On se hisse à mains nues au-dessus des remblais, et là, vertige. Le rêve commence. Le rêve a ce pouvoir d’annoncer ce qui arrive, et de mettre entre nos mains la possibilité d’y répondre. S’ouvrir à l’intelligence du rêve, à sa promesse, c’est d’abord le distinguer du fantasme et de ses dédales, c’est surtout l’envisager comme une révélation intime, le signe d’une possible liberté qui advient par la voie du désir. L’auteur interroge aussi les figures symboliques de l’ange, du génie poétique et du daimôn, messagers de la parole comme le rêve l’est de notre plus secrète identité.