Freud était-il freudien ? Les conseils et les règles qu’il donnait à ses élèves, les suivait-il lui même ? Fallait-il vraiment être cultivé pour devenir son analysant ? Quelle opinion avait-il de l’homosexualité? De la science ? Du théâtre ? De la formation des analystes ? De la durée de la cure ?

« Impuissance. Trois mois. » écrivait-il à l’un de ses disciples à qui il adressait un patient. Mais aussi : « Une analyse peut durée des années » , et : « Certains patients devront avoir recours à l’analyse tout au long de leur vie »…

Ainsi l’auteur de la Saga freudienne dessine t-il la figure du plus rigoureux et du moins orthodoxe des praticiens de la psychanalyse – son inventeur lui-même, bien placé s’il en est pour savoir que l’analyse se pratique au cas par cas et que l’analyse doit d’abord se plier au savoir de l’inconscient. En témoignent ici les portraits aussi variés que contradictoires que font du maître ses patients et ses élèves.