Guérir sans être malade et devenir soi-même en mieux.

Aimée est une jeune femme moderne décidée à devenir soi-même en beaucoup mieux. Par où commencer ? Lors de sa visite du supermarché du développement personnel, Aimée va découvrir pourquoi les hommes mangent des mars (et les femmes du bifidus), changer son style de management, s’initier à la cuisine résiliente, apprivoiser son Chi (grâce aux Oméga 3), regagner l’estime de son soi, s’allonger et marcher …

Réussira-t-elle à faire le plein d’Essence ?

« Depuis des années, je m’accroche de toutes mes forces à la crinière de cette modernité galopante que rien ni personne ne pourra arrêter. Quand j’ai besoin d’une perceuse, je tapote sur mon appli Allovoisins, et c’est parti pour des trous pas chers. Si je dois prendre un taxi, pour éviter d’écouter RMC dans une 406 break, je me connecte sur Uber et j’ai un chauffeur perso sous-payé dans le quart-d’heure. Une copine veut sauver sa boîte de textile en la rachetant elle-même avec l’argent des autres ? Je la cofinance sur KissKissBankBank et je reçois une paire de chaussettes en cadeau.

Ce petit dictionnaire traite donc de l’inconvénient d’être né à l’ère des hipsters, des « Ouigo », des « Airbnb », de la luminothérapie, des omégas 3, des blogs, des box et des community manager… Bref, tout ce qui fait mon époque à la con. Qui est aussi, je le crains, un peu la vôtre »

« L’année dernière, confie Woody Allen, j’ai eu des problèmes avec le fisc. Sur ma déclaration d’impôt, j’ai essayé de faire passer mes notes de psychiatre en frais professionnels. Mais l’administration a dit que ça faisait partie des loisirs. On est arrivé à un compromis et on a fait passer ça en dons caritatifs. »

Sur le chemin accidenté de la vie, Woody Allen peut accompagner chacun tel un chaleureux complice, un guide et un initiateur. Une occasion d’explorer quelques thèmes communs au réalisateur et à la psychanalyse : l’angoisse, l’identité et le changement, le pouvoir de la parole.

« Et pour finir, conclut Allen, j’aimerais avoir un message un peu positif à vous transmettre… Je n’en ai pas… Est-ce que deux messages négatifs, ça vous irait ? »

Des histoires sans parole du cabaret montmartrois Le Chat Noir jusqu’au gag cartoon d’une page en passant par les comic strips américains, le dessin de presse et les blagues en BD, ce numéro exceptionnel de Beaux Arts magazine sélectionne le meilleur de la bande dessinée humoristique. Avec une série d’histoires complètes et de gags visuels parmi les meilleurs de l’histoire du neuvième art.