« L’année dernière, confie Woody Allen, j’ai eu des problèmes avec le fisc. Sur ma déclaration d’impôt, j’ai essayé de faire passer mes notes de psychiatre en frais professionnels. Mais l’administration a dit que ça faisait partie des loisirs. On est arrivé à un compromis et on a fait passer ça en dons caritatifs. »

Sur le chemin accidenté de la vie, Woody Allen peut accompagner chacun tel un chaleureux complice, un guide et un initiateur. Une occasion d’explorer quelques thèmes communs au réalisateur et à la psychanalyse : l’angoisse, l’identité et le changement, le pouvoir de la parole.

« Et pour finir, conclut Allen, j’aimerais avoir un message un peu positif à vous transmettre… Je n’en ai pas… Est-ce que deux messages négatifs, ça vous irait ? »

En 1958, John Huston demanda à Jean-Paul Sartre d’écrire le scénario d’un film sur Freud. Il ne pensait pas, à proprement parler, à un film biographique : Huston voulait montrer le processus ayant conduit à l’invention de la psychanalyse, c’est-à-dire la succession des découvertes des années 1890. Le réalisateur ne demandait pas non plus une fidélité absolue aux faits : les événements devaient plutôt s’insérer dans une trame fictionnelle capable de capter l’intérêt du spectateur et de le conduire à s’interroger sur cette entité bizarre qui caractérise l’être humain – l’inconscient.

Or comment se fait-il qu’un célèbre réalisateur hollywoodien, artiste aguerri, ayant à son actif des œuvres comme Le Faucon maltais, Le Trésor de la Sierra Madre et L’Odyssée de l’African Queen, en soit venu à formuler une telle demande à un philosophe français, adversaire notoire de la psychanalyse, qui plus est ?

En revenant sur cet épisode extravagant de l’histoire du cinéma, cet essai retrace les rapports de Jean-Paul Sartre avec la découverte freudienne, et examine en même temps les conditions, en France, du célèbre « retour à Freud », promu
par Jacques Lacan dans les années 1950.

C’est la paire de lunettes la plus célèbre de l’histoire du cinéma. Le patient le plus assidu de tous les cabinets de psychanalyse. Le désespéré le plus hilarant de la littérature contemporaine. Le bavard le plus impénitent du septième art. Il s’est étendu sur des canapés innombrables. Il a mangé chinois, indien, pakistanais dans tout ce que New York compte de restaurants. On l’a vu déguisé en bouffon, en magicien, en révolutionnaire sud-américain, en soldat de l’armée du Tsar, en inventeur de machines volantes, en romancier en panne, en cinéaste aveugle, en escroc de bas étage, en spermatozoïde. Il a comparé les mérites de Shakespeare, Nietzsche, Dostoïevski avec ceux de Groucho Marx. Il nous a épuisés de ses gags, de ses névroses, de sa loufoquerie. Il a fait de ses déboires amoureux la matière d’une épopée sentimentale. Il a filmé Manhattan comme personne.

On a longtemps considéré Woody Allen comme un clown, un Louis de Funès new-yorkais. Il s’est imposé, en près de quarante films, comme l’une des figures centrales de la création contemporaine. Le Figaro hors-série lui consacre aujourd’hui sa 33e édition : un numéro exceptionnel de 114 pages, au fil desquelles vous découvrirez tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Woody Allen sans jamais oser le demander. La critique de l’intégrale de ses films y voisine avec l’évocation des thèmes qui rendent son oeuvre inimitable, le dictionnaire de ses aphorismes avec la reprise de ses dialogues les plus savoureux.

Illustré comme un ouvrage d’art, informé comme un livre, ce hors-série a toute sa place dans votre bibliothèque.

L’éros est un principe de vie, une pulsion de force vitale, un besoin de dépassement, d’accomplissement, d’accouplissement.

L’éros est un ressort. Un formidable stimulant pour la création. Dès que l’homo sapiens a ressenti le besoin de s’exprimer, l’érotisme a été la voie souveraine de l’imaginaire.

Constituée, en 1996, à Lausanne, la Fondation Internationale d’Arts et Littératures Erotiques – F.I.N.A.L.E – s’est donnée pour but de «réunir les créations inspirées par l’érotisme, sous forme d’écrits, d’oeuvres d’art, d’objets ou de divers supports, en désirant être un centre de documentation et de conservation des expressions érotiques et des comportements amoureux.»

Dans le monde francophone, F.I.N.A.L.E. est unique, car il n’y a pas d’autres lieux qui archivent le patrimoine lié à l’érotisme.

éros, indéfiniment a puisé dans les riches collections de la Fondation pour présenter ses trésors et singularités.

Littérature, éditions, revues, cinéma, prostitution, sexologie, LGTB, bandes dessinées, jeux & Cie, spectacles de cabarets, gastronomie, mort, censures, … tels sont quelques-uns des chapitres traités.

Sur 432 pages : des dessins, photographies, ex-libris, livres, magazines, objets, … avec 1’300 images.

Par leurs contributions originales, dix-neuf auteur(e)s ont élargi éros, indéfiniment : Julien Bodivit, Philippe Brenot, Rolf Burger, Thierry Chatelain, Isabelle Falconnier, Jean-Luc Fornelli, Michel Froidevaux, Benoît Junod, Pierre Yves Lador, Viviane Morey, Danièle Mussard, Patrick Morier-Genoud, Michel Pennec, Emmanuel Pierrat, Michel Rime, Jean-Marc Schillling, Claude-Hubert Tatot, Chloé Voillat, Véronique Willemin.

Par dessus tout, il convient de célébrer indéfiniment l’éros.

Séances,
Un livre de Dominique Ristori

Séances est le premier né de la collection Coup d’oeil. Son format est de 111mm par 170mm. Il compte 88 pages. Il est édité à 350 exemplaires numérotés. Sa sortie est prévue en février 2016.