Werner Spies. Un inventaire du regard. Écrits sur l’art et la littérature
Coffret de dix volumes vendus ensemble
Trad. de l’allemand par un collectif de traducteurs. Édition de Thomas W. Gaehtgens avec la collaboration de Dorian Astor et Maria Platte

Ce coffret en dix volumes des écrits de Werner Spies sur l’art et la littérature est un «inventaire», qui couvre deux siècles d’histoire de l’art, de la fin du XVIIIe siècle jusqu’aux créations les plus contemporaines. Assorti d’environ 1 500 illustrations, il constitue une monument incomparable, et nous fait comprendre, peut-être pour la première fois, tout ce qui s’est joué dans l’œuvre de Picasso. Max Ernst – de son propre aveu – apprendra lui-même à mieux se connaître dans le reflet de cet œil vif.

Nymphéas. L’abstraction américaine et le dernier Monet

Exposition du 13 avril au 20 août 2018

En 1955, Alfred Barr fait entrer au Museum of Modern Art de New York un grand panneau des Nymphéas (W1992) de Monet, alors que ces grandes « décorations » demeurées dans l’atelier de Giverny commencent à attirer l’intérêt des collectionneurs et musées.
Monet est alors présenté comme « une passerelle entre le naturalisme du début de l’impressionnisme et l’école contemporaine d’abstraction la plus poussée » de New York, ses Nymphéas mis en perspective avec les tableaux de Pollock, tels que Autumn Rhythm (number 30), 1950. La réception du dernier Monet s’opère alors en résonnance avec l’entrée au musée de l’expressionnisme abstrait américain. Au même moment est forgée la notion d’ »impressionnisme abstrait ».
C’est sur ce moment précis de la rencontre entre la redécouverte des grandes décorations du maître de Giverny et la consécration de l’École abstraite new-yorkaise que l’exposition du musée de l’Orangerie s’arrêtera, à travers une sélection de quelques œuvres tardives de Monet et une vingtaine de grandes toiles d’artistes américains tels que Jackson Pollock, Mark Rothko, Barnett Newman, Clyfford Still, Helen Frankenthaler, Morris Louis, Philip Guston, Joan Mitchell, Mark Tobey, Sam Francis, Jean-Paul Riopelle et Ellsworth Kelly.

Commissaire général
Cécile Debray, conservateur en chef, directrice du musée de l’Orangerie

Numéro en couleur consacré à Cy Twombly
– Thierry Groeb, sur Twombly et l’Orient
– David Baum, « Réflexions sur Twombly et Narcisse »
– Yve-Alain Bois, « « Der liebe got steckt im detail ». LireTwombly »
– Francesco Stocchi, sur les dessins d’enfants
– Bernard Frizot, sur les photos de Twombly
– Portfolio

Ma posture de créateur

Simplement être peintre… en se reposant sur ses expériences et recherches artistiques depuis des années.
Créer spontanément … ancré dans les ressentis d’instants ineffables conscientisés et traduits en oeuvres d’art.
S’engager émotionnellement dans le désir de partager avec les autres membres de la tribu des homo sapiens.

Le sens de mon art

Le geste de peindre, dessiner, le geste de créer,
le geste de laisser venir…
Dans un état de concentration et méditation,
ou être et faire deviennent sens.

3 clés

Pour moi Aart Elshout, il y a trois clés importantes dans la création.
1. L’honnêteté dans l’action à la fois face à soi-même, à l’oeuvre et aux autres.
2. La conscience et l’expérience donnant une maîtrise des techniques et connaissances référentielles qui font les fondations de la création contemporaine.
3. L’authenticité dans laquelle l’oeuvre prend sa place véritable dans et hors son temps.