Le livre blanc du développement personnel vous propose des textes inédits avec une diversité de thèmes abordés : l’éducation émotionnelle, les différences par rapport aux thérapies, les processus d’individuation, l’éthique, la place du corps, le couple intérieur, le chamanisme, les constellations archétypales, la reliance, la sagesse, etc. Chacune leur tour, les contributrices et contributeurs nous parlent de l’histoire du développement personnel, ce qu’il est ou n’est pas et surtout, comment nous pouvons le construire ensemble. Dans cet ouvrage vous trouverez des pistes de réflexion pour paver le chemin vers un monde plus humain, plus écologique ; un contrepoint à la tendance matérialiste et consumériste de notre société.

Issu de la médecine naturiste, elle aussi oubliée et avec laquelle il est souvent confondu mais dont il n’est qu’un des aspects, le nudisme cherche à participer au rétablissement de l’équilibre naturel de l’être humain. Mais il ouvre aussi cette réflexion sur la santé naturelle, initialement axée sur l’activité physique et l’alimentation, sur d’autres domaines tels que la culture, l’art, la philosophie et même la spiritualité. Ce livre a pour objet de présenter ces informations de manière simple et accessible, à travers une histoire résumée du mouvement nudiste français, de ses principaux auteurs et de leurs sources d’inspiration.

C’est dans la cadre de son engagement auprès de la SDN pour la paix et le désarmement qu’Einstein propose à Freud, en 1931, de collaborer avec lui à une brochure sur les racines psychologiques de la guerre et les moyens de l’empêcher à l’avenir. l’échange épistolaire entre les deux hommes, qui s’étaient déjà rencontrés et qui s’admiraient à bonne distance, met en lumière leurs divergences aussi bien que leur commune lucidité vis-à-vis des urgences et des périls du siècle : à l’idéal visionnaire d’Einstein, celui d’un arbitrage supranational dont les ressorts restent à penser, Freud répond en insistant sur la puissance de la pulsion de mort et suggère que le chemin de la paix universelle sera encore long et imprévisible. Les nazis, arrivés au pouvoir quelques semaines avant la publication de Pourquoi la guerre ?, en interdiront aussitôt la diffusion.

Peut-on soigner par la danse ? Peut-on donner à la danse une place dans l’arsenal thérapeutique ? A-t-elle la capacité de mobiliser la sphère psychique de l’individu qui « entre dans la danse » ? Quel corps la danse met-elle en mouvement ? Comment s’élabore-t-il et comment, par son intermédiaire, le sujet se construit-il du même coup, et avec lui l’espace, le temps et les nuances de la présence qui fondent la relation et les interactions ?

Si, nous dit l’auteur, la danse n’est pas thérapeutique en elle-même – pas plus que l’art ou la parole -, elle peut le devenir grâce au dispositif dans lequel elle s’inscrit. Ainsi à partir d’une longue pratique de la danse-thérapie, Benoît Lesage pose, dans cet ouvrage, les fondements théoriques de cette discipline et livre des outils qui permettent de les incarner. A la croisée de l’art, de la création, de la psychomotricité, de la thérapie à médiation corporelle et de la pratique groupale, le parcours interdisciplinaire qu’il propose s’ouvre à la clinique, abordée ici en relation avec diverses populations : personnes psychotiques polyhandicapées, présentant des troubles du comportement et de la communication, autistes, anorexiques, porteuses de handicap sensorimoteur…

Au-delà des enjeux cliniques et thérapeutiques évoqués ici, la danse-thérapie hérite de la danse la faculté essentielle et fondatrice de convier les hommes à partager le rythme, les images, le plaisir sensoriel et parfois sensuel, en puisant aux mémoires individuelles et communautaires. Cet ancrage immémorial dans les mythes et dans l’enfance en fait une source dynamique qui peut remettre en marche le sujet… pas à pas.

Des milliers de femmes et d’hommes aujourd’hui se retrouvent régulièrement sur le parquet de danse, pas seulement pour exprimer leur vitalité en musique, s’amuser ou se séduire, mais aussi pour rejeter des siècles de frustrations, de tabous et de névroses. Se soigner et s’épanouir en dansant, imagine-t-on thérapie plus exaltante ?

Pour nous présenter la danse-thérapie, mélange singulier d’exultation corporelle, d’improvisation rythmée et de psychanalyse de groupe, Catherine Maillard a interrogé cinq écoles :

la danse des cinq rythmes de Gabrielle Roth,
le life art process d’Anna Halprin,
la biodanza de Rolando Toro,
la danse biodynamique de Rafael Baile,
la danse médecine de Susannah et Ya’Acov Darling Khan.

Et pour nous permettre de mieux appréhender cette pratique en pleine floraison, quatre experts ont été invités à en parler :

l’anthropologue et psychanalyste France Schott-Billmann, qui compare danse primitive, psychanalyse et danse-thérapie,
le psychiatre Jean-Pierre Klein, qui dirige la principale école d’art-thérapie française,
les deux grands chorégraphes Carolyn Carlson et Angelin Preljocaj, qui s’accordent à dire que, chaque être humain étant un danseur né, la danse-thérapie s’adresse à tous.

Peut-on se soigner par la danse ? Depuis des millénaires, l’être humain a toujours dansé, se connectant ainsi à des énergies créatrices et transformatrices qui le guérissent.

En s’appuyant sur les fondements anthropologiques, sociologiques et sur l’histoire des religions, cet ouvrage montre les bénéfices de la danse et du rythme sur le corps et la psyché. Non seulement elle permet de réveiller nos forces vitales, mais aussi de réguler les désordres physiques, énergétiques, psychiques et sociaux.

Ainsi la danse représente un élément de réponse originale aux enjeux de notre temps. Elle peut nous aider à communier avec les sources profondes de notre être, pour réinventer une autre façon de vivre ensemble, et retrouver un juste équilibre corps esprit que notre culture occidentale dualiste a indûment séparés. L’expérience de la danse fait comprendre qu’ils ne font qu’un, et que l’Homme fait partie de l’univers…

Lors de l’inauguration du musée d’art contemporain en 1982, puis de sa réouverture et de sa transformation en LAAC en 2005, Daniel Abadie, témoin vivant de plusieurs générations d’artistes, était là. Pour lui, le LAAC est un musée né de la passion de Gilbert Delaine, semblable à celle qui anime les artistes, en dehors de toute mode, critique ou loi du marché. D’où son vif intérêt à imaginer une exposition comme Un autre œil.

Pour ce projet qui sera montré sur trois lieux consécutifs – au LAAC à Dunkerque, au musée Saint Roch d’Issoudun et enfin au musée de l’Abbaye Sainte Croix des Sables-d’Olonne – Daniel Abadie a choisi près de 150 œuvres rarement montrées, voire inédites qui renouvellent notre regard sur les mouvements artistiques et leur filiation tout en faisant écho à la collection.
Tout est né d’un choc qu’il a ressenti en 1991 à l’Albright-Knox Museum de Buffalo, aux États-Unis, face à trois peintures de 1913, fondamentalement différentes : de Vassily Kandinsky, Fernand Léger et Robert Delaunay. Il comprend alors que ce qui relie les peintres d’une génération est la leçon qu’ils tirent de leurs prédécesseurs : chacun répondant à sa manière aux questions laissées par la génération précédente. C’est la différence des propositions qui fait cohabiter, dans la peinture du XXe siècle, devenue aujourd’hui historique, des mouvements apparemment incompatibles.
L’exposition souligne est ainsi conçue autour de ce paradoxe.

Un autre œil commence après la Seconde Guerre mondiale, en cohérence avec la collection du LAAC, en évoquant les problématiques du début du XXe siècle. L’exposition montre comment les approches successives forment au-delà de leur contradictions apparentes des unités inattendues. Elle tisse des liens entre les problématiques posées et les réponses trouvées, offrant ainsi une lecture nouvelle de ce siècle passé qui nous est si proche. Elle dévoile à quel point, entre incertitudes, débats et contradictions, chaque génération réagit, répercute, résiste ou poursuit la recherche de ses prédécesseurs.

La psychothérapie apparaît comme un phénomène récent. Ce serait une réponse aux souffrances de l’homme moderne occidental : malaise dans la civilisation, perte du sens de l’existence, délitement du lien social… C’est oublier que le « soin des âmes » était déjà une préoccupation à l’époque antique !
Cet ouvrage présente les fondements des psychothérapies. Il montre comment elles s’enracinent à la fois dans les courants philosophiques, l’évolution de la culture et les découvertes de la science sur la psychologie et le fonctionnement du cerveau humain.
• L’enracinement philosophique des pratiques psychothérapeutiques ;
• Les paradigmes psychanalytiques et existentiels ;
• Les paradigmes systémiques et cognitivistes ;
• L’éclairage des neurosciences.

Anne Dufourmantelle a péri le 21 juillet 2017 pour sauver des enfants de la noyade en Méditerranée, dont le propre fils de l’auteur.

Elle était psychanalyste, philosophe, romancière, auteure d’une œuvre reconnue de par le monde. Sa notoriété culturelle ne suffit pourtant pas à expliquer l’émotion considérable qui s’est répandue à l’annonce de sa mort, en France et au-delà, jusqu’auprès de gens qui ne l’avaient jamais lue ni entendue.

Ce récit de chagrin livre le portrait d’une femme exceptionnelle, en même temps qu’il médite sur les rapports père-fils, l’origine du sacré et l’aura d’un être qui avait « la passion de l’amitié ».

« Ses traits s’étiraient dès qu’elle voyait autrui heureux. Il n’y a pas beaucoup de gens qui nous donneraient envie d’être heureux rien que pour les rendre heureux. »

Le Dictionnaire de la bêtise est considéré comme une des toutes premières recherches dans le domaine de la contre-culture. Désopilante autant qu’alarmante, la bêtise éternelle, qui existe en chacun de nous et qui par cela même fascinait Flaubert, a pris désormais sa vraie place encyclopédique.
Guy Bechtel est romancier et historien. Jean-Claude Carrière, son ami et complice de longue date, est aussi scénariste et auteur dramatique.

Guy Schoeller