Nymphéas. L’abstraction américaine et le dernier Monet

Exposition du 13 avril au 20 août 2018

En 1955, Alfred Barr fait entrer au Museum of Modern Art de New York un grand panneau des Nymphéas (W1992) de Monet, alors que ces grandes « décorations » demeurées dans l’atelier de Giverny commencent à attirer l’intérêt des collectionneurs et musées.
Monet est alors présenté comme « une passerelle entre le naturalisme du début de l’impressionnisme et l’école contemporaine d’abstraction la plus poussée » de New York, ses Nymphéas mis en perspective avec les tableaux de Pollock, tels que Autumn Rhythm (number 30), 1950. La réception du dernier Monet s’opère alors en résonnance avec l’entrée au musée de l’expressionnisme abstrait américain. Au même moment est forgée la notion d’ »impressionnisme abstrait ».
C’est sur ce moment précis de la rencontre entre la redécouverte des grandes décorations du maître de Giverny et la consécration de l’École abstraite new-yorkaise que l’exposition du musée de l’Orangerie s’arrêtera, à travers une sélection de quelques œuvres tardives de Monet et une vingtaine de grandes toiles d’artistes américains tels que Jackson Pollock, Mark Rothko, Barnett Newman, Clyfford Still, Helen Frankenthaler, Morris Louis, Philip Guston, Joan Mitchell, Mark Tobey, Sam Francis, Jean-Paul Riopelle et Ellsworth Kelly.

Commissaire général
Cécile Debray, conservateur en chef, directrice du musée de l’Orangerie

La pratique de la psychanalyse incluant ses bases théoriques peut être décrite selon des orientations distribuées en cinq axes. Certains d’entre eux constituent des options dominantes, propres aux courants actuels, mais ils sont surtout des potentiels toujours présents auxquels le psychanalyste peu se référer.

On distinguera :

— La psychanalyse logodynamique qui tient à l’essentiel de toute pratique, à la relation de parole qui par elle-même conduit à la découverte du refoulement et de l’inconscient où se révèle le désir. L’écoute de l’analyste soutient cette dynamique des signifiants et du sens en écartant les effets de suggestion. Cet axe est toujours présent dans la cure où le sujet se trouve à juste titre en position d’analysant.

— La psychanalyse technologique regroupe les acquis depuis Freud qui orientent rationnellement la pratique. Elle situe des repères bien mis en évidence par l’expérience, à savoir le cadre, les interprétations, le transfert, le contre transfert et les résistances.

— La psychanalyse idéaloducte répond à la valeur prise par l’idéalisation des théories et des pratiques dans la transmission d’une expérience et d’un savoir, d’une science dans la succession des maîtres à travers les générations.

— La psychanalyse au négatif a mis en relief la nécessité d’une remise en cause continuelle des théories en fonction d’un inconnu, en limitant les interprétations systématiques et abusives, en s’ouvrant à un appel du désir vers des découvertes successives.

— La psychanalyse transgressive à l’exemple des recherches de Frerenczi, de Rank de Reich, offre des voies d’exploration selon des techniques actives ou de suppléance et de compensation, ou libératrices lesquelles au minimum, peuvent être virtuellement évoquées par le psychanalyste.

— Enfin dans un dernier chapitre un examen critique des cinq axes permet d’évaluer le choix exclusif de l’un d’eux et les raisons de recourir aux autres.