Il faut entendre « bouddhisme moderne » au sens de « pseudo-bouddhisme ». Ce que l’auteur critique n’est pas le bouddhisme des Asiatiques mais le produit hybride qu’ont créé les Occidentaux, comme solution imaginaire à leurs propres problèmes.

Produit de la sécularisation européenne, ce bouddhisme imaginé est battu en brèche par l’auteure, notamment en ce qui concerne la méditation, les pouvoirs surnaturels, les dogmes, l’expérience mystique.

Elle critique également le rôle parfois ambigu de personnalités médiatiques comme Sogyal Rinpoché ou Matthieu Ricard.

On sait que Gregory Bateson (1904 – 1980) a abordé les disciplines les plus variées. Sa réflexion, passant successivement par l’anthropologie, l’éthologie, la psychiatrie, s’est épanouie finalement dans la tentative de penser de façon systémique la nature du monde vivant : monde où les causes agissantes sont non des forces ou des impacts, mais des informations ou des différences.

Ce colloque, tenu à Cerisy, a réuni des spécialistes des disciplines traversées par Bateson : anthropologues, sémioticiens, généticiens et biologistes, épistémologues, thérapeutes… Chacun de ces spécialistes a tenté de montrer comment, dans son travail, intervenaient les concepts élaborés par Bateson, afin de faire un premier point sur les pistes qu’il a ouvertes.