Zao Wou-Ki

L’espace est silence

Si l’oeuvre de Zao Wou-Ki (1920-2013) est aujourd’hui célèbre, les occasions d’en percevoir la complexité sont demeurées trop rares. Depuis sa dernière rétrospective en France, en 2003, aucune exposition à Paris n’a permis de mesurer toute l’importance de sa peinture et particulièrement l’enjeu que représentait pour lui l’emploi de très grands formats tout au long de sa carrière.

Artiste au croisement de trois mondes, parti de sa Chine natale à Paris en 1948, à l’instant où l’art vivant se partageait de manière évidente entre la France et les Etats-Unis, il est demeuré attaché à une scène parisienne qu’il appréciait, tout en ayant pleinement perçu la vivacité de la création outre-Atlantique et en dépassant les oppositions culturelles et les luttes esthétiques.

L’exposition réunira pour la première fois un grand nombre de polyptyques et de peintures de grand format issus des principales collections européennes et asiatiques. En insistant sur la portée universelle de son art, sur sa place aux côtés des plus grands artistes de la deuxième moitié du XXème siècle, et en soulignant l’ouverture d’une oeuvre qui a su se montrer perméable à tout ce qui n’était pas la peinture – à commencer par la musique et la poésie –, le musée souhaite voir renouveler la lecture portée sur son oeuvre et faire partager au public l’expérience d’une création débordant les frontières.

Commissaires : François Michaud, Erik Verhagen

Nymphéas. L’abstraction américaine et le dernier Monet

Exposition du 13 avril au 20 août 2018

En 1955, Alfred Barr fait entrer au Museum of Modern Art de New York un grand panneau des Nymphéas (W1992) de Monet, alors que ces grandes « décorations » demeurées dans l’atelier de Giverny commencent à attirer l’intérêt des collectionneurs et musées.
Monet est alors présenté comme « une passerelle entre le naturalisme du début de l’impressionnisme et l’école contemporaine d’abstraction la plus poussée » de New York, ses Nymphéas mis en perspective avec les tableaux de Pollock, tels que Autumn Rhythm (number 30), 1950. La réception du dernier Monet s’opère alors en résonnance avec l’entrée au musée de l’expressionnisme abstrait américain. Au même moment est forgée la notion d’ »impressionnisme abstrait ».
C’est sur ce moment précis de la rencontre entre la redécouverte des grandes décorations du maître de Giverny et la consécration de l’École abstraite new-yorkaise que l’exposition du musée de l’Orangerie s’arrêtera, à travers une sélection de quelques œuvres tardives de Monet et une vingtaine de grandes toiles d’artistes américains tels que Jackson Pollock, Mark Rothko, Barnett Newman, Clyfford Still, Helen Frankenthaler, Morris Louis, Philip Guston, Joan Mitchell, Mark Tobey, Sam Francis, Jean-Paul Riopelle et Ellsworth Kelly.

Commissaire général
Cécile Debray, conservateur en chef, directrice du musée de l’Orangerie

 Galerie Berthet-Aittouarès

André Marfaing « Les Noirs de Marfaing »

21 septembre – 28 octobre 2017

André Marfaing naît à Toulouse le 11 décembre 1925.
En 1949, il quitte Toulouse, sa ville natale, pour Paris. Amitié avec Alfred Manessier en 1951 et Pierre Soulages en 1952.
Avec Soulages il partage des origines du Sud-Ouest, une passion pour l’art roman et l’amour du noir.
Il adopte définitivement le noir, mélange de toutes couleurs et le blanc qui en est l’absence.
« Le noir, confie-t-il, est pour moi le moyen d’expression le plus naturel ».
Ce sera la manière radicale avec laquelle il choisit d’atteindre un absolu, un monde sans référence avec la nature extérieure :
« réinventer la peinture, renverser ses propres frontières » dit-il.

Galerie Jeanne Jaeger Bucher, espace St Germain

08.09.2017 — 12.10.2017

Whispers from the Earth

Chuchotements de la Terre

Michael Biberstein, Miguel Branco, Zarina Hashmi, Yang Jiechang, Paul Klee, André Masson, Rui Moreira, Robert Motherwell, Susumu Shingu, Arpad Szenes, Mark Tobey, Maria Helena Vieira da Silva, Paul Wallach

Espace St Germain