Le fantasme est au cœur de la théorie psychanalytique en ce qu’il implique conjointement l’inconscient et la sexualité. Autour de cette notion centrale, cet ouvrage réarticule et remet en discussion des questions classiques de la psychanalyse : pulsion, désir, objet, représentation, symbolisation, etc.

L’accent est mis sur les fonctions dynamiques et organisatrices les plus spécifiques du fantasme. En ce sens, une importance particulière est accordée à son organisation structurelle et au rôle qu’y jouent les représentations d’actions.

La « dynamique du fantasme » est ici traitée, en liaison avec les modèles du rêve, comme paradigme de l’actualisation des conflits psychiques et de leur élaboration. Cette dynamique implique et engage toutes les relations de désir du sujet à ses objets, dans leur diversité, leur complexité et les potentialités de leur devenir.

La douleur ne peut être absente de la personnalité. Une analyse doit être douloureuse, non parce que la douleur a nécessairement une valeur, mais parce qu’une analyse où la douleur ne serait pas observée et prise en compte ne saurait s’attaquer à une des principales raisons de la présence du patient.

Wilfred R. Bion, Eléments de la psychanalyse

Comment penser le rapport entre la valeur et la vérité ? Si la valeur est vraie, comment échapper à la religion ? Si elle ne l’est pas, comment échapper au nihilisme ? Si la vérité commande, comment échapper au dogmatisme ? Si elle obéit, comment échapper à la sophistique ? Il s’agit ici – à la suite de Diogène et Machiavel, mais aussi de Montaigne, Pascal ou Spinoza – de trouver une autre voie. Le cynique, en ce sens philosophique, est celui qui disjoint les ordres : il ne se fait d’illusions ni sur la vérité (qui est sans valeur intrinsèque), ni sur la valeur (qui est sans vérité objective) ; mais il ne renonce pourtant ni à l’une ni à l’autre.

La vérité ne vaut que pour qui l’aime ; la valeur n’est vraie que pour autant qu’on s’y soumet. Là où se croisent la connaissance et le désir, l’amour rencontre, parfois, la vérité qui le contient. Les cyniques, disait Montaigne, donnent « extrême prix à la vertu » : le cynisme est une philosophie sans foi ni loi, mais non sans fidélité ni courage.

Mettre en relation l’oeuvre et la vie d’André Green, appréhender le processus théorique chez lui comme le processus psychanalytique – en grande partie indépendant des intentions conscientes de son auteur : tel était l’objectif de ces entretiens. Au long de ce livre foisonnant, l’oeuvre se dessine ainsi en devenir, dans son évolution historique, éclairant au passage d’une lumière nouvelle de nombreuses notions telles que la vérité de l’affect ; la relation maître-élève ; la question des origines et du refoulement et celle de l’identité ; la psychiatrie et les neurosciences ; la psychanalyse appliquée ; la clinique des limites et les limites de l’analyse ; l’amour ; les philosophies libertaires ; le besoin d’illusion ; l’influence de Lacan…

Le fantasme est au cœur de la théorie psychanalytique, autant chez Freud que chez ses héritiers et continuateurs actuels, dans la mesure où il articule deux dimensions fondamentales en psychanalyse : la sexualité et l’inconscient. Cet ouvrage met en évidence les principales implications de l’activité fantasmatique dans la vie psychique, assorties de quelques hypothèses propres à l’auteur.

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 Bien cordialement

 Valérie Guignié et son équipe

Le transfert/contre-transfert n’a rien d’une intersubjectivité psychologique ou philosophique. L’intimité de ce lien est une expérience de mort à soi, d’accès à l’altérité à travers la mortalité de l’autre, et ainsi seulement d’accès à une renaissance personnelle.

Julia Kristeva, Je me voyage

Le Tao-tö king, «livre sacré de la Voie et de la Vertu», réconcilie les deux principes universels opposés : le yin, principe féminin, lunaire, froid, obscur qui représente la passivité, et le yang, principe masculin, qui représente l’énergie solaire, la lumière, la chaleur, le positif. De leur équilibre et de leur alternance naissent tous les phénomènes de la nature, régis par un principe suprême, le Tao.

Nymphéas. L’abstraction américaine et le dernier Monet

Exposition du 13 avril au 20 août 2018

En 1955, Alfred Barr fait entrer au Museum of Modern Art de New York un grand panneau des Nymphéas (W1992) de Monet, alors que ces grandes « décorations » demeurées dans l’atelier de Giverny commencent à attirer l’intérêt des collectionneurs et musées.
Monet est alors présenté comme « une passerelle entre le naturalisme du début de l’impressionnisme et l’école contemporaine d’abstraction la plus poussée » de New York, ses Nymphéas mis en perspective avec les tableaux de Pollock, tels que Autumn Rhythm (number 30), 1950. La réception du dernier Monet s’opère alors en résonnance avec l’entrée au musée de l’expressionnisme abstrait américain. Au même moment est forgée la notion d’ »impressionnisme abstrait ».
C’est sur ce moment précis de la rencontre entre la redécouverte des grandes décorations du maître de Giverny et la consécration de l’École abstraite new-yorkaise que l’exposition du musée de l’Orangerie s’arrêtera, à travers une sélection de quelques œuvres tardives de Monet et une vingtaine de grandes toiles d’artistes américains tels que Jackson Pollock, Mark Rothko, Barnett Newman, Clyfford Still, Helen Frankenthaler, Morris Louis, Philip Guston, Joan Mitchell, Mark Tobey, Sam Francis, Jean-Paul Riopelle et Ellsworth Kelly.

Commissaire général
Cécile Debray, conservateur en chef, directrice du musée de l’Orangerie

La pratique de la psychanalyse incluant ses bases théoriques peut être décrite selon des orientations distribuées en cinq axes. Certains d’entre eux constituent des options dominantes, propres aux courants actuels, mais ils sont surtout des potentiels toujours présents auxquels le psychanalyste peu se référer.

On distinguera :

— La psychanalyse logodynamique qui tient à l’essentiel de toute pratique, à la relation de parole qui par elle-même conduit à la découverte du refoulement et de l’inconscient où se révèle le désir. L’écoute de l’analyste soutient cette dynamique des signifiants et du sens en écartant les effets de suggestion. Cet axe est toujours présent dans la cure où le sujet se trouve à juste titre en position d’analysant.

— La psychanalyse technologique regroupe les acquis depuis Freud qui orientent rationnellement la pratique. Elle situe des repères bien mis en évidence par l’expérience, à savoir le cadre, les interprétations, le transfert, le contre transfert et les résistances.

— La psychanalyse idéaloducte répond à la valeur prise par l’idéalisation des théories et des pratiques dans la transmission d’une expérience et d’un savoir, d’une science dans la succession des maîtres à travers les générations.

— La psychanalyse au négatif a mis en relief la nécessité d’une remise en cause continuelle des théories en fonction d’un inconnu, en limitant les interprétations systématiques et abusives, en s’ouvrant à un appel du désir vers des découvertes successives.

— La psychanalyse transgressive à l’exemple des recherches de Frerenczi, de Rank de Reich, offre des voies d’exploration selon des techniques actives ou de suppléance et de compensation, ou libératrices lesquelles au minimum, peuvent être virtuellement évoquées par le psychanalyste.

— Enfin dans un dernier chapitre un examen critique des cinq axes permet d’évaluer le choix exclusif de l’un d’eux et les raisons de recourir aux autres.

Quand il se sentent compris, reconnus, en confiance, quand la qualité d’attention et d’écoute est à la hauteur de leurs attentes, après avoir prudemment testé les capacités de leur interlocuteur à encaisser l’information et tout en restant sur le qui-vive, prêts à rebrousser chemin au moindre signe d’incrédulité, tant ils ont peur d’être pris pour des fous, les surefficients mentaux avouent vivre des expériences paranormales : télépathie, états extatiques de paix et d’amour pur, clairvoyance, sensation de communion avec la nature, prémonitions, et parfois plus : capacité à percevoir les auras, à ressentir des présences occultes, à se souvenir de vies antérieurs.

Formé dans le cadre de l’éphémère Société française de psychanalyse, Guy Rosolato, élève très proche de Lacan qu’il avait suivi lors de la création de l’Ecole freudienne, a été l’un de ceux qui se sont dégagés de l’influence directe du Maître.

Il a rejoint l’Association psychanalytique de France, dont il est devenu l’un des membres les plus écoutés. Tout en utilisant les présupposés théoriques du premier Lacan, il a poursuivi une voie originale se situant dans le droit fil du post-lacanime tout en restant constamment ouverte aux autres courants de la psychanalyse.

Son oeuvre occupe une place de premier plan parmi les recherches psychanalytiques de ces trente dernières années. Elle a déjà produit un ensemble de concepts et dégagé des perspectives dont la valeur est irremplaçable pour la pratique de la théorie et de la clinique. Elle n’est pas pour autant achevée et la continuité de sa recherche laisse présager d’autres surprises, d’autres inventions.

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Les cinq couleurs émoussent la vue de l’homme.
Les cinq notes (de musique) émoussent l’ouïe de l’homme.
Les cinq saveurs émoussent le goût de l’homme.
Les courses violentes, l’exercice de la chasse égarent le cœur de l’homme.
Les biens d’une acquisition difficile poussent l’homme à des actes qui lui nuisent.
De là vient que le saint homme s’occupe de son intérieur et ne s’occupe pas de ses yeux.
C’est pourquoi il renonce à ceci et adopte cela.

Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns. Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier. Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants. Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir. Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille. Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable.

Jacques Brel, le 1er Janvier 1968

Les Essais sur le symbolique (1969) étaient axés sur la figure du père, la fonction de la loi, les rapports du langage et de l’inconscient.
Ce nouveau livre de Guy Rosolato nous fait mesurer l’importance de l’autre versant que la référence prévalente au père risque d’autant plus aisément de camoufler qu’il doit demeurer zone d’ombre, garder une affinité avec le non-dit : la relation originelle à la mère dont l’auteur montre qu’elle façonne ce qu’il nomme la relation d’inconnu.
Relation d’inconnu – notion calquée sur celle, usuelle en psychanalyse, de relation d’objet – et non à l’inconnu qui, une fois localisé, serait par là même évacuable. Ce sont plutôt les effets en chacun de nous de cet inconnu, de ce que Breton appelait l’«infracassable noyau de nuit», que le livre rend sensibles, à travers l’étude ainsi renouvelée d’organisations psychopathologiques comme le fétichisme et la dépression, d’instances comme le narcissisme et les idéaux, de formations de l’inconscient comme le souvenir-écran. Des thèmes fantasmatiques tels que celui de l’enfant mort et des concepts originaux – entre autres, l’«oscillation métaphoro-métonymique» et l’«objet de perspective» – peuvent alors être dégagés.

Pour nous tous et toutes je souhaite que cette nouvelle année soit l’occasion de réaliser l’éveil dans le dojo et dans notre vie. La Voie de Bouddha que nous suivons est une voie de libération des souffrances occasionnées par nos illusions. Il faut avoir confiance dans le fait que cela est possible et s’employer à la réaliser.

Maître Roland Yuno Rech