L’auteur propose ici une lecture tout à fait nouvelle des problématiques de la précocité intellectuelle adulte : sur le plan des relations amicales, de l’investissement professionnel, du développement du couple, de la sexualité… Il évoque les traumatismes spécifiques que peuvent rencontrer ces personnes. Loin d’être un écrit uniquement descriptif, Fabrice Bak apporte des réponses pragmatiques, de l’enfance à l’âge adulte.

La psychanalyse contemporaine différencie les agir-symptômes retrouvés dans les comportements (addictifs, transgressifs), des agir de transfert. En effet, l’Agieren Freudien se situe bien dans la dynamique transférentielle, et ce livre met en valeur la façon dont l’Agir peut en fait être l’allié de la cure, ouvrant la voie à de nouvelles représentations advenues grâce à ce passage en extériorité. D’une remémoration qui échoue au signe d’expériences traumatiques passées au-delà du plaisir, l’Agir dans la cure se considère comme une adresse que l’analyste doit mettre en forme et aider à symboliser. Les analystes contemporains cherchent à l’appréhender comme le signal et l’avant-scène d’une transformation psychique nécessaire.

Les vitraux d’Ervy-le-Châtel pour chefs-d’œuvre

..Et s’il est un art vivant, le vitrail est devenu un art plus exigeant comme en témoigne la commande passée par la Ville de Nogent-sur-Seine pour son église Saint-Laurent, explique Anne-Claire Garbe. Trois baies du bas-côté Renaissance, érigé par le grand architecte Philibert Delorme à la demande du roi Henri II. Le projet soumis par la grande plasticienne Fabienne Verdier en collaboration avec Flavie Serrière-Vincent-Petit (La manufacture Vincent-Petit, à Troyes) sera réalisé dans le courant de cette année 2018…

Comment introduire à la psychanalyse ? Une introduction universitaire se doit de réintroduire aux mouvements de découverte et aux avancées de la psychanalyse, à l’ensemble du « champ de savoir » analytique, son contenu, sa dynamique, ses thèses, son devenir, sa théorie et son histoire. Ce manuel est subdivisé en trois parties : Fondements – Figures – Perspectives. Principalement destiné aux étudiants, il est devenu un classique pour tous ceux qui cherchent à acquérir les bases de la psychanalyse.

« Prenons en considération la genèse psychique des représentations religieuses. Celles-ci, qui se donnent pour des dogmes, ne sont pas des précipités d’expériences ni des résultats d’une pensée, ce sont des illusions, des accomplissements des désirs les plus anciens, les plus forts, les plus urgents de l’humanité ; le secret de leur force est la force de ces désirs. »

Sigmund Freud

Petit Traité des valeurs

Sous la direction de Julien Deonna & Emma Tieffenbach

Notions abordées

L’Amitié. L’Amour. L’Art. L’Authenticité. La Beauté. Le Bien-être. La Compétence. La Confiance. La Connaissance. La Créativité.
La Dignité. L’Égalité. L’Enfance. L’Érotisme. L’Honneur. L’Humilité. L’Humour. L’Impartialité. L’Intéressant.
La Justice. La Liberté. Le Luxe. Le Plaisir. Le Pouvoir. La Propriété. Le Sacré. Le Savoureux. La Solidarité. Le Sublime.
La Tradition. L’Utilité. La Vertu. La Vie. La Vie privée.

Le plaisir est-il une valeur ? La vertu requiert-elle l’exercice de la raison ? Le goût est-il objectif ? Peut-on mettre un prix à la vie d’une personne ? Une chose peut-elle être drôle si elle ne fait rire personne ? En quoi l’amitié diffère-t-elle de l’amour ? Est-il immoral d’être impartial ? L’esclave est-il libre si son maître bienveillant n’interfère jamais dans ses choix ? Voici quelques unes des questions abordées dans ce Petit Traité des valeurs, composé de trente-cinq essais brefs et originaux consacrés à la présentation d’une notion particulière. Si nous invoquons sans cesse notre attachement à certaines valeurs, leur existence ne va néanmoins pas de soi. Les valeurs ne sont-elles que le reflet de nos attitudes ? À l’inverse, les choses pourraient-elles être belles, utiles, intéressantes ou plaisantes en l’absence de quiconque pour les apprécier ou en faire l’expérience ? Chaque valeur retenue fait l’objet d’une étude menée par un philosophe qui s’efforce d’en déployer le sens et les enjeux et de présenter l’attrait des controverses qu’elle soulève.

Essais de :
David Benatar. Monika Betzler. Constant Bonard. Christian Budnik. Thomas Cochrane. Alix Cohen. Florian Cova. Pascal Engel. Alexandre Erler. Chloë Fitzgerald. Christopher Grau. Bennett W. Helm. François Jaquet. Katrine Krause-Jensen. Federico Lauria. Annabelle Lever. Jerrold Levinson. Jörg Löschke. Olivier Massin. Anne Meylan. Frédéric Nef. Hichem Naar. Philip Pettit. Arina Pismenny. Roger Pouivet. Raffaele Rodogno. Hans Bernhard Schmid. Yann Schmitt. Ronald de Sousa. Aaron Smuts. Lucas Stanczyk. Christine Tappolet. Fabrice Teroni. Emma Tieffenbach. Cain Todd. Leo Zaibert. John Zeimbekis.

Werner Spies. Un inventaire du regard. Écrits sur l’art et la littérature
Coffret de dix volumes vendus ensemble
Trad. de l’allemand par un collectif de traducteurs. Édition de Thomas W. Gaehtgens avec la collaboration de Dorian Astor et Maria Platte

Ce coffret en dix volumes des écrits de Werner Spies sur l’art et la littérature est un «inventaire», qui couvre deux siècles d’histoire de l’art, de la fin du XVIIIe siècle jusqu’aux créations les plus contemporaines. Assorti d’environ 1 500 illustrations, il constitue une monument incomparable, et nous fait comprendre, peut-être pour la première fois, tout ce qui s’est joué dans l’œuvre de Picasso. Max Ernst – de son propre aveu – apprendra lui-même à mieux se connaître dans le reflet de cet œil vif.

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Le sage redoute la gloire comme l’ignominie ; son corps lui pèse comme une grande calamité.
Qu’entend-on par ces mots : il redoute la gloire comme l’ignominie ?
La gloire est quelque chose de bas. Lorsqu’on l’a obtenue, on est comme rempli de crainte ; lorsqu’on l’a perdue, on est comme rempli de crainte.
C’est pourquoi l’on dit : il redoute la gloire comme l’ignominie.
Qu’entend-on par ces mots : son corps lui pèse comme une grande calamité ?
Si nous éprouvons de grandes calamités, c’est parce que nous avons un corps.
Quand nous n’avons plus de corps (quand nous nous sommes dégagés de notre corps), quelles calamités pourrions-nous éprouver ?
C’est pourquoi, lorsqu’un homme redoute de gouverner lui-même l’empire, on peut lui confier l’empire ; lorsqu’il a regret de gouverner l’empire, on peut lui remettre le soin de l’empire.

Le fantasme est au cœur de la théorie psychanalytique en ce qu’il implique conjointement l’inconscient et la sexualité. Autour de cette notion centrale, cet ouvrage réarticule et remet en discussion des questions classiques de la psychanalyse : pulsion, désir, objet, représentation, symbolisation, etc.

L’accent est mis sur les fonctions dynamiques et organisatrices les plus spécifiques du fantasme. En ce sens, une importance particulière est accordée à son organisation structurelle et au rôle qu’y jouent les représentations d’actions.

La « dynamique du fantasme » est ici traitée, en liaison avec les modèles du rêve, comme paradigme de l’actualisation des conflits psychiques et de leur élaboration. Cette dynamique implique et engage toutes les relations de désir du sujet à ses objets, dans leur diversité, leur complexité et les potentialités de leur devenir.

La douleur ne peut être absente de la personnalité. Une analyse doit être douloureuse, non parce que la douleur a nécessairement une valeur, mais parce qu’une analyse où la douleur ne serait pas observée et prise en compte ne saurait s’attaquer à une des principales raisons de la présence du patient.

Wilfred R. Bion, Eléments de la psychanalyse

Comment penser le rapport entre la valeur et la vérité ? Si la valeur est vraie, comment échapper à la religion ? Si elle ne l’est pas, comment échapper au nihilisme ? Si la vérité commande, comment échapper au dogmatisme ? Si elle obéit, comment échapper à la sophistique ? Il s’agit ici – à la suite de Diogène et Machiavel, mais aussi de Montaigne, Pascal ou Spinoza – de trouver une autre voie. Le cynique, en ce sens philosophique, est celui qui disjoint les ordres : il ne se fait d’illusions ni sur la vérité (qui est sans valeur intrinsèque), ni sur la valeur (qui est sans vérité objective) ; mais il ne renonce pourtant ni à l’une ni à l’autre.

La vérité ne vaut que pour qui l’aime ; la valeur n’est vraie que pour autant qu’on s’y soumet. Là où se croisent la connaissance et le désir, l’amour rencontre, parfois, la vérité qui le contient. Les cyniques, disait Montaigne, donnent « extrême prix à la vertu » : le cynisme est une philosophie sans foi ni loi, mais non sans fidélité ni courage.

Mettre en relation l’oeuvre et la vie d’André Green, appréhender le processus théorique chez lui comme le processus psychanalytique – en grande partie indépendant des intentions conscientes de son auteur : tel était l’objectif de ces entretiens. Au long de ce livre foisonnant, l’oeuvre se dessine ainsi en devenir, dans son évolution historique, éclairant au passage d’une lumière nouvelle de nombreuses notions telles que la vérité de l’affect ; la relation maître-élève ; la question des origines et du refoulement et celle de l’identité ; la psychiatrie et les neurosciences ; la psychanalyse appliquée ; la clinique des limites et les limites de l’analyse ; l’amour ; les philosophies libertaires ; le besoin d’illusion ; l’influence de Lacan…

Le fantasme est au cœur de la théorie psychanalytique, autant chez Freud que chez ses héritiers et continuateurs actuels, dans la mesure où il articule deux dimensions fondamentales en psychanalyse : la sexualité et l’inconscient. Cet ouvrage met en évidence les principales implications de l’activité fantasmatique dans la vie psychique, assorties de quelques hypothèses propres à l’auteur.