Galerie Jeanne Jaeger Bucher, espace St Germain

08.09.2017 — 12.10.2017

Whispers from the Earth

Chuchotements de la Terre

Michael Biberstein, Miguel Branco, Zarina Hashmi, Yang Jiechang, Paul Klee, André Masson, Rui Moreira, Robert Motherwell, Susumu Shingu, Arpad Szenes, Mark Tobey, Maria Helena Vieira da Silva, Paul Wallach

Espace St Germain

Pierre-Auguste Renoir (1841-1919) Mademoiselle Georgette Charpentier assise, 1876 Tokyo, Bridgestone Museum of Art © Bridgestone Museum of Art, Ishibashi Foundation

Tokyo-Paris Chefs-d’œuvre du Bridgestone Museum of Art, Collection Ishibashi Foundation. Musée de l’Orangerie

Exposition du 5 avril au 21 août 2017

Les chefs-d’œuvre de la collection du musée Bridgestone sont issus du goût pour l’art de trois générations de la dynastie industrielle des Ishibashi.
Le fondateur de l’entreprise Bridgestone, Shojiro Ishibashi (1889-1976), se singularise très tôt par sa passion pour les arts et notamment pour les arts occidentaux qu’il commence à collectionner dès la fin des années 1930. Il fait édifier un musée pour sa collection au cœur de Tokyo en 1952. Celui-ci propose au public des œuvres de la période impressionniste ainsi que des œuvres d’art moderne occidentales et japonaises. La collection a ensuite continué d’être enrichie par les nouvelles générations. La fondation Ishibashi conserve aujourd’hui plus de 2600 œuvres.
À l’occasion des travaux de l’actuel musée et en attendant la livraison de nouveaux bâtiments, les chefs-d’œuvre de la collection seront montrés lors d’une unique étape occidentale au musée de l’Orangerie au printemps et à l’été 2017. Le parcours mettra notamment à l’honneur les œuvres de l’impressionnisme jusqu’à l’abstraction occidentale et orientale d’après-guerre, de Monet, Renoir et Caillebotte à Cézanne, Matisse, Picasso, Pollock et Shiraga.
L’un des pivots de l’exposition sera aussi le lien permanent établi entre les œuvres, leurs acquéreurs et l’histoire du Japon moderne afin de donner aux visiteurs de nombreux éléments de contexte. Enfin, cette exposition trouve également sa place au musée de l’Orangerie à travers un jeu de miroir où la passion privée pour l’art a su se transformer en collection ouverte à tous les publics.

Sous la direction de Jonas Storsve, ce magnifique catalogue retrace l’étonnant parcours et l’œuvre de Cy Twombly, de ses premiers travaux marqués par les arts primitifs, le graffiti et l’écriture, jusqu’à ses dernières peintures monumentales. Des témoignages et documents inédits soulignent la personnalité hors du commun de l’artiste. Son œuvre synthétise une richesse d’expériences rare, avec de multiples pérégrinations entre pays et cultures, et des lectures incessantes.

Le livre fait une part belle à l’iconographie avec plus de trois cents illustrations dont certaines inédites (peintures, dessins, sculptures, photographies).

Une chronologie originale vient compléter ce beau-livre, émaillée de scènes de vie de Cy Twombly, brillamment racontées par Nicola del Roscio. Ce livre aux voix polyphoniques permet d’approcher non seulement l’artiste mais aussi l’homme.

4ème de couverture
« Cy Twombly, écrit Nicola Del Roscio, proche collaborateur de l’artiste, eut la chance de vivre sur les deux rives de l’Atlantique, et encore plus au bord de la Méditerranée. Cela lui permit non seulement d’être un artiste américain et européen mais aussi de recevoir un don très rare : la capacité de constamment renouveler son art de manière créative jusqu’à la fin de sa vie. »

EXPOSITION – « SOLEIL ET LUNE »

Morteau (Doubs) du 20 mai au 11 juin 2017

Inès Doshin Igelnick et Dominique Reiko Lévy, artistes peintres-calligraphes sans relâche et nonnes du temple zen de Kôsetsu-ji près du Locle (CH), font dialoguer librement soleil et lune dans leurs espaces de création.
Entrée libre.
En plus de l’exposition, un atelier de calligraphie sur inscription aura lieu le samedi 10 juin de 14h00 à 17h00 et sera suivi d’une performance d’Inès Doshin Igelnick. Une conférence sur le zen avec cérémonie du thé se tiendra le dimanche 11 juin.

Henri Michaux et Zao Wou-Ki

Dans l’empire des signes

05 décembre 2015 – 10 avril 2016

Explorant une relation à la fois personnelle et artistique, l’exposition s’intéresse à l’écrivain et peintre Henri Michaux (1899-1984) et au peintre Zao Wou-Ki (1920-2013). Arrivé de Chine en France au début du printemps 1948, Zao Wou-Ki rencontra Henri Michaux dès la fin de l’année suivante. Cette relation humaine, qui devait durer jusqu’à la mort du poète, faite d’attention chaleureuse de part et d’autre, fut aussi et surtout une relation artistique. Non seulement Michaux apportait sa « caution » au jeune peintre, mais son œuvre peint et dessiné et celui de Zao Wou-Ki partagent un certain nombre de choix qui mettent en jeu des procédures opératoires : attention aux signes, appétit d’expérimentation, importance du geste, primat du mouvement.

Les pièces exposées viennent principalement du fonds d’éditions rares d’Henri Michaux que possède la Fondation Martin Bodmer, de la collection de Micheline Phankim, ayant-droit de Michaux, de celle de Françoise Marquet, ayant-droit de Zao Wou-Ki, et de celle de Sven Pitseys, bibliophile belge bien connu des amateurs de Michaux. Des prêts ponctuels sont enfin consentis, en Suisse par le Cabinet des estampes du musée d’Art et d’Histoire de la Ville de Genève et par les musées de Winterthur et Locarno, en France par le musée national d’Art moderne (Centre Georges Pompidou) et par le musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Beaucoup de pièces retenues pour l’exposition seront montrées pour la première fois, et leur rassemblement constitue à lui seul un événement.

Commissariat : Bernard Vouilloux et Jacques Berchtold
Scénographie : Stasa Bibic

Zao Wou-Ki une donation exceptionnelle
Dessins, céramiques et encres de Chine, bronzes
et céladons de la collection du Maître

Musée Cernuschi 24 juin – 23 octobre 2016

L’entrée dans la collection du musée Cernuschi de la donation de Madame Françoise Marquet-Zao est historique.

Tout d’abord, elle rappelle que, dès 1946, les œuvres de Zao Wou-ki avaient été présentées pour la première fois en France au Musée Cernuschi. Vadime Elisseeff, alors conservateur au musée, avait eu le discernement et l’audace de présenter au public parisien cet artiste à la fois jeune et inconnu ! La presse de l’époque avait tout de suite reconnu le talent de Zao Wou-ki. Deux ans plus tard, le jeune peintre chinois arrivait à Paris, une ville qui allait demeurer l’espace privilégié de sa création.

Les œuvres de la donation évoquent justement cette période clé au cours de laquelle Zao Wou-ki multiplie les expériences techniques et chemine de la figuration vers l’abstraction. Ainsi pour le seul travail sur papier, l’artiste pratique le fusain, l’aquarelle, la gouache et bien sûr l’encre. Il réalise quelques portraits d’un trait sûr aux accents matissiens, s’inspire aussi bien de modèles vivants nus que de gravures et d’estampages chinois antiques. Après quelques années de rupture, il retrouvera la voie de l’encre à partir des années 1970 et ne la quittera plus. La série de compositions abstraites datées des décennies 1970 à 2000, illustre avec précision les multiples facettes de cette recherche.

Il faut également souligner l’extrême importance des objets antiques collectionnés par Zao Wou-ki pour les collections patrimoniales du musée Cernuschi. Il commence à les rassembler à partir de la fin des années 1960, mais c’est surtout à partir des années 1990 et 2000 que les acquisitions se font plus nombreuses, au gré des achats, des cadeaux d’amis à l’occasion d’anniversaire ou de visites à l’atelier. Ces pièces datées des Shang aux Qing, témoignent de plusieurs millénaires d’histoire de l’art de la Chine. Ces vases rituels, brûle-parfums aux patines vertes et bleutées, ces céladons aux formes simples sont aussi des sources irremplaçables pour tous ceux qui souhaitent connaître le goût et l’intérêt pour l’antiquité chinoise de Zao Wou-ki.

La donation compte également des œuvres des artistes chinois amis de Zao Wou-ki, en particulier Walasse Ting. Alors même que le musée Cernuschi prépare un hommage à cet artiste pour l’automne 2016, ces œuvres viennent enrichir les collections à point nommé.

Fondateur avec Jean Masurel de la collection d’art moderne du Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut (anciennement musée d’Art moderne de Lille), le LaM, Roger Dutilleul croise la route de Modigliani en 1918, moins de deux ans avant la mort prématurée de l’artiste, peintre et sculpteur italien. C’est ainsi que le musée conserve l’une des plus belles collections publiques françaises du célèbre artiste : six peintures, huit dessins et une rare sculpture en marbre.
Une exposition événement réunit ce fonds exceptionnel et de nombreux prêts inédits début 2016. Une centaine de peintures et dessins de l’artiste sont présentés, aux côtés d’œuvres de Constantin Brancusi, Pablo Picasso, Jacques Lipchitz, Chaïm Soutine, Moïse Kisling, Henri Laurens, André Derain… Plusieurs approches sont proposées au visiteur : découverte du dialogue que l’artiste a entretenu avec la sculpture antique et extra-occidentale ou encore observation de sa pratique du portrait, autre dimension centrale dans son œuvre.
Le hors-série Beaux Arts éditions revient sur la vie et l’œuvre de l’artiste, sa rencontre avec le collectionneur Roger Dutilleul, tout en suivant le parcours de l’exposition et en proposant un éclairage sur les œuvres majeures de l’artiste. Un hors-série richement illustré.

Exposition au LaM,
du 27 février au 5 juin 2016

 

La rétrospective consacrée à George Desvallières (1861-1950) est l’occasion de découvrir la figure d’un artiste indépendant de toute école et curieux de toutes les formes d’art. Au-delà du parcours monographique illustré de nombreuses archives, l’ouvrage présente George Desvallières dans son ancrage parisien ainsi que son rôle dans le bouillonnement culturel du Paris de la modernité à travers une série de tableaux provenant pour la plupart de collections particulières.

Mais c’est certainement le sous-titre de la publication « La peinture corps et âme » qui traduit le mieux les préoccupations de l’artiste. Pour Desvallières, le corps humain demeure l’architecture suprême. Sa quête d’idéal s’incarne en des figures charnelles et héroïques.

Son retour à la  foi chrétienne en 1905, renforcée par l’expérience douloureuse des combats de la première guerre mondiale, en fit l’actif défenseur du renouveau de l’art sacré, formant aux côtés de Maurice Denis une jeune génération d’artistes chrétiens. Son enseignement prône un art audacieux, à la lumière de l’Evangile. Soldat durant la Grande Guerre, Desvallières fut l’un des tous premiers au retour du front à mettre en image l’expérience inouïe des combats grâce à toute une série d’œuvres monumentales.

L’ouvrage restitue le parcours de l’artiste tout en offrant un décryptage de son œuvre grâce à une série de courts essais qui mettent en perspective sa démarche l’artiste, tandis qu’un choix de notices détaillées conduit le regard du lecteur au plus près des œuvres majeures présentées dans l’exposition.

Vue de l’exposition « Madame Fisscher » d’Urs Fischer au Palazzo Grassi, dont l’installation éponyme dans l’atrium. (Courtesy of the artist / Galerie Eva Presenhuber, Zurich / Palazzo Grassi, Venise 2012. Photo: Stefan Altenburger.)

Galerie Jeanne Bucher Jaeger

Corps et Ames Un regard prospectif Fermín Aguayo, Arts premiers, André Bauchant, Michael Biberstein, Roger Bissière, Miguel Branco, Nicolas de Staël, Fred Deux, Jean Dubuffet, Alberto Giacometti, Antony Gormley, Günter Haese, Zarina Hashmi, Stanley William Hayter, Yang Jiechang, Evi Keller, Louis Le Brocquy, Jean Lurçat, Fernand Léger, Alfred Manessier, André Masson, Rui Moreira, Kunihiko Moriguchi, Louis Nallard, Vera Pagava, Jean-Paul Philippe, Hans Reichel, Susumu Shingu, Arpad Szenes, Mark Tobey, Fabienne Verdier, Maria Helena Vieira da Silva, Paul Wallach, Etienne Bertrand Weill Espace Marais