In der DRR wurde ein unbefangener und natürlicher Umgang mit dem nackten Körper gepflegt. Insbesondere in der künstlerischen Aktfotografie. Dies spiegelt sich aufs Schönste im fotografischen Werk von Angelika und Frank Schenke wider. Seit Beginn ihrer Arbeit in den 1960er Jahren hat das Ehepaar ein enges Verhältnis zu diesem Genre, ist es ihnen Ansporn und Entspannung zugleich. Menschliche Schönheit, eingebettet in eine interessante Umgebung – dies gekonnt zu erfassen und ins »rechte Licht« zu rücken ist eine Kunst, die das Fotografenpaar zusammen praktiziert. Dennoch ist ihnen jeweils eine eigene Handschrift zu eigen. Gemeinsam ist beiden allerdings eine souveräne Beherrschung ihres Metiers und ein spielerischer und diskreter Zugang zum Dargestellten, was dem geneigten Betrachter Raum für eigene Interpretationen lässt. Aktfotografie II ergänzt den ersten Aktband von Angelika und Frank Schenke und beinhaltet Bilder bis ins Jahr 2012, die von ungeheurer Intensität und anmutiger Sinnlichkeit sind – eben von natürlicher Schönheit.

Seit jeher übt die Aktfotografie eine besondere Anziehungskraft aus. Die Darstellung unverhüllter körperlicher Schönheit war zu allen Zeiten Gegenstand der Begierde, wenig andere fotografische Objekte regen unseren Geist so an. Sie ist Ausdruck von unverkrampfter Lebendigkeit und vermittelt mehr als einfach nur Sinnlichkeit. Das gekonnt zu erfassen und im »rechten Licht« darzustellen, ist eine Kunst für sich – und genau diese zeichnet Angelika und Frank Schenke im Besonderen aus. Seit Beginn ihrer Arbeit haben beide eine enge Bindung an die Aktfotografie, sie ist ihnen Ansporn und Entspannung zugleich. Hinzu kommt eine angenehme Zurückhaltung, ein spielerisch-natürlicher und zugleich professioneller Umgang mit ihrem Metier, ohne Voyeurismus, dafür aktuell, lebensfroh und zeitlos. Dieser Band versammelt einige der schönsten Akte aus dem Schaffen von Angelika und Frank Schenke voller Wärme, Ausdrucksstärke und Sinnlichkeit … und natürlich mit dem gewissen Prickeln.

NUE un film de Catherine Bernstein (2009 – 8′)

Une femme est nue sur son lit.

La caméra s’attarde sur des détails de son corps, un corps qui raconte une vie, sa peau sur laquelle est inscrite une histoire. La femme se livre, parlant de ses yeux, de ses sourcils, de ses seins, de son ventre, de ses jambes… Sa parole recompose peu à peu ce corps fragmenté.

Catherine Bernstein : En préparant Nue, je pensais diriger une comédienne, mais mon producteur, Olivier Bourbeillon, m’a poussée à en être l’interprète. Je n’ai pas voulu tourner avec mon chef op habituel, je n’avais pas envie de me déshabiller devant lui. C’est donc Laurent Dailland qui prend le relais, entouré d’une équipe à 100% féminine. Le texte est jugé trop long par le chef-op ? L’équipe fait corps avec la réalisatrice ; il n’y a rien à enlever !

Ce film profondément émouvant est élaboré par touches, par fragments ressoudés ; de fait, il a été tourné avec des chutes de pellicule 35 mm récupérées sur le tournage d’un long métrage. Retrouver l’unité, l’unicité et l’universalité. Être, exister dans le regard bienveillant de l’autre, des autres. L’amour des autres comme accès à l’acceptation, à l’amour de soi. Telles sont les bouleversantes questions qu’aborde ce film tout en pudeur et en délicatesse.

Five acts, five chapters, five editions in five years—and more than 1,000 photographs by over 150 photographers. THE OPÉRA, Magazine for Classic & Contemporary Nude Photography, has been celebrating the essence and expression of human beings in all their facets and nuances for half a decade. Irrespective of the conventions of the fashion industry and ideals of beauty, international photo artists stage the human body as a natural work of art, as drama and stage at the same time. They always examine the feelings and stories of their models with dignity and respect for the personality of the individual. On the occasion of the five-year existence of the magazine, the editor Matthias Straub is publishing a one-of-a-kind special edition with all five editions in a limited slipcase.

Cet opus de la collection « L’Œil curieux », consacré aux portraits de femmes nues réalisés par les pionniers de la photographie : Belloc, Pierre Louÿs, Nadar et d’autres encore, offre une diversité éblouissante de poses et de mises en scène où l’académisme lui-même peut devenir sensuel, lascif, érotique…

Tout désigne le Nu comme un phénomène qui a si bien « collé » à la culture européenne que nous n’en sommes jamais sortis. Tant il relie l’Occident d’un bord à la lettre, y compris la photographie, et a servi continûment de base dans la formation des Beaux-Arts. L’Église a pu rhabiller le sexe, mais elle a gardé le nu.

En revanche, s’il est espace culturel où le nu n’a jamais pénétré, où il soit resté complètement ignoré, c’est bien en Chine. Or, c’est là une donnée d’autant plus surprenante que la tradition artistique chinoise a largement développé la peinture et la sculpture des personnages.

Une absence aussi radicale, et qui ne souffre pas d’exception, exige donc qu’on l’envisage de plus près. Car elle renvoie à une impossibilité.

Nous voici donc conduits à nous interroger sur la condition de possibilité du nu : à quoi, d’un point de vue théorique, a-t-il dû de s’interposer entre la chair et la nudité, le désir et la honte ? Rouvrant ainsi un accès sensible à l’ontologie, François Jullien en fait le révélateur de notre quête de l’en-soi et de la présence, en même temps qu’il met au jour un nouvel objet d’autant plus intéressant à penser qu’il est à identifier par son absence : « le Nu impossible ».