A paraître le 16 août 2018

Ce manuel présente la logique des processus de la vie psychique à tous les âges de la vie de la naissance à la vieillesse.

Les auteurs issus de la pensée psychanalytique retracent tout d’abord l’histoire de la réalité psychique de la subjectivité. Ils présentent ensuite les logiques en large partie inconscientes qui sous-tendent les formes d’expression de la psychopathologie. L’apport des neurosciences dans le champ de la psychopathologie est également abordé. Une approche projective complète enfin cette démarche d’ensemble et fournit une méthode pour médiatiser la subjectivité propre du clinicien.

Ainsi composé ce manuel s’adresse à tous ceux qui étudiants jeunes professionnels et psychologues confirmés sont soucieux d’une vue d’ensemble actualisée de l’approche clinique de la vie psychique et des formes de sa pathologie.

Cette troisième édition a été enrichie d’un nouveau chapitre sur la délinquance et la criminalité et d’un développement conséquent sur les psychothérapies.

Avec la livraison de ce dernier numéro des Cahiers de Psychologie clinique notre équipe termine la réalisation de cinquante volumes, parus régulièrement tous les six mois au cours de ces vingt-cinq dernières années.

[…]

Nous voulons partager ici notre inquiétude quant au développement de pratiques de soins qui essaient de faire l’économie de la complexité psychique au profit de la rentabilité illusoire du soin. Le temps du psychisme n’est pas le temps de l’entreprise ni celui des politiques d’austérité. Quand des mécanismes psychologiques ont mis dix, vingt, trente, quarante ans à s’installer, il est mensonger, arbitraire et manipulateur, de donner à penser qu’il est possible de les assainir rapidement. C’est le cas aussi quand des traumatismes violents ont traversé plusieurs générations ou quand des traumatismes précoces ont perturbé l’évolution souhaitable de la croissance psychique. Il nous semble indispensable de faire comprendre à quel point une approche clinique de ces pathologies doit pouvoir s’appuyer sur une démarche progressive et processuelle et qu’un renoncement à des formules instantanées ou ultra rapides est la condition sine qua non d’une véritable évolution.

Nous voulons aussi partager notre inquiétude quant au développement de pratiques de soin qui essaieraient de faire l’économie de l’existence des inconscients humains. « Déconditionner », « corriger », faire appel à la volonté, c’est méconnaître la face cachée de l’iceberg et tromper les patients sur leur véritable fonctionnement interne.

Et que dire de toutes les formules magiques qui leur sont proposées et qui exploitent commercialement leur besoin d’espérer voir leur crédulité ?

[…]

C’est une triple rencontre avec lui-même comme sujet de ses désirs, de sa continuité et de ses ruptures que l’être humain – animal « critique », c’est à dire voué à la crise dans sa vie intérieure comme dans sa vie sociale – se risque lorsqu’il s’engage dans une psychanalyse.
L’objet de cet ouvrage est d’analyser les processus intrasubjectifs, interpersonnels et groupaux mis en jeu par l’expérience d’une rupture dans la continuité de soi. C’est aussi d’établir quel cadre théorique et méthodologique et quel dispositif technique sont aptes à instituer certaines fonctions (de conteneur et d’espace transitionnel principalement) susceptibles à leur tour d’enclencher un travail de la rupture.
Bien que les contributeurs de ce volume n’aient pas tous trouvé leur inspiration dans l’œuvre laissée ouverte par Winnicott, c’est en référence aux phénomènes transitionnels découverts par ce dernier qu’est proposée ici une méthode générale d’analyse transitionnelle permettant, dans les situations de crise, de préparer ou de parachever un travail psychanalytique plus classique soit en cure individuelle, soit en groupe, soit dans des institutions.

On sait que Gregory Bateson (1904 – 1980) a abordé les disciplines les plus variées. Sa réflexion, passant successivement par l’anthropologie, l’éthologie, la psychiatrie, s’est épanouie finalement dans la tentative de penser de façon systémique la nature du monde vivant : monde où les causes agissantes sont non des forces ou des impacts, mais des informations ou des différences.

Ce colloque, tenu à Cerisy, a réuni des spécialistes des disciplines traversées par Bateson : anthropologues, sémioticiens, généticiens et biologistes, épistémologues, thérapeutes… Chacun de ces spécialistes a tenté de montrer comment, dans son travail, intervenaient les concepts élaborés par Bateson, afin de faire un premier point sur les pistes qu’il a ouvertes.

Le baron de Münchhausen, d’après la légende, se prit lui-même par les cheveux pour se sauver, ainsi que son cheval, de la noyade. Est-il possible, à son exemple, de se tirer ou de tirer quelqu’un d’autre de quelque intenable situation en voyant la vie avec des yeux nouveaux ?

Telle est la question à laquelle Paul Watzlawick veut répondre dans ce livre, clair et attrayant. Il nous montre comment nous pouvons changer notre perspective sur la réalité au lieu de nous enfermer dans une vision limitée et rigide ; il pose les bases d’une science paradoxale du changement, et décrit de façon minutieuse et fouillée le modèle théorique qui sous-tend la pratique de l’Institut de Palo Alto.

Notre monde nous sollicite en permanence à l’action immédiate et à la rentabilité du temps, alors à quoi bon et pourquoi parler d’ennui ? N’avons-nous rien de mieux à faire… À une époque « hyper-agitée », l’ennui devient peut-être même tabou, ce qu’il s’agit d’éviter à tout prix. Mais à force de nous agiter effrénément d’une occupation à l’autre, ne courrons-nous pas le risque de basculer de l’exaltation à la dépression ? Faute de n’avoir su apprivoiser ce désœuvrement que nous craignions tant… Ce livre démontre que l’« ennui » n’est pas « mortel » ni « ennuyeux » pour celui qui s’y adonne sans crainte. Bien au contraire, il serait même une condition d’accès à ce qui est « vivant » au plus profond de nous-même et à ce qui a authentiquement de l’« intérêt » pour nous. Il ne s’agit plus dès lors de fuir l’ennui mais de le savourer ; comme ce temps (inquiétant mais nécessaire) de latence de soi d’où advient la possibilité d’être et d’agir en pleine conscience. C’est là que la joie, la créativité et l’amour de soi, des autres, de la vie, trouvent leur source.

L’auteur propose ici une lecture tout à fait nouvelle des problématiques de la précocité intellectuelle adulte : sur le plan des relations amicales, de l’investissement professionnel, du développement du couple, de la sexualité… Il évoque les traumatismes spécifiques que peuvent rencontrer ces personnes. Loin d’être un écrit uniquement descriptif, Fabrice Bak apporte des réponses pragmatiques, de l’enfance à l’âge adulte.

Quand il se sentent compris, reconnus, en confiance, quand la qualité d’attention et d’écoute est à la hauteur de leurs attentes, après avoir prudemment testé les capacités de leur interlocuteur à encaisser l’information et tout en restant sur le qui-vive, prêts à rebrousser chemin au moindre signe d’incrédulité, tant ils ont peur d’être pris pour des fous, les surefficients mentaux avouent vivre des expériences paranormales : télépathie, états extatiques de paix et d’amour pur, clairvoyance, sensation de communion avec la nature, prémonitions, et parfois plus : capacité à percevoir les auras, à ressentir des présences occultes, à se souvenir de vies antérieurs.

Les surefficient mentaux se bloquent face à l’idée d’être supérieurement intelligent. Tout au plus acceptent-ils l’idée d’une intelligence différente. Mais supérieure, non ! Car le paradoxe est le suivant : plus on est intelligent, plus on doute de l’être et moins on le sait. Alors, ils se débattent avec cette idée d’une intelligence exceptionnelle. Elle les choque même profondément. D’abord et avant tout parce qu’elle va à l’encontre de leurs valeurs d’égalité et de fraternité. Ensuite, s’admettre intellectuellement plus performant que la moyenne fait aussi violence à leur modestie. Enfin, il est plus confortable de se croire juste un peu hypersensible et décalé. Être si intelligent serait encore plus stigmatisant. Certains surefficients m’ont dit que cela confirmerait et rendrait définitif cet isolement qui les fait souffrir.

Pour le surdoué, être totalement dans l’instant présent, synchronisé avec ses sensations, ses émotions, en prenant le plaisir simple du moment, est une mission quasi impossible. Le carpe diem des philosophes qui incite à profiter pleinement de ce que l’on vit dans l’ici et maintenant de la situation reste inaccessible. La méta-analyse du surdoué sur tous les moments vécus le prive de la possibilité d’être tranquillement acteur d’une scène, de se laisser paisiblement porter par la vécu immédiat. Il n’est jamais seulement acteur, il reste toujours aussi le spectateur. Ou même le commentateur de sa propre vie. Comme une voix off. C’est fatigant. Douloureux parfois. Frustrant souvent.

« Se révolter, c’est courir à sa perte, car la révolte, si elle se réalise en groupe, retrouve aussitôt une échelle hiérarchique de soumission à l’intérieur du groupe, et la révolte, seule, aboutit rapidement à la soumission du révolté… Il ne reste plus que la fuite. »
Henri Laborit pose, à la lumière des découvertes biologiques, la question de notre libre arbitre, de notre personnalité même. La politique, la société, tout prend dès lors une autre dimension.

La solitude est le mal du siècle et les surdoués, par leur extrême sensibilité, y sont particulièrement exposés. Pour avoir pendant longtemps recueilli leur parole, Monique de Kermadec, psychothérapeute et psychanalyste, est allée au plus près de cette souffrance souvent inavouable. Elle nous invite ici à identifier l’origine de ce sentiment afin de ne plus en souffrir mais, au contraire, d’en faire une force. Car la capacité à être seul est indispensable à la connaissance de soi et donc des autres.
Quels sont les liens entre solitude et isolement  ? Comment s’exprime cette solitude sous sa forme négative et quelles sont les manifestations de sa souffrance  ? Ses causes objectives et ses raisons subjectives ?
En répondant à ces questions et à tant d’autres, Monique de Kermadec livre les clés qui permettront à chacun de découvrir les pouvoirs de la solitude afin d’y trouver une source d’épanouissement et de construction personnelle.

  • les vrais surdoués sont des personnes plus intelligentes, mais qui n’en font pas étalage ; il se sentent humbles et pas plus intelligents que les autres ; d’autres sont aussi intelligents qu’eux ;
  • ils sont intuitifs, d’autres le sont aussi ;
  • ils ont des valeurs, d’autres aussi ;
  • ils sont curieux et passionnés de tout, d’autres également ;
  • ils ont une mémoire d’éléphant, ce ne sont pas les seuls ;
  • on les appelle œil de lynx, il n’y a pas qu’eux ;
  • ils sont hypersensibles, certains le sont plus encore ;
  • ils vont bien, nombre de nos congénères aussi.

En revanche, ils sont les seuls à être tout cela à la fois. Et bien d’autres choses encore. Car, au-delà de ce portrait-robot, leur personnalité est propre à chacun d’entre eux.

Ce manuel présente la logique des processus de la vie psychique à tous les âges de la vie, de la naissance à la vieillesse.
Les auteurs, issus de la pensée psychanalytique, retracent tout d’abord l’histoire de la réalité psychique de la subjectivité. Ils présentent ensuite les logiques, en large partie inconscientes, qui sous-tendent les formes d’expression de la psychopathologie. L’apport des neurosciences dans le champ de la psychopathologie est également abordé. Une approche projective complète enfin cette démarche d’ensemble et fournit une méthode pour médiatiser la subjectivité propre du clinicien.
Ainsi composé, ce manuel s’adresse à tous ceux qui, étudiants, jeunes professionnels et psychologues confirmés, sont soucieux d’une vue d’ensemble et actualisée de l’approche clinique de la vie psychique et des formes de sa pathologie.
Cette deuxième édition a été enrichie des nouvelles thématiques suivantes : le travail de psychothérapie et les médiations thérapeutiques, ainsi que la psychopathologie du sujet vieillissant.

Le monde comme terrain de jeu : le grand écart

L’ouverture d’esprit est inhérente à votre vie. Plus que de la curiosité, c’est bien d’un intérêt pour tout qui vous anime.

Vous avez des passions, simultanées ou successives, et ne comprenez pas que l’on puisse se satisfaire d’une seule activité. Pour vous, le monde est pluriel et mérite d’être exploré.

Capable de vous intéresser à tout et son contraire, vous êtes surpris lorsque l’on vous dit que c’est impossible.

Carine raconte à ses amis ses dernières vacances, pendant lesquelles elle est partie sac à doc faire du camping sauvage.  Puis elle a passé les quelques jours qui lui restaient dans un hôtel cinq étoiles à faire des visites culturelles. Elle s’étonne devant l’incompréhension de ses amis : « Ils ne comprennent pas que je puisse concilier les deux. Personnellement, je ne vois pas où est le problème, puisque mes plaisirs et mes satisfactions sont différents. Je ne conçois pas, comme Luc, par exemple, de ne passer mes vacances qu’au Vietnam, chaque année, l’une après l’autre. »

Plus que de la compréhension, il y a l’acceptation de l’autre dans sa différence, dans ses goûts et ses choix.

Pour vous le monde est pluriel, et s’arrêter à une vision unique n’a aucun sens.

Vous êtes ainsi capable de faire le grand écart, d’être aventurier et casanier, de voir du monde comme d’avoir besoin de solitude.

Vous avez des passions, et savez que vous pouvez et avez envie de toujours explorer plus et plus loin.

Pour Anne, 22 ans, rien que de très normal : « Je vais au cinéma, au théâtre et au concert ; environ une fois par semaine je vais voir des expos, je vais me promener, je vois mes amis. »

De par leur plus grande intelligence, leur implication et leur motivation, leur désir de progresser et leur capacité à percevoir au-delà du premier abord, ce sont des personnes qui réussissent très vite dans les activités qu’ils investissent.

Ils progressent rapidement en sport, utilisant leurs sens comme autant de récepteurs d’information, ils sont de bons observateurs, qui digèrent les connaissances qu’ils perçoivent ainsi des autres sportifs et leur apprentissage se fait plus par expérience et observation que par théorie.

On dit d’eux qu’ils ont un bon œil, et une bonne capacité d’observation et d’assimilation.

Je prends couvent l’exemple de l’équitation à ce sujet, dans lequel les cavaliers de saut d’obstacle doivent parcourir à pied le tracé qu’ils auront ensuite à effectuer à cheval. L’entraîneur leur demande de compter le nombre de foulées que leur cheval devra effectuer entre deux obstacles. Lucie, 13 ans, membre de l’équipe de France junior, me dit regarder faire les autres, compter avec eux, mais ne pas savoir quoi en faire : « Je les accompagne et je compte, mais une fois à cheval, tout se fait tout seul, je ne compte rien, mes mains savent ce qu’elles doivent faire et les transmettent au cheval. Je ne sais pas comment je fais ; ça se fait, et ça marche ! »

Ils ont des facilités dans tous les domaines qu’ils investissent, notamment en art où leurs œuvrent plaisent ; ils aiment écrire, organisent des voyages ou des week-ends insolites en sachant dénicher ce qui en fera un voyage différent ; ils réunissent des amis intéressants ; ils apprennent facilement les langues.

Le groupe familial, la classe d’école, le groupe de travail, l’équipe sportive représentent des ensembles humains que nous approchons sans cesse. Toute communication est échange de signes, de symboles, et met en jeu des rapports d’influence, des mouvements affectifs.
Comment s’organisent ces échanges au sein d’un groupe ? Quelle est leur dynamique repérable et inconsciente et comment parvenir à la discerner et l’analyser ? L’éthologie, la linguistique, la psychanalyse, l’anthropologie et la psychologie nous aident à approcher cette réalité.
Cet ouvrage désormais classique, réactualisé dans cette 7e édition, s’adresse aux étudiants, formateurs, travailleurs sociaux, psychologues et responsables d’équipes.

Aux côtés des victimes de manipulation mentale depuis plus de vingt ans, j’ai pu décrypter la personnalité des manipulateurs, celle de leurs victimes et aussi étudier les composantes du lien étrange qui les relie. J’en suis arrivée à la conclusion surprenante que plus on est intelligent, plus on est manipulable. Le paradoxe n’est qu’apparent : une personne intelligente cherche à comprendre, essaie d’intégrer le point de vue de l’autre, veut trouver un terrain d’entente et refuse de se décourager. Or un manipulateur ment, nie la réalité et crée délibérément les conflits dont il se nourrit. Pire, le manipulateur vous ligote dans vos valeurs humanistes et les détourne à son profit.
Ce livre vous donne des clés concrètes pour comprendre comment les manipulateurs utilisent votre propre toile d’araignée mentale pour y tisser leur piège, parce que vous avez mieux à faire de votre intelligence que de rester leur proie.

Surdoué moi ? À mon âge ? Non !

Et pourtant… Curiosité insatiable, rythme mental en ébullition, imagination inépuisable, sens aigu du langage, esprit critique aiguisé, hypersensibilité, empathie hors du commun. De nombreux adultes se sentent “différents”. Ils sont sans doute “surdoués”, à haut potentiel.

Voici comment le découvrir et bien vivre avec.

• Que faire quand on découvre, à l’âge adulte, que l’on est surdoué ? Est-ce que cela change vraiment la vie ?
• Quels sont les signes physiques et psychologiques caractéristiques ?
• Comment bien gérer ses “tsunamis” émotionnels ?
• Comment réussir sa vie sentimentale ?
• Comment se motiver dans un monde qui n’est pas à son rythme ? Apprendre la patience ?
• Comment préparer un enfant surdoué à sa vie d’adulte ?
• Comment envisager sa vie autrement, en privilégiant sa créativité ?

Des réponses, des solutions pour trouver son équilibre et transformer le fardeau en cadeau.

Le type INFP
(Introversion iNtuition Sentiment Perception)

L’Idéaliste

Le Rêveur
Le Guérisseur
Le Philosophe Idéaliste
Le Croisé des Valeurs
Le Conciliateur
Le Raccomodeur
Le Médiateur

« Accomplir des tâches nobles pour aider la société »
« Soutien et Intégrité »
« Non directif, il concilie »

3 à 5 % des hommes
4 à 7 % des femmes

INFP

 

En règle générale, les INFP se focalisent sur leurs valeurs et ils consacrent leur vie à suivre un idéal.

Ils sont souvent amenés à rassembler les gens autour d’un projet commun et font en sorte que chacun trouve sa place dans le groupe. Créatifs, ils sont constamment à la recherche de nouvelles idées ou possibilités. Ils avancent tranquillement vers ce qui est important pour eux et abandonnent rarement leur objectif. Malgré leur modération et leur délicieux sens de l’humour, ils sont difficiles à bien connaître ce qui peut conduire autrui à les négliger.

C’est lorsqu’ils travaillent à rendre la réalité conforme à leurs aspirations qu’ils expriment le mieux leur tempérament.

Les INFP sont des personnes calmes, souples, faciles à vivre et convaincues. Ils suivent leurs valeurs internes et bien qu’ils savent se montrer ouverts aux idées nouvelles, ils peuvent devenir intraitables lorsqu’une de leurs valeurs fondamentales leur semble bafouée.

Ils sont dotés d’une vie intérieure très riche et d’une sentimentalité complexe. Il peut être parfois difficile de les comprendre, car ils ont tendance à garder secrets leurs sentiments et leurs convictions passionnées, qu’ils ne partagent qu’avec une petite poignée de proches.

C’est le type le plus idéaliste de tous.

INFP INFP

Leur ordre de préférence Jungien est :

  •  Dominant : Sentiment Introverti Fi   { Pour résoudre un problème, il prend en compte les personnes… }
  •  Auxiliaire : iNtuition Extravertie Ne  { … puis prend du recul pour avoir une vue d’ensemble… }
  •  Tertiaire : Sensation Introvertie Si   { … puis étudie les faits… }
  •  Inférieur : Pensée Extravertie    Te   { … et enfin applique la logique }

Dégonflez l’importance

La seconde notion de Transurfing qui me paraît être une véritable perle pour vous est celle qui concerne les forces d’équilibrage. C’est de la physique on ne peut plus basique : si vous voulez vous tenir debout au milieu d’une pièce, vous n’avez pas grand-chose à faire et cela ne vous demandera pas beaucoup d‘énergie. Il suffit de placer votre centre de gravité au milieu de votre base de sustentation (vos pieds) et de laisser l’attraction terrestre faire son œuvre. En revanche, si vous vous tenez debout tout au bord d’une falaise, les choses vont se compliquer. L’attraction que le vide exerce sur vous va vous obliger à vous crisper et à tendre votre corps vers l’arrière. Cette attraction du vide vous oblige à mettre en place des « forces d’équilibrage » pour ne pas tomber. Il en irait de même si vous marchiez sur une poutre au-dessus du vide. Vos bras balanciers chercheraient sans cesse à vous redonner de l’équilibre. Notez que la même poutre, posée au milieu de votre salon, ne vous ferait pas tanguer autant.

Transposons ce principe au développement personnel : nous nous plaçons tout seul au bord de la falaise (ou sur une poutre à 30 mètres de hauteur) chaque fois que nous donnons trop d’importance à un événement. Parfois, on dirait que les surefficients sont en train de jouer leur vie pour un simple coup de fil ! Inversement, quand on ne donne pas assez d’importance aux choses (exemple au hasard : l’argent), on se créé aussi des ennuis. Bref, si on ne reste pas assez concentré au bord de la falaise, on risque la chute.

De ce concept de « forces d’équilibrage » de Vadim Zéland, j’ai tiré une philosophie personnelle que je m’efforce de mettre en application quotidiennement :

Savoir donner l’importance JUSTE aux choses (ni trop, ni pas assez), c’est le travail de toute une vie.

Les types de personnalité INFP cherchent à vivre en harmonie avec leurs valeurs fondamentales et à comprendre ce qui est vraiment important pour les autres.

Cette introduction au type de personnalité INFP, basée sur l’évaluation de personnalité Myers-Briggs Niveau I, peut vous aider à comprendre la manière dont vous interagissez avec autrui, ainsi que les carrières qui pourraient vous convenir.

Points forts du type INFP

Les INFP aiment concevoir des solutions créatives pour résoudre les problèmes et s’engager moralement pour ce qu’ils estiment être juste. Ils aiment aider les autres à progresser et à développer leurs capacités pour atteindre leur potentiel maximal.

Points de développement potentiels pour les INFP

Les INFP ont parfois du mal à prendre la parole au cours des réunions, ce qui peut laisser penser qu’ils ne se sentent pas concernés ou désireux d’apporter leur contribution. Ils risquent de ne pas convaincre les autres du mérite de leurs idées.

Emplois INFP

Les INFP aiment aider les autres à se perfectionner et à apprendre et ils expriment leur créativité au travers de l’expression écrite ou des arts visuels. Ils aiment accomplir un travail qui a du sens et collaborer avec des gens qui partagent leurs valeurs. Les INFP sont susceptibles d’être attirés par les professions en rapport avec le conseil et le développement personnel, ainsi que par les arts et l’écriture.

Qu’est-ce que le MBTI ?

Le MBTI (Indicateur Typologique de Myers-Briggs) décrit les différences personnelles selon 16 « types » psychologiques permettant à chacun de découvrir ce qu’il a en commun ou de différent avec d’autres personnes, et aide à améliorer ses relations professionnelles et personnelles.

La personnalité « Médiateur »

(INFP-A / INFP-T)

Les Médiateurs sont de vrais idéalistes qui recherchent toujours un soupçon de bien, même chez les pires personnes ou dans les pires évènements, et recherchent des moyens d’améliorer les choses. Bien qu’ils puissent être perçus comme étant des gens calmes, réservés ou même timides, les Médiateurs ont une flamme et une passion intérieures qui peuvent vraiment briller. Comme ils ne constituent que 4 % de la population, le risque de se sentir incompris est malheureusement élevé pour les gens du type de personnalité « Médiateur », mais s’ils trouvent des gens de même sensibilité qu’eux avec qui passer leur temps, l’harmonie qu’ils ressentiront sera une fontaine de joie et d’inspiration.

La Personnalité Médiateur (INFP-A / INFP-T)

Comme ils font partie du groupe de personnalités des Diplomates, les Médiateurs se laissent guider par leurs principes plutôt que par la logique (les Analystes), par l’excitation (les Explorateurs) ou le sens pratique (les Sentinelles). Quand ils décident comment aller de l’avant, ils comptent sur l’honneur, la beauté, la morale et la vertu. Les Médiateurs sont menés par la pureté de leur intention, pas par les récompenses ou les punitions. Les gens qui partagent le type de personnalité « Médiateur » sont fiers de cette qualité, et à juste titre, mais tout le monde ne comprend pas la motivation qui se cache derrière ces sentiments et cela peut mener à l’isolation.

« Tout ce qui est or ne brille pas; Tout ceux qui errent ne sont pas perdus; Le vieux qui est fort ne dépérit point; Les racines profondes ne sont pas atteintes par le gel. »

J. R. R. Tolkien

Nous savons ce que nous sommes mais nous ne savons pas ce que nous pourrions être

Dans leurs meilleurs moments, ces qualités permettent aux Médiateurs de communiquer en profondeur avec les autres, à parler facilement en métaphores et en paraboles et à comprendre et à créer des symboles leur permettant de partager leurs idées. La force de ce style de communication intuitive se prête bien aux travaux créatifs et que beaucoup de Médiateurs célèbres soient poètes, écrivains et acteurs n’a rien de surprenant. Il est important pour les Médiateurs de se comprendre eux-mêmes et de comprendre quelle place ils occupent dans le monde, et ils explorent ces idées en se projetant dans leur travail.

Les Médiateurs ont du talent pour l’expression de soi et ils révèlent leur beauté et leurs secrets par l’intermédiaire de métaphores et de personnages de fiction.

Les capacités linguistiques des Médiateurs ne s’arrêtent pas non plus à leur langue maternelle. On considère qu’ils sont doués quand il s’agit d’apprendre une deuxième (ou une troisième !) langue. Le don des Médiateurs pour la communication se prête également bien à leur désir d’harmonie et les aide à avancer quand ils trouvent leur vocation.

Ecoutez beaucoup de gens mais parlez à peu de gens

Cependant, à la différence de leurs cousins Extravertis, les Médiateurs ne concentrent leur attention que sur quelques gens, sur une seule cause digne d’intérêt. S’ils se dispersent, ils gaspillent leur énergie et se retrouvent même désespérés et bouleversés par tout le mal qu’ils ne peuvent pas éradiquer du monde. C’est cause de chagrin pour les amis des Médiateurs, qui en viennent à dépendre de leur manière de penser optimiste.

S’ils ne font pas attention, les Médiateurs peuvent se perdre dans leur quête du bien et négliger l’entretien quotidien qu’exige la vie. Les Médiateurs se perdent souvent dans de profondes pensées. Plus que tout autre type de personnalité, ils aiment la contemplation hypothétique et philosophique. Si on ne les surveille pas, les Médiateurs peuvent se mettre à perdre contact, à se retirer en « mode ermite », et leurs amis ou leur conjoint peuvent avoir besoin de dépenser beaucoup d’énergie pour les ramener dans le monde réel.

Heureusement, comme les fleurs au printemps, l’affection, la créativité, l’altruisme et l’idéalisme des Médiateurs revient toujours et les récompense, eux-mêmes et ceux qu’ils aiment, peut-être pas avec de la logique et de l’utilité mais avec une vision du monde qui inspire la compassion, la bonté et la beauté où qu’ils aillent.

« Comment amène-t-on autrui à faire ce qu’on voudrait le voir faire ? La solution se trouve dans cette introduction aux techniques de la manipulation. » Le Monde

« Et le plus fort, c’est que ça marche aussi en amour. Essayez, vous verrez… » L’Écho des savanes

« Cinquante ans de recherches scientifiques, basées sur l’administration de la preuve, permettent aujourd’hui à qui veut influencer autrui de mettre un maximum de chances de son côté et à qui en a assez de se faire “manipuler” de mieux comprendre les ressorts psychologiques au moyen desquels il se fait piéger. » Réponse à tout !

« Finalement, le titre est on ne peut plus exact. La manipulation est observée sous tous ses angles scientifiques, puis disséquée dans toutes ses utilisations pratiques… » Challenges
« Voici un petit ouvrage à ne pas mettre entre toutes les mains. Deux psychosociologues de talent y démontrent comment, dans la vie de tous les jours, nous sommes manipulés par les commerciaux ou la publicité. Idéal pour ne plus tomber dans le panneau… Mais aussi pour obtenir des autresce que vous souhaitez. » Entreprise et carrières
« Un livre étonnant, utile, indispensable… qu’il faudrait d’urgence inscrire au programme des écoles primaires, peut-être même avant le code de la route… » Annales des mines

Cette 3ème édition corrigée et actualisée est composée de 16 articles courts et synthétiques définissant les grands concepts de la psychologie clinique psychanalytique.

L’inconscient. Les pulsions. Le rêve. La projection. L’identification. Les fantasmes. Les mécanismes de défense. L’infantile. Le narcissisme. Le complexe d’Oedipe. La névrose. Les psychoses. Les états limites. La dépression. Le transfert. Le traumatisme.

Profession : diapason

J’invite les surefficients mentaux à prendre avec résignation et fatalisme leur mission sur terre : ils sont des diapasons. Avec ce système de valeur absolu, ce regard clairvoyant, quoi qu’ils fassent, ils ne peuvent pas ne pas donner le la, un la très pur. Alors, les gens qui s’en approchent, comme autant d’instruments de musique, ont ainsi la possibilité de vérifier qu’ils sonnent juste et au besoin de se réaccorder. Il y a alors plusieurs cas de figures : soit la personne sonne juste. Elle est authentique, sincère et saine. Alors, côtoyer un surefficient mental est pour elle un vrai bonheur. Soit la personne est désaccordée. Cette rencontre est pour elle une opportunité précieuse de s’en rendre compte et une réelle chance d’évoluer. […] Et puis il y a ceux qui détestent la musique et qui sont ravis de jouer sournoisement faux pour embêter l’orchestre, tout en faisant semblant d’être justes. Ceux-là détestent évidemment ces diapasons, qu’il faut à toutes fins empêcher de résonner !

Celui qui a l’âge du monde

Mais voilà l’autre facette inattendue. La part infantile du surdoué côtoie une autre perception : se sentir multiâge.

Qu’est-ce que cela veut dire ? Une chose finalement très simple, la sensation, selon les circonstances, les contextes, les personnes avec lesquelles on se trouve, d’avoir simultanément ou successivement des niveaux de maturité différents.

  • Oublions l’immaturité, parlons d’hypermaturité

Voilà encore une conception qui vient à l’encontre de ce que l’on dit souvent du surdoué, en particulier de l’enfant surdoué, lorsque l’on parle d’immaturité affective. C’est une notion erronée car on confond immaturité avec dépendance affective. Ce qui n’a rien à voir. Oui, le surdoué est un être profondément affectif. C’est d’abord un être affectif. L’ingérence affective est toujours présente chez le surdoué, y compris dans l’acte cognitif. Le surdoué pense d’abord avec ses émotions avant de penser avec sa tête. Voilà ce qui lui donne parfois ce qualificatif d’immature. Comme si la dominante de l’affectif était seulement le privilège des tout petits enfants !

Au contraire, un surdoué est un caméléon. Il peut jouer sur un registre très large : il ajuste son comportement, sa pensée, ses actes, pour les adapter au plus près des contraintes de l’environnement. D’une certaine façon, le surdoué joue avec son intelligence et sa sensibilité pour déterminer son adéquation au monde.

[…] L’hypermaturité doit être ici comprise comme cette capacité unique d’analyser avec une lucidité exemplaire toutes les composantes d’une situation et s’y adapter. Ou lutter contre, ce qui revient au même en termes de mécanisme. […]

La part infantile

Les adultes surdoués partagent une caractéristique tout à fait étonnante et pourtant bien cachée : une part infantile encore très présente. prêt à s’activer à la plus petite sollicitation. tapie au fond de la « grande personne », mais tellement vivante.

La part infantile est ce qui reste de la magie de l’enfance : le rêve, la créativité, la certitude que tout est possible. La capacité de s’émerveiller, surtout. la capacité à être submergé par une joie profonde. Pour un petit rien. Un tout petit rien. Mais aussi à être terrassé par la moindre injustice, la plus infime souffrance : un animal blessé, un vieux qui a du mal à se relever, l’enfant qui tombe alors qu’il était si fier de ses premiers pas….

[…]

  • La naïveté, expression de la crédulité

C’est une des grandes particularités de cet adulte surdoué : il continue à croire, comme un enfant. il croit au merveilleux, au magique. De la vie, des rencontres, des possibles. Sa naïveté le rend prêt à tout croire et à se retrouver vite submergé par ce que cela entraîne. les larmes aux yeux arrivent vite. Pourtant, ils s’abstient, il se comporte en « grande personne », sérieuse, réfléchie. Mais il garde, cachée, un âme d’enfant.

  • L’enthousiasme, une énergie immense.

[…] C’est un atout inouï. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, c’est une qualité rare, très peu fréquente. Cet enthousiasme que l’on peut ressentir alors que personne ne s’anime est une énergie exceptionnelle. Qui peut changer complètement la vie. A consommer sans modération !

  • La face la plus sombre de la part infantile : la plainte et le sentiment de toute-puissance, en alternance

Un adulte surdoué est souvent dans la plainte. Comme un enfant ! Il se plaint de tout, tout le temps. Ce n’est jamais de sa faute, toujours celle des autres. Il y croit en plus. Sincèrement. Comme l’enfant qui pense que s’il a eu une mauvaise note, c’est le prof qui est méchant ou que si un parent le gronde, c’est injuste, car, dit-il, « J’ai rien fait ! ». C’est ce que l’on appelle un fonctionnement externalisée. On considère que les causes de problème sont à l’extérieur. Que notre responsabilité n’est pas engagée. Tout le monde devient potentiellement responsable : le patron, le conjoint, la société, l’économie, le gouvernement, les autres, le psy. Tous, sauf moi-même ! Car cela supposerait une profonde remise en question, opération difficile pour un surdoué fragile qui peine à avoir confiance en lui. « Je veux bien, mais je ne peux pas », répète-t-il…

Mais, lorsqu’il se rapproche dangereusement de ce point de rupture où il se sent vaciller sur ses bases, quand l’image, même vulnérable, qu’il a de lui-même menace de s’effacer totalement, on assiste à une brusque bascule : la maîtrise rigide. Soudain, l’adulte surdoué reprend le contrôle avec une illusion complète de toute-puissance, voire d’omniscience. On retrouve bien là toute la part infantile qui s’exprime : l’omnipotence du petit enfant convaincu qu’il a tout pouvoir sur les choses.

L’adulte surdoué, dans ces moments-là, partage cette certitude puérile : si je veux j’obtiens. Si j’ai décidé, rien ne peut me résister. Et j’y arriverai.

De la plainte à la toute-puissance, c’est tout le spectre de la difficile construction de soi qui se révèle. C’est cette fragilité de l’image de soi qui malmène le surdoué et le fait osciller entre des extrêmes si infantiles. C’est parce qu’il a du mal à construire une représentation stable et confortable de ce qu’il est que le surdoué flanche et se raccroche à des mécanismes dépassés. Tous les doutes avec lesquels il vit, produits par cette intelligence acérée et cette sensibilité affûtée, brouillent les pistes : qui est-il vraiment ? Ce qu’il perçoit en lui est-il suffisamment solide pour s’y appuyer en confiance ? Tel est son grand dilemme.

Il vous faut apprendre à détecter le langage sémantiquement vide, plus communément appelé « la langue de bois ». observez cette phrase : « Nous allons prendre toutes les mesures utiles pour étudier le problème dans les meilleurs délais. » Quelle information vous donne-t-elle ? Aucune ! Il en va de même pour toutes les phrases que personne ne pourrait contredire. On appelle truisme ou lapalissades mes phrases qui n’énoncent que des évidences. « Tu es là, debout devant moi et tu m’écoutes parler «  ou « Nous sommes réunis pour travailler sur ce projet ». Ou pourrait presque commenter avec humour : « sans blague ? »

Pour démontrer qu’une phrase est creuse, il suffit de la formuler en négatif. pour mieux réaliser l’aspect consensuel de ces phrases, essayez de reformuler celles-ci en négatif : « Je suis contre le chômage et pour l’emploi » ou « Je veux que ce projet réussisse ». En famille, c’est la même chose, des phrases comme : « Je veux le bien de mes enfants (ou le bonheur de mon épouse) « n’apportent aucune information. Ce qui st énoncé est même tellement évident qu’il est suspect d’avoir besoin de le verbaliser. Personne ne clamerait : « Je veux pourrir la vie de ma compagne et nuire à mes enfants. » A partir du moment où on ne peut dire l’inverse de ce qui est dit, la phrase n’a aucune valeur, ni aucun intérêt. c’est du langage sémantiquement vide. Apprenez à détecter ce genre de phrases, pour en désamorcer l’impact. Ensuite, faites bien la distinction entre information et communication : « Cette crème est composée de tels ingrédients ». C’est de l’information. « Elle vous fera la peau douce » C’est de la communication.

Tandis que les psychologues la placent à la racine du développement du nourrisson, que les psychothérapeutes en font leur atout essentiel et que les neurosciences essaient d’en déterminer les fondements biologiques, l’empathie devient presque la bonne à tout faire du management, du marketing, de la médecine, du travail social, de l’éducation, voire de la politique. Pourquoi un vocable aujourd’hui encore absent de certains dictionnaires connaît-il un tel succès ? D’où vient-il et, malgré les confusions qui l’entourent, que signifie-t-il ?

Jacques Hochmann propose un étonnant parcours dans l’histoire de la philosophie et de la psychologie, jusqu’aux recherches les plus fines d’aujourd’hui. Qu’était-ce que l’empathie « avant l’empathie », à l’époque où seule régnait la « sympathie » ? Tantôt moyen de se mettre à la place d’autrui, pour Freud et Husserl, tantôt tonalité affective, chez Scheler, Ferenczi ou encore Rogers et Kohut, quel a été son destin, en philosophie d’abord, puis en psychologie, en psychanalyse et dans les neurosciences ? Pourquoi est-elle centrale pour considérer de manière nouvelle des pathologies lourdes comme l’autisme infantile ou la schizophrénie ?

Auteur notamment d’une Histoire de l’autisme, de Pour soigner l’enfant autiste et de La Consolation, Jacques Hochmann est membre honoraire de la Société psychanalytique de Paris, professeur émérite à l’université Claude-Bernard et médecin honoraire des Hôpitaux de Lyon.

Une liste des obligations vis-à-vis de soi-même

Voici, pour l’adulte surdoué, un mémo d’exercices à faire au quotidien, de consoles à méditer pour retrouver une cohérence dans sa vie et renouer le dialogue avec soi-même.

  • Trouvez un sens à votre destin, à vos actes, à vos désirs.
  • Devenez conscient de ce qui a de l’importance à vos yeux, et rassemblez vos pensées et vos actions pour soutenir votre définition du sens.
  • Gardez à l’esprit que vous vous souciez davantage d’être aimé que d’être ce que vous aimez, et qu’il faut inverser cette tendance.
  • Votre réussite ne peut se construire en suivant le chemin tracé par les autres. Elle ne peut se bâtir que sur des choix personnels.
  • Personne ne peut établir pour vous le chemin que vous devriez prendre. Choisissez la voie que vous aimez, pour le meilleur et pour le pire.
  • Vous n’avez pas à faire carrière dans tout ce qui a du sens à vos yeux, mais il vous faut trouver une place pour quelque chose qui en a. c’est l’équilibre à trouver.
  • Votre personnalité ne détermine pas une réussite durable. C’est ce que vous faites avec votre personnalité qui compte.
  • Ceux qui bâtissent voient dans chaque expérience l’occasion d’apprendre. Une faiblesse, un pas en arrière n’affectent pas de façon durable leur confiance en eux-mêmes.
  • On ne peut réussir à trouver le bonheur, et une certain bien-être dans sa vie, sans s’impliquer avec foi et passion dans une action ou dans un travail de recherche. ces actions, recherche et travaux, il faut s’y engager sans compter sur une récompense en argent, en pouvoir ou en admiration de l’entourage. Il faut s’engager par ce que c’est essentiel pour soi.
  • Visez un succès durable : ce que vous faites doit avoir un sens profond pour vous, vous passionner au point d’en perdre la notion du temps, et en dépit des critiques.
  • Adoptez une nouvelle façon de penser, avec audace, optimisme et responsabilité.
  • Adoptez une nouvelle façon d’agir, avec efficacité. Ayez une idée précise de ce qui est à accomplir, tout en acceptant que sa réalisation ne sera jamais aussi parfaite que l’idée que vous en aviez.
  • Renoncez à aller très vite. Réprimez votre impatience chronique. Notre époque entretient le mythe que tout doit et peut se faire très vite. Or la vitesse n’est pas garante de la perfection ni de la réussite.
  • Réfutez le mensonge de notre époque : la réussite n’est pas dans la célébrité.
  • Utilisez les nouvelles technologies avec méfiance et parcimonie. Elles flattent votre surefficience intellectuelle et entretiennent l’arborescence de votre pensée ; elles vous permettent d’accomplir plusieurs tâches dans un même moment, abolir le temps et les distances, d’être toujours avec tout le monderons être jamais avec personne… cependant, elles augmentent en proportion votre solitude.
  • Rappelez-vous cette phrase du psychologie Robert Sternberg, auteur d’un ouvrage sur l’« l’intelligence qui réussit » : « L’intelligence devrait être de savoir quand penser et agir rapidement, et quand penser et agir lentement » ; et celle de l’écrivain James Thurber : « Tout homme devrait chercher à savoir avant qu’il ne meure ce qu’il cherche à éviter, ce qu’il recherche, et pourquoi. » […].
  • Apprenez à écouter ! Cela vous permettra d’entendre les petites voix étouffées depuis si longtemps et, ainsi, de mieux vous connaître pour être efficace dans vos choix. Savoir ce que vous désirez fera la différence entre la foi et le doute, le courage et la peur, le succès et l’échec.
  • Le dialogue intérieur contient les clés de vos perceptions, de vos décisions, de vos actions et de la meilleure façon de vivre votre vie.
  • Apprenez à distinguer entre celles de vos pensées qui résultent de ce que vous avez appris et que vos parents et vos enseignants vous ont répété tout au long de votre vie et celles qui émanent de votre sagesse intérieure. la méditation est un excellent moyen pour y parvenir.
  • Privilégiez les objectifs spirituels aux objectifs matériels. l’adulte surdoué est hautement sensible à tout ce qui est spirituel. Il est doté d’un haut sens de la justice et d’une profonde empathie à l’endroit de ceux qui souffrent. Et comme, le plus souvent, il juge le monde extérieur frivole et superficiel, il trouvera de la joie dans une consécration spirituelle ou dans l’accomplissement d’une vocation, bien plus qu’en gagnant de l’argent.
  • Rappelez-vous qu’être à ce que l’on fait, cultiver sa singularité, ce n’est pas se différencier, voire mépriser le monde, c’est s’en rapprocher et créer des liens avec lui.

Ce n’est pas parce que votre enfant ou vous-même êtes brillants ou talentueux que vous êtes surdoués. Et ce n’est pas parce que vous êtes surdoués que vous êtes malheureux. Le vrai surdoué  a un QI supérieur à 125, un fonctionnement intuitif, et une bonne insertion sociale. La souffrance n’est pas un critère, mais juste le signe que le surdoué a besoin – comme tout le monde – d’une thérapie. Béatrice Millêtre remet les pendules à l’heure ! Elle explique tout ce qu’il faut savoir sur les « hauts potentiels » – les vrais. Des données scientifiques à leur fonctionnement au quotidien, qu’il s’agisse des enfants ou des adultes, elle aborde concrètement tous les aspects de leur vie et de leurs relations aux autres (les surdoués en amitié, en couple, en famille, à l’école, au bureau) et fournit des outils pour leur plein épanouissement.

La plupart d’entre nous avons été élevés dans un esprit de compétition, de jugement, d’exigence et de pensée de ce qui est « bon » ou « mauvais ». Au mieux, ces conditionnements peuvent conduire à une mauvaise compréhension des autres, au pire, ils génèrent colère, frustration, et peuvent conduire à la violence. Une communication de qualité entre soi et les autres est aujourd’hui une des compétences les plus précieuses.
Par un processus en quatre points, Marshall Rosenberg met ici à notre disposition un outil très simple dans son principe, mais extrêmement puissant, pour améliorer radicalement et rendre vraiment authentique notre relation aux autres. Grâce à des histoires, des exemples et des dialogues simples, ce livre nous apprend principalement : à manifester une compréhension respectueuse à tout message reçu, à briser les schémas de pensée qui mènent à la colère et à la déprime, à dire ce que nous désirons sans susciter d’hostilité et à communiquer en utilisant le pouvoir guérisseur de l’empathie.
Cette nouvelle édition est par ailleurs enrichie d’un important chapitre sur la médiation et la résolution des conflits. Bien plus qu’un processus, c’est un chemin de liberté, de cohérence et de lucidité qui nous est ici proposé !

Chaque jour ou presque vous devez affronter des discussions difficiles avec votre patron, votre conjoint, vos amis, vos voisins, vos enfants… Et trop souvent, malgré tout vos efforts, la discussion tourne mal. Vous êtes sûr d’avoir raison et que votre interlocuteur ne comprend rien ou ne veut pas comprendre. Mais, de son côté, il éprouve exactement les mêmes sentiments. La discussion est sans issue. Les choses vont de mal en pis. La colère, la culpabilité ou la frustration se bousculent dans un indescriptible gâchis. Comment s’en sortir ? Faut-il toujours dire le fond de votre pensée et risquer une brouille ? Est-il préférable de ravaler vos états d’âme et de ruminer votre rancœur en silence ? Devez-vous céder pour avoir la paix, ou montrer de quel bois vous vous chauffez ? Et si vous aviez tort ?

Comment mener les discussions difficiles vous ouvre la porte de sortie de tous ces dilemmes. Après quinze années de recherches et des milliers de consultations, les auteurs nous initient à une méthode éprouvée, concrète et systématique permettant de comprendre et de gérer au mieux tous les types de discussions conflictuelles.

Si vous voulez éviter votre prochaine crise de nerfs, ou la prochaine brouille avec votre entourage, apprenez d’urgence la chose la plus importante (hormis savoir lire et écrire) : savoir discuter avec les autres.
« Enfin un livre qui sort des sentiers battus sur les pièges bloquant la communication dans les situations difficiles et offrant des réponses opérationnelles pour les déjouer.»

Michel Ghazal, Président du Centre Européen de la Négociation

Cerveau gauche, cerveau droit, un mythe neuronal

La localisation asymétrique de certaines fonctions cérébrales est une réalité connue depuis le 19e sicèle. mais l’idée d’attribuer à la dominance d’un hémisphère du cerveau la raison de dispositions intellectuelles ou caractérielles différentes est bien plus récente : on l’attribue à deux neurologues, Norman Geschwind et Albert Galaburda, qui publièrent en 1987 une hypothèse séduisante opposant le cerveau gauche « rationnel » au cerveau droit « intuitif » : selon que vous vous servez plus de l’un que de l’autre, vous serez donc comme ceci ou comme cela. En dépit du scepticisme de nombreux spécialistes, cette phrénologie moderne a connu, en raison de son dualisme simple, un grand succès médiatique, et reçu quelques appuis scientifiques (en France Lucien Israël, Béatrice Millêtre). Hélas, le flop devait arriver : une étude publiée en 2013 montrait – imagerie cérébrale à l’appui – que tout le monde utilise ses deux hémisphères à peu près de la même façon.

Nicolas Journet

Petit résumé à l’usage de ceux qui veulent comprendre d’un seul coup d’œil

  • Etre surdoué, ce n’est pas être plus intelligent que les autres, mais fonctionner avec une intelligence différente.
  • Quand on est surdoué :
    • L’hypersensibilité,
    • L’ingérence émotionnelle constante,
    • La réceptivité sensorielle exacerbée,
    • L’empathie qui capte toutes les émotions des autres,
    • Les capacités surdéveloppées des cinq sens sont des composantes indissociables de la personnalité.
  • L’intelligence du surdoué est riche et puissante, mais s’appuie sur des bases cognitives différentes :
    • Une activation cérébrale d’une haute intensité,
    • Un nombre de connexions, de neurones significativement plus élevé, des réseaux de neurones qui se déploient dans toutes les aires du cerveau,
    • Un traitement des informations en arborescence avec une ramification rapide d’associations d’idées qui ont du mal à se structurer,
    • Un déficit de l’inhibition latente qui oblige le système cérébral à intégrer toutes les informations en provenance de l’environnement sans tri préalable : les surdoués en ont plein la tête,
    • Une impossibilité d’accéder aux stratégies utilisées lors de la résolution de problème car les connexions se font à grande vitesse et en deçà du seuil de la conscience,
    • Une intelligence intuitive et en images qui se débrouille mal du langage, des mots et de la structure verbale,
    • Les caractéristiques cognitives et affectives du surdoué sont validées par les connaissances scientifiques actuelles et en particulier par les neurosciences. Il ne s’agit ni de croyance, ni de mythe, ni de fantasme mais d’une réalité objectivable.