoir scandalisé. Elle la forcera, cette idée, à voir ce qui l’entoure et lui-même sous un jour nouveau, comme si le rayon d’une étoile, lui parvenant après des millions d’années-lumière, remettait en question tout ce que notre Soleil nous a fait voir jusqu’alors. »

Que sait-on vraiment de Lao-tseu, le père fondateur du taoïsme ? Qui était ce mystérieux personnage souvent représenté avec une longue barbe blanche à dos de buffle ? Un dieu ? Un philosophe ? ? A-t-il vraiment existé ?
Trop souvent réduit en Occident à de la gymnastique douce ou aux sports de combat, le taoïsme propose une à l’homme de vivre en accord avec lui-même et avec la nature, grâce à un intense travail sur soi, sur ses énergies et sur son souffle.
Sagesse très chinoise. Peut-elle s’adapter à l’Occident?
Le but de ce hors-série est d’expliquer les principes fondateurs du taoïsme en revenant aux textes fondateurs, à Lao-Tseu le penseur mythique mais aussi à ses successeurs.
Avec ce hors-série consacré à Lao-Tseu, Le Point propose à un public curieux et ouvert un éclairage documenté et pédagogique nourri des analyses et des interviews des meilleurs experts de la Chine, …comme – Catherine Despeux – Vincent Goossaert – John Lagerwey – Rémi Mathieu et d’autres encore.

114 pages

 

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La voie qui peut être exprimée par la parole n’est pas la Voie éternelle ; le nom qui peut être nommé n’est pas le Nom éternel.
(L’être) sans nom est l’origine du ciel et de la terre ; avec un nom, il est la mère de toutes choses.
C’est pourquoi, lorsqu’on est constamment exempt de passions, on voit son essence spirituelle ; lorsqu’on a constamment des passions, on le voit sous une forme bornée.
Ces deux choses ont une même origine et reçoivent des noms différents. On les appelle toutes deux profondes. Elles sont profondes, doublement profondes. C’est la porte de toutes les choses spirituelles.

La voie et sa vertu

Malgré son contenu très bref, le Tao-tê-king, attribué par la tradition au philosophe Lao-tzeu, a joué un rôle particulièrement important dans l’histoire de la civilisation chinoise. Dès le IVe et le IIIe siècle avant J.-C., son influence était considérable.

La prodigieuse fortune du Tao-tê-king a été due en partie à sa forme littéraire, et singulièrement au fait qu’il abonde en aphorismes et en paradoxes susceptibles d’être pris soit à la lettre, soit au sens figuré. D’où la possibilité pour les philosophes des écoles les plus diverses de se réclamer de lui ; d’où, aussi, le nombre étonnant de proverbes courants qui sont tirés de ce livre.

Texte chinois présenté et traduit par François Houang et Pierre Leyris

Le taoïsme est un grand courant de pensée qui imprègne depuis l’Antiquité toute la culture chinoise. Mal connu jusqu’à aujourd’hui en Occident, cette philosophie est redécouverte grâce à l’engouement actuel pour les arts et disciplines qui s’en inspirent (Tai-chi, Qigong…). Le coffret les Maîtres du Tao réunit trois textes, tous édités dans la collection « Spiritualités vivantes », qui, au cœur de l’enseignement taoïste, ont acquis le statut de classique :

– Le Tao te king ou « Livre de la Voie et de la Vertu » de Lao tseu (Laozi) enseigne la conduite à tenir pour vivre en harmonie avec le Tao. Le livre comprend 81 courts chapitres sous forme d’aphorismes et d’images poétiques.

– Tchouang tseu illustre le principe de la transformation des êtres. Collection d’essais, de poèmes et d’histoires, Le Rêve du papillon se présente sous forme de paraboles et d’allégories.

– Le Traité ou « Vrai classique du Vide parfait », de Lie tseu (Liezi), présente des compilations sur le vide et la cosmologie.

Le taoïsme est une des grandes religions de l’humanité. Depuis deux mille ans, il donne sens et forme aux manifestations les plus diverses de la civilisation chinoise, depuis l’art de gouverner jusqu’à la médecine et aux cérémonies qui rythment la vie quotidienne. Pour comprendre la Chine, il faut connaître le taoïsme. Mais le taoïsme, c’est aussi un ensemble de textes spirituels parmi les plus hauts qu’ait produits l’humanité. Les questions qu’ils posent, avec une force et un humour auxquels nul ne peut rester insensible, nous taraudent toujours : l’homme et l’univers ne font-ils qu’un ? L’homme juste peut-il participer au gouvernement ? Lao-tseu ou Tchouang-tseu, et leurs innombrables commentateurs ne sont que les plus célèbres d’un ensemble foisonnant d’auteurs que le sinologue anglais Martin Palmer nous invite à découvrir dans un livre à la fois très informé et facile d’accès.

En cette époque où la Chine grandit en puissance, le taoïsme, que les Chinois définissent comme « leur religion », fait de plus en plus parler de lui. En Occident, nombreux sont les thérapeutes et les praticiens de techniques psychocorporelles qui font référence à la pensée et à la philosophie issues de Lao Tseu.
Mais peut-on parler du taoïsme sans décrire ses différentes formes et son évolution ?
Quarante années de recherche des sinologues sont mises à profit par Pierre-Henry de Bruyn pour explorer une tradition jusqu’alors fort méconnue. Au fil des pages, le lecteur découvrira qu’il n’y a pas en effet « un » taoïsme mais « plusieurs », unifiés par une cosmologie et une anthropologie communes centrées sur le corps et ces souffles qui l’habitent et informent de l’intérieur la texture même de l’univers.

Ce merveilleux petit ouvrage nous livre les clés pour découvrir la richesse de la pensée de Lao tseu, ce personnage semi-légendaire qui aurait été contemporain de Confucius et du Bouddha.

Avec une clarté exemplaire, il en présente la doctrine : les thèmes du Tao, du non-agir, du vide, et s’attarde sur la religion taoïste, alliance déconcertante de mysticisme et de magie.

Renversant une image répandue, il montre que, loin de se retirer du monde, le taoïste reste engagé dans la société par son rayonnement bienfaisant.

Ainsi ne faut-il pas lire le Livre de la Voie et de sa vertu comme une simple oeuvre philosophique, mais comme un condensé de principes de vie et de bonheur à mettre en pratique.

Si Confucius est le représentant idéal de la tradition lettrée chinoise, il apparaît que Lao tseu eut une influence considérable sur la vie spirituelle des individus.

pose-toi la question, être ministre à la cour,
ou être un immortel dans la forêt, peut-on comparer ?
un pichet de bon vin, un fourneau pour l’élixir,
le bonheur de s’endormir en pleine journée
en écoutant le vent dans les pins

La tradition taoïste, qui célèbre la vie pleinement vécue et la jouissance de l’instant présent, a donné à la Chine ses meilleurs poètes. Ce sont eux qui ont su rendre dans leurs poèmes l’atmosphère si particulière du tao et du zen. Cheng Wing fun et Hervé Collet ont réuni un nombre appréciable de ces poèmes qui esquissent les contours d’un ordinaire merveilleux dans une anthologie organisée en sept thématiques : la cabane, la cuisine, le vin et l’ivresse, le thé, les livres, la musique et la visite à un maître.

« Pour gouverner les hommes et servir le Ciel,
rien de mieux que la modération.
Pratiquer la modération signifie
se conformer de bonne heure à la Voie.
Se conformer de bonne heure à la Voie
signifie accumuler beaucoup de force vitale (vertu).
Qui a accumulé beaucoup de force vitale,
il n’y a rien dont il ne soit capable.
S’il n’y a rien dont il ne soit capable,
il ne connaît pas les limites de son pouvoir.
Qui ne connaît pas ces limites
peut posséder un royaume. »

Le Tao-Te king, « Livre (king) de la Voie (Tao) et de la Vertu (Te) », l’ouvrage fondateur du taoïsme philosophique, est attribué à Lao-tseu. Selon la légende, Lao-Tseu aurait rencontré Confucius et lui aurait tenu des propos obscurs, ce qui aurait fait dire à ce dernier que Lao-Tseu était « insaisissable comme un dragon ». Entre légende ou réalité, nul ne peut trancher. Mais reste un livre sacré, lui aussi sibyllin, que Marcel Conche, grand philosophe contemporain, a traduit et commenté pour nous, afin d’éclaircir la Voie taoïste de la sagesse en rapprochant la philosophie orientale, qui nous est souvent étrangère, de la philosophie des Antésocratiques, dont Lao-Tseu aurait été le contemporain. En guise d’introduction au texte intégral, Marcel Conche distingue et développe les principaux points de la philosophie taoïste, afin de baliser la lecture de ce texte ardu et essentiel de points de lumière indispensables à la compréhension du texte. Puis, au gré de réflexions, il s’ancre sur certaines notions qu’il développe, comme le rapport de la violence et de la civilisation, et compare aux autres points de vue philosophiques.
Marcel Conche commente le sens du livre, la sagesse, comment l’acquérir selon Lao Tseu. Les éclaircissements apportés permettent enfin de comprendre et d’assimiler les principes de la philosophie taoïste, et font du Tao-Te king un livre accessible digne de figurer parmi les classiques de la philosophie antique. Le Tao-Te king enrichit la pensée occidentale de points de vue différents, d’un autre âge et d’une autre aire culturelle, qui peuvent nous aider à penser les problèmes de notre temps et de notre culture.

Le mouvement lettré des « Sept Sages de la forêt de bambous » (Zhulin qixian) réunis autour du poète-musicien Xi Kang (223-262) représente par son anticonformisme affiché et sa grande liberté d’esprit le courant « sentimentaliste » (Feng Youlan) mais profond du néo-taoïsme. Xi Kang, issu d’une riche famille, fut élevé dans la plus pure tradition confucéenne, mais se sentant attiré par le taoïsme, il s’adonna à l’art de nourrir le principe vital (yangxing) puis voyagea de 240 à 245, voyages au cours desquels il rencontra des ermites, tels Wang Lie, qui lui enseignèrent des techniques respiratoires. Revenu chez lui, il réunit autour de lui à Shanyang dans le Henan le poète Ruan Ji (210-263) et son neveu Ruan Xian, le poète Liu Ling (221-300), grand amateur de vin et adepte d’un certain naturisme, ainsi que Xiang Xiu (mort en 300), Wang Rong (234-305) et Shan Tao (203-283). Adepte des conversations épurées, ces « lettrés bohèmes » (J. Gernet) cherchent dans l’ivresse l’harmonie avec le monde et l’union avec le Tao. Leur idéal consiste à suivre leurs impulsions et à toujours agir de façon spontanée.

Jean-Christophe Demariaux « Le Tao », éditions du Cerf/Fides, collection « Bref », 1990