Le nudisme est-il anticapitaliste ?

Absolument. Pensez à toutes les industries concernées : la publicité, le marketing, les cosmétiques, l’industrie autour des régimes, du fitness. Il y a des milliards de dollars qui dépendent du fait que l’on va ou non acheter leurs produits et leurs services. C’est pour ça que ces industries veulent que nous nous sentions mal, elles veulent nous faire regretter notre apparence, l’image de notre corps. Comme ça, nous allons à la salle de sport, nous achetons du maquillage, des vêtements. Tout ça pour paraître bien. Au contraire des nudistes, ces industries veulent qu’on se sente mal dans notre peau et qu’on dépense notre argent.

Mark Haskell Smith, auteur de « Au pays des nudistes » (Editions Paulsen) interviewé par Vincent Brunner pour slate.fr

Contrairement aux idées reçues, le nudisme ne consiste pas à être nu tout le temps partout. En revanche, à travers la réhabilitation de la nudité, il est avant-tout un questionnement sur notre identité et notre nature, notre comportement relationnel et notre culture. Partant d’une démarche de santé du corps, de l’âme et de l’esprit, il débouche inévitablement sur des considérations d’ordres philosophique et spirituelle, impliquant des prises de positions particulières, souvent à rebours de nos habitudes culturelles.

Julien Wolga, Le nudisme

« Le naturisme est une manière de vivre en harmonie avec la nature, caractérisé par la pratique de la nudité en commun, et qui a pour conséquence de favoriser le respect de soi-même, le respect des autres et de l’environnement » – Définition internationale du naturisme, retenue en 1974 par la Fédération Internationale de Naturisme, proposée par Francis Schelstraete, propriétaire et créateur du Domaine de Bélézy dans le Vaucluse et mise à jour en 2009.