Il faut entendre « bouddhisme moderne » au sens de « pseudo-bouddhisme ». Ce que l’auteur critique n’est pas le bouddhisme des Asiatiques mais le produit hybride qu’ont créé les Occidentaux, comme solution imaginaire à leurs propres problèmes.

Produit de la sécularisation européenne, ce bouddhisme imaginé est battu en brèche par l’auteure, notamment en ce qui concerne la méditation, les pouvoirs surnaturels, les dogmes, l’expérience mystique.

Elle critique également le rôle parfois ambigu de personnalités médiatiques comme Sogyal Rinpoché ou Matthieu Ricard.

On sait que Gregory Bateson (1904 – 1980) a abordé les disciplines les plus variées. Sa réflexion, passant successivement par l’anthropologie, l’éthologie, la psychiatrie, s’est épanouie finalement dans la tentative de penser de façon systémique la nature du monde vivant : monde où les causes agissantes sont non des forces ou des impacts, mais des informations ou des différences.

Ce colloque, tenu à Cerisy, a réuni des spécialistes des disciplines traversées par Bateson : anthropologues, sémioticiens, généticiens et biologistes, épistémologues, thérapeutes… Chacun de ces spécialistes a tenté de montrer comment, dans son travail, intervenaient les concepts élaborés par Bateson, afin de faire un premier point sur les pistes qu’il a ouvertes.

Le parcours de Jean Laplanche, avant d’être celui d’un normalien devenu psychiatre puis praticien et théoricien de la psychanalyse, professeur à la Sorbonne, est d’abord un itinéraire intérieur marqué par une exigence de recherche dont l’aboutissement est la remise en question de toute idée reçue, fût-elle freudienne. De la Résistance à l’action politique, du Vocabulaire de la psychanalyse, élaboré avec J.-B. Pontalis, et de Psychanalyse à l’Université à la traduction des Œuvres complètes de Freud, la même volonté, la même extrême rigueur conduisent la démarche d’une pensée et d’un style qui ont renouvelé la pensée psychanalytique de ces trente dernières années. Critique lucide de Lacan, dont il fut d’abord l’élève, il l’est tout autant de certains aspects de la pensée de Freud dont il considère qu’il s’est engagé dans un « fourvoiement  » biologisant. La question de l’originaire en psychanalyse a conduit Laplanche à la théorie de « la séduction généralisée « , sous le primat de l’autre, et à envisager la pratique psychanalytique à la lumière de la notion de « traduction « .