La Relaxation à Inductions Variables est une méthode axée sur la relation.

Selon l’auteur de la méthode les inductions varient en fonction de ce que la relaxateur ressent du patient. Elle débute le plus souvent par la parole mais aussi par le toucher, variable d’une fois à l’autre dans une complémentarité où parole et toucher n’ont rien de systématique ou de ritualisé.

Michel Sapir décrit sa méthode dans un esprit purement psychanalytique. A vrai dire, la Relaxation à Inductions Variables tout en suggérant la détente ne considère pas qu’elle constitue ke but ultime et unique de la méthode.

Ce livre n’a pas été conçu en appliquant mécaniquement des « recettes » pseudo-freudiennes à la relaxation mais en partant de celle-ci pour la soumette à l’éclairage des concepts psychanalytiques. Parmi ces derniers, certains semblent unanimement admis tandis que d’autres sont soumis aux feux croisés de différentes écoles. Aussi, l’auteur évitera de s’étendre sur ce qui est admis et connu pour soumettre à discussion tout ce qui est objet de divergences.

Sommes-nous tous des psychosomatiques ? Oui ! Et c’est normal ! Car nous avons tous des réponses à la fois corporelles et psychologiques face aux difficultés de notre vie quotidienne, aux accidents, aux maladies comme aux agressions de la société. Mais chacun de nous réagira différemment, en fonction de sa personnalité et de son milieu social et familial. Un tel se réfugiera dans une maladie chronique qui obligera son entourage à le considérer différemment. Un autre travaillera jusqu’à épuisement. Un autre encore aura recours à l’alcool. Existe-t-il une médecine propre à ces situations ? Les médecins ont-ils la possibilité de reconnaître ce qui est psychosomatique et ce qui ne l’est pas ? Quel comportement le patient doit-il avoir vis-à-vis de son médecin ? Le livre du docteur Sapir – un des plus grands spécialistes français de la relaxation d’inspiration psychanalytique répond à ces questions. Dans cet ouvrage très personnel, l’auteur nous apporte son expérience de praticien et nous montre combien la relation confiante entre le médecin généraliste et son patient peut être un facteur de mieux être.

Cet ouvrage est le résultat du travail universitaire d’un réseau de chercheurs réunis dans le cadre d’un Séminaire interuniversitaire européen d’enseignement et de recherche en psychopathologie et psychanalyse. Il témoigne de la possibilité d’un travail de chercheurs partageant les mêmes exigences quant à la méthode clinique et la qualité du travail de recherche. Il témoigne aussi, dans le cas précis de ce travail, que la dépression n’est pas une maladie qu’il suffirait d’éradiquer pour relancer un homme-machine en panne, mais que la dépression a une place et une signification dans notre civilisation.

La vie psychique de l’adulte reste marquée par les logiques du sexuel infantile, qui organisent son inconscient. Cet ouvrage présente les différents modèles de la sexualité infantile, des fondements de la théorie freudienne aux apports des psychanalystes contemporains, en abordant : les différentes étapes du développement de la sexualité chez l’enfant ; le conflit oedipien ; la période de latence ; la genèse des homosexualités ; les théories sexuelles infantiles.
Il fait aussi le point sur les débats contemporains et certaines thèses freudiennes sont réinterrogées à la lumière des apports récents de la clinique de la première enfance.

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Celui qui se dresse sur ses pieds ne peut se tenir droit ; celui qui étend les jambes ne peut marcher.
Celui qui tient à ses vues n’est point éclairé.
Celui qui s’approuve lui-même ne brille pas.
Celui qui se vante n’a point de mérite.
Celui qui se glorifie ne subsiste pas longtemps.
Si l’on juge cette conduite selon le Tao, on la compare à un reste d’aliments ou à un goitre hideux qui inspirent aux hommes un constant dégoût.
C’est pourquoi celui qui possède le Tao ne s’attache pas à cela.

Dès la fin des années cinquante, s’est développée une psychothérapie corporelle d’inspiration psychanalytique connue sous le nom de « technique Ajuriaguerra ». Les destins du corps en constitue l’ouvrage de référence indispensable.

En effet, sont rassemblés dans ce volume les textes qui ont marqué l’évolution de ce courant qui, par sa fidélité à la psychanalyse freudienne, se détache des autres pratiques corporelles existantes. Synthèses théoriques, études de cas confirment l’intérêt que représente cette méthode dans le cas de patients souffrant de maladies psychosomatiques, de névroses de comportement ou de carences narcissiques.

Pratiquée par des psychanalystes, la psychothérapie de relaxation s’appuie essentiellement sur la capacité de la psyché à percevoir ce que le corps éprouve et, dans un deuxième temps, à nommer, décrire ce qui a été perçu. Ainsi, le rôle du thérapeute est d’aider le patient à retrouver, à travers ses propres sensations, l’emprise sur son corps propre que, pour des raisons diverses liées à son histoire, il n’a pu avoir. Comme dans toute psychothérapie d’inspiration analytique, le soulagement du patient ne s’obtient qu’au prix d’un changement de son fonctionnement psychique.

« Yin-Yang » est le nom donné en chinois au fonctionnement de tout le vivant. Cette unité changeante, ce mouvement incessant, cette danse de tout l’univers se dit en un seul mot. Or, en français comme dans toutes les langues occidentales, « Yin » et « Yang » sont deux mots. Voilà où commence le quiproquo.
Avec le talent narratif et pédagogique qui a fait le succès de ses nombreux livres, Cyrille Javary nous introduit dans l’esprit chinois à travers cette clé essentielle : « Yin » n’est pas plus une entité que « Yang », ils n’ont pas d’existence propre. Car l’hiver n’est pas « l’hiver », mais ce qui deviendra l’été, avant de redevenir hiver… Chacun est le futur et le passé de l’autre, sans qu’on puisse leur attribuer une substance, une quelconque fixité.
S’il heurte toutes nos habitudes de pensée, ce genre d’énoncés peut nous conduire à une compréhension plus subtile du monde, et nous aider à mieux aborder les problèmes que nous rencontrons. Ainsi que l’écrit Danielle Elisseeff dans sa postface, « cet ouvrage opère une petite révolution. Tout se passe comme s’il parvenait à déplacer le curseur de nos perceptions et de nos émotions… » À travers mille exemples concrets, l’auteur nous entraîne dans un passionnant voyage dans le temps, jusqu’à l’aube du néolithique…

Ce livre propose une réflexion théorico-clinique sur un outil psychanalytique encore trop méconnu, que l’auteur intitule : Cet autre divan. Il traite d’une autre façon d’utiliser la méthode psychanalytique de Freud pour les pathologies non névrotiques actuelles. Cet autre divan peut éveiller la curiosité, car ici le divan lui-même est un outil de la cure. Ce concept de la psychothérapie psychanalytique corporelle (PPC) est issu de la rencontre des travaux de Julian de Ajuriaguerra et des recherches post-freudiennes sur les pathologies des limites. Avec de nombreuses illustrations, l’auteur montre que la PPC permet le dégagement de l’archaïque traumatique à l’aide de la médiation corporelle, en prenant au transfert contretransfert les traces mnémoniques de la mémoire du corps pour libérer l’énergie libidinale. Ainsi s’opère la revitalisation des différents niveaux du fonctionnement psychique sans qu’aucun n’écrase l’autre, mais bien au contraire maintient vivant le lien entre eux, étant ainsi source de la créativité. L’originalité de cet abord psychanalytique est de faire travailler les paramètres oubliés parce que silencieux dans le cadre psychanalytique classique qui est mis en difficulté par les patients non névrotiques. Ce livre qui donne au corps toute son importance organisatrice pour la psyché montre que nous pouvons innover à partir de Freud pour aider psychanalytiquement ces personnes qui présentent des souffrances identitaires et narcissiques et qui s’adressent à nous.

Pourquoi des psychanalystes sont-ils encore si réticents à interroger leur pratique alors qu’ils constatent les limites de certaines cures-types ? Ce livre est une réflexion sur une autre façon d’utiliser la méthode psychanalytique pour des patients dits inanalysables. Le corps trop souvent négligé dans sa fonction organisatrice de la psyché trouve ici toute son importance. Le divan de la Psychothérapie Psychanalytique Corporelle place l’analyste devant le patient allongé, afin de permettre le dégagement de l’archaïque traumatique en appui sur la perception et la sensorimotricité.

Sigmund Freud a écrit environ 20 000 lettres ; sa correspondance avec Paul Federn ouvre autant sur l’exhumation de situations cliniques que sur des incises théoriques. Ces lettres offrent également un point de vue sur l’homme Freud, sur sa vie relationnelle et sur ses contacts scientifiques, dévoilant le paysage d’une époque.

L’échange épistolaire présenté ici se compose de 143 documents, rédigés essentiellement par Freud, les lettres de Federn ayant été perdues, à quelques exceptions près. Au-delà de la singularité du lien entre les deux hommes, ce sont les débuts de la psychanalyse qui sont revisités. On voit ainsi à quel point Freud a pu s’appuyer sur celui qu’il considérait comme son bras droit pour défendre la cause de l’analyse profane ; par rebond, la publication de ces lettres rétablit la place de Federn dans l’histoire du mouvement psychanalytique. Leurs échanges témoignent de préoccupations qui restent d’une actualité étonnante.

Marcel Duchamp en 3 minutes

Par Claire Maingon • le 18 juin 2018

Il a fait entrer un simple urinoir au musée. Considéré comme le père de l’art contemporain, Marcel Duchamp n’a cessé de questionner le rôle de l’artiste et le statut de l’œuvre d’art. Il est aujourd’hui à l’honneur au musée des Beaux-Arts de Rouen, qui propose une exposition pour « comprendre Marcel Duchamp ». L’occasion de revenir sur la vie et l’œuvre révolutionnaire de l’inventeur du ready-made.

Nul ne s’émancipe de vingt-cinq siècles d’une conviction dualiste qui, depuis Platon, oppose radicalement l’âme et le corps, et formate à notre insu nos catégories de langue et de pensée. Tout de l’expérience psychanalytique pourtant, celle de ce « corps étranger interne » qu’est l’inconscient, contribue à brouiller des distinctions trop claires. Il n’est de processus « psychique » qui, à l’image de l’angoisse ou du plaisir, ne dispose de son trajet somatique. Mais Psyché ne se contente pas de passer par le corps, elle en détourne les fonctions, à l’image de la faim de la boulimique, de la constipation chronique de l’obsessionnel ou de l’hypertension du patient « psychosomatique ».
La psychanalyse navigue entre deux écueils, celui d’une différence de nature entre corps et psyché à l’image du dualisme cartésien, ou inversement, celui d’une identité à la Groddeck, qui en vient à supprimer l’hétérogénéité du corps, du soma biologique. Le premier écueil ignore à quel point Psyché est corporelle, le second réduit toute pathologie somatique (cancer compris) à un phénomène psychique. Où s’arrête le corps de Psyché, où commence le soma du biologiste ?
« Psyché est corporelle, n’en sait rien ».

Livres de développement personnel : quoi ma gueule, kessellamagl ?

Le développement personnel compte parmi les secteurs vivaces dans l’édition. Mais ces ouvrages sont-ils efficaces ? Un psychologue suédois et un professeur ont décidé de se lancer dans la lecture. Et d’appliquer les recommandations. Conclusion : faut aimer que le monde tourne autour de son nombril.

Le mal-être psychique se spécifie de plus en plus, de nos jours, dans ce qu’il est convenu d’appeler les états limites : les dysfonctionnements de la pensée, les difficultés de la procréation, les troubles psychosomatiques, les agirs de la sexualité. La pensée psychanalytique a ainsi entrepris l’analyse métapsychologique de certains concepts ou notions qui guident sa réflexion alors que ceux-ci ne font pas toujours partie du corpus métapsychologique freudien. Elle s’intéresse à la signification de ce qui pourrait leur être attribué comme position limite, d’un point de vue psychique. Cinq volets organisent cet ouvrage : ils traitent de la position et de la signification limite des concepts de pulsion, de perceptif, de pensée, de Moi-idéal ainsi que des liens de ce dernier avec la création et la culture. En filigrane, ces concepts s’articulent avec la notion même de concept qui, à elle seule, occupe déjà une position limite par rapport à la spécificité de la recherche théorique en psychanalyse.

La pratique psychanalytique récente découvre de  » nouveaux patients « . Au-delà des apparences classiques, hystérie ou névrose obsessionnelle, les blessures narcissiques, les risques de psychose, les symptômes psychosomatiques montrent tous une particulière difficulté à représenter. L’espace psychique, cette chambre obscure de notre identité où se réfléchissent à la fois le mal de vivre, la joie et la liberté de l’homme occidental, est-il en train de disparaître? Cet ensemble d’études pose une question alarmante qui révèle non seulement une urgence thérapeutique, mais aussi un problème de civilisation.

Comment ne pas voir, par exemple, que le  » retour des religions  » entraîne une relecture de la Bible et des Evangiles? Que les arts et les lettres s’éclairent d’une nouvelle lumière? Que l’inquiétude sexuelle et métaphysique des femmes en Europe est l’indice d’une mutation profonde au coeur des idéologies en faillite du vieux continent?

Ces  » nouvelles maladies de l’âme  » sont-elles des promesses de créativité? Peut-être, mais à condition de les entendre, de les analyser, de les écrire.
J.K.

La psychanalyse est née dans l’esprit d’un homme, Sigmund Freud. Retracer l’histoire de la psychanalyse, c’est ainsi d’abord faire celle de la découverte freudienne, en comprendre les tâtonnements, les confusions, les erreurs, les succès. C’est montrer aussi qu’il s’agit de l’œuvre d’un homme profondément immergé dans la culture de son temps et qu’elle reste pourtant la matière sur laquelle tous les psychanalystes après lui ont travaillé et travaillent encore. Mais la psychanalyse est à présent plus que centenaire et cet ouvrage nous invite à en suivre aussi les principaux développements théoriques, pratiques comme institutionnels depuis sa naissance jusqu’à nos jours.