Plus qu’une histoire de l’impressionnisme, ce sont des histoires qui sont ici racontées par deux spécialistes.
Documentés de façon très précise, mais dans un style romancé, ces trente récits de journées bien réelles retracent l’évolution d’un mouvement qui a révolutionné la peinture. Du scandale d’Impression, soleil levant exposé chez Nadar en 1874, au don par Claude Monet de ses Nymphéas à l’État français en 1918, l’ouvrage nous fait revivre les disputes d’Edgar Degas et Gustave Caillebotte au café Guerbois, le mariage d’Eugène Manet avec Berthe Morisot, le conflit qui oppose Pierre-Auguste Renoir à Camille Pissarro, l’installation du docteur Gachet à Auvers-sur-Oise ou la faillite du marchand Paul Durand-Ruel.
En revenant sur les hauts lieux et les grandes dates de l’impressionnisme, ce « roman vrai » permet de comprendre l’histoire de ce groupe d’artistes qui, en quittant l’atelier pour peindre sur le motif, allaient, par leur travail sur la touche et la lumière, bouleverser le regard.

A paraître le 16 août 2018

Ce manuel présente la logique des processus de la vie psychique à tous les âges de la vie de la naissance à la vieillesse.

Les auteurs issus de la pensée psychanalytique retracent tout d’abord l’histoire de la réalité psychique de la subjectivité. Ils présentent ensuite les logiques en large partie inconscientes qui sous-tendent les formes d’expression de la psychopathologie. L’apport des neurosciences dans le champ de la psychopathologie est également abordé. Une approche projective complète enfin cette démarche d’ensemble et fournit une méthode pour médiatiser la subjectivité propre du clinicien.

Ainsi composé ce manuel s’adresse à tous ceux qui étudiants jeunes professionnels et psychologues confirmés sont soucieux d’une vue d’ensemble actualisée de l’approche clinique de la vie psychique et des formes de sa pathologie.

Cette troisième édition a été enrichie d’un nouveau chapitre sur la délinquance et la criminalité et d’un développement conséquent sur les psychothérapies.

Par petites touches, Brett Kahr montre de l’extérieur ce qu’était la vie de D. W. Winnicott. Nous le voyons en action, comme suivi par une caméra à l’épaule. Nous le surprenons sortant du métro pour se rendre cinq à six fois par semaine au cœur de Bloomsbury, chez son analyste James Strachey. Nous l’imaginons conduisant sa vieille Rolls à deux places, roulant à 30 km à l’heure, tant il est absorbé dans ses pensées ou dans une conversation avec son passager ; nous l’observons, lors de ses consultations dans une pièce remplie d’élèves, d’enfants et de parents ; nous le retrouvons à son séminaire du jeudi soir improvisant sur un cas puis offrant des fraises et des cerises à tout le monde ; nous l’entendons jouer du piano à la fin de sa journée de travail ; enfin, nous le voyons lutter contre la maladie dans ses dernières années, sans jamais réduire ses activités…

Dans son autobiographie à peine esquissée, il écrivait : “Oh Dieu, faites que je sois vivant quand je mourrai. ” On peut penser que ce vœu fut exaucé, car jusqu’à son dernier souffle Winnicott travailla, aima, se réjouit et poursuivit de multiples projets.

La mort de la psychanalyse a été annoncée dès sa naissance. Une vieille antienne, donc, à ceci près que du temps de Freud elle venait de ses détracteurs, tandis qu’aujourd’hui il arrive qu’on l’entende aussi du côté des psychanalystes eux-mêmes. Est-ce une crainte lucide ? Un espoir ? Un projet ? Un fantasme dépressif, voire hypocondriaque, dont il faudrait analyser la dimension (auto)destructrice ?

Dans cet ouvrage ont été recueillies les réflexions de divers psychanalystes s’interrogeant sur la place possible de la psychanalyse et sur ses capacités transformatives dans un monde en pleine mutation. De l’ensemble de ces textes se dégage l’idée que si l’analyse est selon toute vraisemblance mortelle, elle est bien vivante aujourd’hui, en tant que façon de penser, d’écouter et d’éclairer nos vies et notre monde intérieur, ouvrant toujours un chemin possible vers une façon plus libre, plus heureuse et plus responsable d’être au monde.

La vie psychique de l’adulte reste marquée par les logiques du sexuel infantile, qui organisent son inconscient. Cet ouvrage présente les différents modèles de la sexualité infantile, des fondements de la théorie freudienne aux apports des psychanalystes contemporains, en abordant : les différentes étapes du développement de la sexualité chez l’enfant ; le conflit oedipien ; la période de latence ; la genèse des homosexualités ; les théories sexuelles infantiles.
Il fait aussi le point sur les débats contemporains et certaines thèses freudiennes sont réinterrogées à la lumière des apports récents de la clinique de la première enfance.

« Yin-Yang » est le nom donné en chinois au fonctionnement de tout le vivant. Cette unité changeante, ce mouvement incessant, cette danse de tout l’univers se dit en un seul mot. Or, en français comme dans toutes les langues occidentales, « Yin » et « Yang » sont deux mots. Voilà où commence le quiproquo.
Avec le talent narratif et pédagogique qui a fait le succès de ses nombreux livres, Cyrille Javary nous introduit dans l’esprit chinois à travers cette clé essentielle : « Yin » n’est pas plus une entité que « Yang », ils n’ont pas d’existence propre. Car l’hiver n’est pas « l’hiver », mais ce qui deviendra l’été, avant de redevenir hiver… Chacun est le futur et le passé de l’autre, sans qu’on puisse leur attribuer une substance, une quelconque fixité.
S’il heurte toutes nos habitudes de pensée, ce genre d’énoncés peut nous conduire à une compréhension plus subtile du monde, et nous aider à mieux aborder les problèmes que nous rencontrons. Ainsi que l’écrit Danielle Elisseeff dans sa postface, « cet ouvrage opère une petite révolution. Tout se passe comme s’il parvenait à déplacer le curseur de nos perceptions et de nos émotions… » À travers mille exemples concrets, l’auteur nous entraîne dans un passionnant voyage dans le temps, jusqu’à l’aube du néolithique…

Sigmund Freud a écrit environ 20 000 lettres ; sa correspondance avec Paul Federn ouvre autant sur l’exhumation de situations cliniques que sur des incises théoriques. Ces lettres offrent également un point de vue sur l’homme Freud, sur sa vie relationnelle et sur ses contacts scientifiques, dévoilant le paysage d’une époque.

L’échange épistolaire présenté ici se compose de 143 documents, rédigés essentiellement par Freud, les lettres de Federn ayant été perdues, à quelques exceptions près. Au-delà de la singularité du lien entre les deux hommes, ce sont les débuts de la psychanalyse qui sont revisités. On voit ainsi à quel point Freud a pu s’appuyer sur celui qu’il considérait comme son bras droit pour défendre la cause de l’analyse profane ; par rebond, la publication de ces lettres rétablit la place de Federn dans l’histoire du mouvement psychanalytique. Leurs échanges témoignent de préoccupations qui restent d’une actualité étonnante.

« Si vous voulez changer le monde, commencez par faire votre lit tous les matins ».
William McRaven est l’amiral le plus connu (il a dirigé l’opération de capture de Ben Laden) et le plus décoré aujourd’hui aux Etats-Unis. Quand il s’est adressé aux étudiants de l’université du Texas en 2014, pour leur livrer les principes de vie qui lui ont permis de réussir sa carrière et de faire face à des situations très difficiles en tant que directeur des opérations spéciales, son discours a soulevé un incroyable enthousiasme et la vidéo a été vue plus de 10 millions de fois.
Dans cet ouvrage, William McRaven nous dévoile, à travers des situations qu’il a rencontrées, les dix règles de vie qui vont vous aider à surmonter les difficultés, à réussir là où vous êtes persuadé d’échouer, à changer votre vie… et peut-être le monde !

SOMMAIRE DE L’OUVRAGE
Commencez la journée en ayant accompli une tâche. Vous n’y arriverez pas seul. C’est la taille de votre cœur qui compte. Votre vie n’est pas juste – et alors ? L’échec peut vous rendre plus fort. Prenez des risques. Tenez tête aux brutes. Soyez à la hauteur. Donnez de l’espoir. Ne renoncez jamais.

Est-il imaginable que la psychanalyse soit demeurée indemne du désastre du nazisme ? Pulsion, autoconservation, mystique de l’inconscient : entre la masse soudée autour de son Führer et l’effondrement de l’autonomie du droit, les psychanalystes assistèrent à l’entrée en force de la « nature », de ses forces souterraines et de sa « biologie » dans le champ langagier, politique, racial. Ils ont beaucoup lutté. Mais la transformation des conceptions analytiques qu’ils introduisirent alors ne les a-t-elle pas trahis ? Qu’advint-il de l’énigme de la transformation de la haine individuelle en psychose de masse quand le traitement psychanalytique de la Shoah privilégia l’écoute empathique en donnant la prévalence au trauma et à la pathologie des victimes ? Qu’est-il resté du paradoxe de l’engendrement de l’anti-civilisation par la civilisation elle-même ? Les psychanalystes ont-ils pris la pleine mesure de la désorientation, clinique et théorique, infligée par le déchaînement nazi ?

À l’heure du « développement personnel », du « bonheur en vingt leçons » et du devoir de « positiver », la force de la psychanalyse est de ne pas sous-estimer la violence de la vie psychique. Derrière la façade des vies « comme il faut », la folie privée est la chose du monde la mieux partagée.
Ce livre, à travers des instantanés de séances, cherche à faire entendre la parole souvent dérangeante, et en dépit du bon sens, de l’inconscient. Le bouleversement des anciennes rigidités familiales, les nouvelles libertés du choix sexuel ont le « mérite » de révéler mieux que jamais l’âpreté de la relation homme-femme, l’expérience à la fois éprouvante et passionnante de leur altérité.
Les « vérités » de la psychanalyse ne sont pas toujours bonnes à entendre – l’inconscient ignore le « politiquement correct » –, mais au moins elles ne font pas l’impasse sur la complexité des vies intérieures.

Cet Abrégé de psychanalyse essaie de prendre en compte les développements de la psychanalyse au cours du siècle. Cet ouvrage étudie la méthode psychanalytique et ses résultats dans la cure des patients, la théorie générale de la psychanalyse, et enfin son rôle dans la médecine et dans la culture (psychiatrie, philosophie, littérature, arts…)

Ce numéro est consacré à l’un des moments les plus emblématiques et les plus vivants de la psychanalyse : la séance d’analyse. Freud la comparaît à un jeu d’échec, soulignant sa complexité et aussi la difficulté d’en parler. Un siècle plus tard, les pratiques analytiques se sont diversifiées : la séance analytique est désormais proposée selon différents cadres (privés, publiques, voire à distance), aux différents âges de la vie, du nourrisson au grand âge, individuellement ou en groupe. Bien que la référence aux topiques (différences des sexes et des générations) demeure invariable, la diversité des pratiques (psychanalyse sur le divan, thérapie en face à face, psychodrame, thérapie de groupe, consultation, consultation mère/bébé, etc.) introduit des variations dans la nature de la séance, sa fonction, sa fréquence et sa durée. Réfléchir à ces différentes pratiques permet d’interroger les différentes voies curatives proposées par les psychanalystes et de les évaluer.

Persecutio : le mot puise son origine au latin ecclésiastique, de quoi rappeler qu’entre toutes, les persécutions religieuses disposent dans l’histoire d’un triste privilège, inséparable sans doute du jour où un dieu s’est pris pour le seul. L’histoire contemporaine n’y échappe pas, à l’heure ascendante des intégrismes. Les systèmes tota-litaires (non plus un-seul dieu, mais une-seule pensée, un-seul maître) ne sont pas en reste, qui construisent un dedans sans dehors possible. Il arrive que « se sentir persécuté » relève d’une juste perception de la réalité sociale et politique environnante, et non d’une folie projective.

En psychanalyse, le mot doit beaucoup à la paranoïa, qui cultive la persécution jusqu’au délire. Faut-il pour autant en réserver l’usage à la psychose ? La persécution rejette au-dehors la haine, la honte, le désespoir que l’on ne supporte pas au-dedans. Le « il » prend la place du « je ». Car c’est bien, chaque fois, l’étreinte du moi et de l’autre qui s’emballe et tente de se défaire lorsque la peur de ne plus être aimé se transforme en conviction d’être haï. Folie sans doute, mais que celui qui l’écarte complètement jette la première pierre.

« Ce recueil d’impromptus obéit aux mêmes principes que le précédent, Impromptus, publié chez le même éditeur, il y a une vingtaine d’années : il s’agit toujours de textes brefs, écrits sur le champ et sans préparation, entre philosophie et littérature, entre pensée et mélancolie, sous la double invocation de Schubert, qui donna au genre ses lettres de noblesse musicale, et de Montaigne, philosophe “imprémédité et fortuit”. Je m’y suis interdit toute technicité, toute érudition, toute systématisation. Ces douze textes, dans leur disparate, dans leur subjectivité, dans ce qu’ils ont de fragile et d’incertain, visent moins à exposer une doctrine qu’à marquer les étapes d’un cheminement. Un impromptu est un essai, au sens montanien du terme, donc le contraire d’un traité. Si vous n’aimez pas ça, n’en dégoûtez pas les autres. »

Quels modèles théoriques inspirent principalement la psychanalyse actuelle ? Comment comprendre les lois de l’inconscient face à celles de la réalité émotionnelle ? Quelle est la différence entre le transfert et la relation analytique, la dépression mélancolique et la dépression non mélancolique ? Comment travailler avec le contre-transfert ou avec les identifications projectives ? Comment aborder, dans la cure, le narcissisme et la construction des refuges psychiques ? Voici quelques-uns des nombreux sujets auxquels Franco De Masi s’attaque dans cette série de leçons psychanalytiques données à l’Institut de formation de Milan. Pleinement averti des transformations qui agitent la psychanalyse contemporaine, l’auteur passe en revue les fondamentaux de la pratique de l’analyste. Portant haut les couleurs d’une psychopathologie proprement psychanalytique, l’ouvrage contextualise l’émergence de certains concepts-clés et suit leur évolution au fil du temps, fournissant à l’analyste en formation un panorama extrêmement clair et utile de la psychanalyse clinique d’aujourd’hui. 

Le discours dominant prétend que la psychanalyse est périmée. En réalité, elle doit s’adapter. Le monde d’aujourd’hui n’est plus celui de Freud ni de Lacan. Une société nouvelle entraîne de nouveaux comportements et de nouveaux malaises.
« Dépoussiérer » la psychanalyse, la confronter au contemporain implique de réfléchir à ces symptômes, à la frontière entre le pathologique et le social, en repensant le cadre de la cure, à l’heure des consultations via Skype.
Comment la psychanalyse peut-elle trouver sa place dans un monde dominé par la culture du résultat, de l’efficacité et de la réussite ? Dans un monde où le temps n’a plus de valeur et où l’évaluation chiffrée est permanente ?
En se métamorphosant et en se réinventant nous répond Elsa Godart dans cet essai brillant qui ouvre de passionnantes perspectives.