Pierre Soulages, 99 ans ce lundi : « C’est la peinture qui me maintient en forme »

L’artiste, né à Rodez en 1919, fête aujourd’hui ses 99 ans mais il ne se laisse pas troubler par les anniversaires. Dans un long entretien, il confie des souvenirs d’enfance à Rodez, des souvenirs d’atelier, de fréquentations politiques…

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À paraître en janvier 2019

Le concept de transformation est omniprésent dans la psychanalyse, bien qu’il soit rarement utilisé d’une manière spécifique. C’est seulement avec Bion qu’il prend une signification particulière, c’est-à-dire qu’il devient un concept absolument central, définissant une nouvelle théorie et une nouvelle technique pour la psychanalyse. Au départ, Bion ne fait que proposer une théorie de l’observation en psychanalyse plus efficace et susceptible d’augmenter le niveau formel des concepts psychanalytiques. Mais bien vite, il en arrive à la définition d’un nouveau paradigme. Contrairement au paradigme classique, ce dernier peut être défini comme esthétique ou intersubjectif. La relation mère enfant est le modèle central de ce nouveau paradigme. Et la transformation est un outil des plus précieux (« clarificateur [illuminating] ») pour saisir l’évolution de l’expérience émotionnelle de la séance. Le concept de transformation permet de rendre l’analyste plus réceptif au discours inconscient et au spectre des manifestations oniriques en séance : rêverie, transformation en rêve, transformation en hallucinose, flash onirique, rêverie « somatique », etc. C’est cela qu’il s’agit d’analyser dans ce numéro issu des communications du 78e Congrès des psychanalystes de langue française.

À paraître en janvier 2019

L’objectif de ce numéro 235 est d’évoquer -sans prétention exhaustive-, les apports conséquents de plusieurs grands psychanalystes britanniques, pour l’ensemble du corpus clinique et théorique de la psychanalyse. Malgré une diffusion parfois sélective et plus tardive en France qu’en d’autres pays européens et d’Amérique du Sud-, ces apports nourrissent désormais la pratique, et témoignent de la richesse de leurs avancées et perspectives permettant une approche de plus en plus subtile de l’évolution intra et intersubjective de nos psychismes.

Le plus ancien traité divinatoire de l’humanité, le grand livre de la sagesse chinoise depuis deux millénaires, accompagné d’un guide de consultation.

Parce qu’il associe l’homme à la formation de son destin, le Yi King est à la fois livre de sagesse et recueil divinatoire. Sa fréquentation permet d’apprendre à lire l’ordre de l’univers, d’apprivoiser le hasard et d’épouser l’harmonie du monde. Epouser l’harmonie du monde pour établir l’harmonie en soi.

Œuvre d’une absolue singularité, le Yi King délivre son message à travers 64 figures ou hexagrammes. Ces signes d’avant l’écriture symbolisent les lois de la vie ou du changement, les énergies opérant en toute situation. En offrant la connaissance de ces lois, ce livre rend l’homme apte à pressentir les déroulements prochains et à déterminer une juste conduite. L’homme devient ainsi son propre devin et l’artisan de son destin.

Ouvrir ce livre, c’est ouvrir le monde.

« Un psychanalyste apathique, c’est un psy qui somnole ?
– Non, c’est quelqu’un qui ne se laisse pas prendre par le pathos.
– Il est indifférent – bravo !
– Il est engagé, au contraire, mais lui ne se laisse pas faire par les bons sentiments.
– Qui se laisse faire ?
– Les psychanalystes empathiques. Ce que ne sont pas les apathiques.
– Je vois. C’est mal, d’être empathique.
– Quand cela permet d’en finir avec toute visée scientifique. L’inconvenance et le mordant de la découverte freudienne sont menacés par une conception anglo-saxonne molle du postmoderne.
– C’est grave d’être un patient postmoderne ?
– Cela veut dire que l’on a un psychanalyste postmoderne. Il s’occupera de votre identité ; il s’occupera des traumas de votre « environnement précoce » (langue de bois pour parler de l’enfance) ; il s’occupera de votre unité. Mais que fera-t-il du scandale psychique qui vous fait vivre, et va du sexuel à la création ? »

Laurence Kahn, Le Psychanalyste apathique et le patient postmoderne

Le livre blanc du développement personnel vous propose des textes inédits avec une diversité de thèmes abordés : l’éducation émotionnelle, les différences par rapport aux thérapies, les processus d’individuation, l’éthique, la place du corps, le couple intérieur, le chamanisme, les constellations archétypales, la reliance, la sagesse, etc. Chacune leur tour, les contributrices et contributeurs nous parlent de l’histoire du développement personnel, ce qu’il est ou n’est pas et surtout, comment nous pouvons le construire ensemble. Dans cet ouvrage vous trouverez des pistes de réflexion pour paver le chemin vers un monde plus humain, plus écologique ; un contrepoint à la tendance matérialiste et consumériste de notre société.

Issu de la médecine naturiste, elle aussi oubliée et avec laquelle il est souvent confondu mais dont il n’est qu’un des aspects, le nudisme cherche à participer au rétablissement de l’équilibre naturel de l’être humain. Mais il ouvre aussi cette réflexion sur la santé naturelle, initialement axée sur l’activité physique et l’alimentation, sur d’autres domaines tels que la culture, l’art, la philosophie et même la spiritualité. Ce livre a pour objet de présenter ces informations de manière simple et accessible, à travers une histoire résumée du mouvement nudiste français, de ses principaux auteurs et de leurs sources d’inspiration.

C’est dans la cadre de son engagement auprès de la SDN pour la paix et le désarmement qu’Einstein propose à Freud, en 1931, de collaborer avec lui à une brochure sur les racines psychologiques de la guerre et les moyens de l’empêcher à l’avenir. l’échange épistolaire entre les deux hommes, qui s’étaient déjà rencontrés et qui s’admiraient à bonne distance, met en lumière leurs divergences aussi bien que leur commune lucidité vis-à-vis des urgences et des périls du siècle : à l’idéal visionnaire d’Einstein, celui d’un arbitrage supranational dont les ressorts restent à penser, Freud répond en insistant sur la puissance de la pulsion de mort et suggère que le chemin de la paix universelle sera encore long et imprévisible. Les nazis, arrivés au pouvoir quelques semaines avant la publication de Pourquoi la guerre ?, en interdiront aussitôt la diffusion.

Peut-on soigner par la danse ? Peut-on donner à la danse une place dans l’arsenal thérapeutique ? A-t-elle la capacité de mobiliser la sphère psychique de l’individu qui « entre dans la danse » ? Quel corps la danse met-elle en mouvement ? Comment s’élabore-t-il et comment, par son intermédiaire, le sujet se construit-il du même coup, et avec lui l’espace, le temps et les nuances de la présence qui fondent la relation et les interactions ?

Si, nous dit l’auteur, la danse n’est pas thérapeutique en elle-même – pas plus que l’art ou la parole -, elle peut le devenir grâce au dispositif dans lequel elle s’inscrit. Ainsi à partir d’une longue pratique de la danse-thérapie, Benoît Lesage pose, dans cet ouvrage, les fondements théoriques de cette discipline et livre des outils qui permettent de les incarner. A la croisée de l’art, de la création, de la psychomotricité, de la thérapie à médiation corporelle et de la pratique groupale, le parcours interdisciplinaire qu’il propose s’ouvre à la clinique, abordée ici en relation avec diverses populations : personnes psychotiques polyhandicapées, présentant des troubles du comportement et de la communication, autistes, anorexiques, porteuses de handicap sensorimoteur…

Au-delà des enjeux cliniques et thérapeutiques évoqués ici, la danse-thérapie hérite de la danse la faculté essentielle et fondatrice de convier les hommes à partager le rythme, les images, le plaisir sensoriel et parfois sensuel, en puisant aux mémoires individuelles et communautaires. Cet ancrage immémorial dans les mythes et dans l’enfance en fait une source dynamique qui peut remettre en marche le sujet… pas à pas.

Des milliers de femmes et d’hommes aujourd’hui se retrouvent régulièrement sur le parquet de danse, pas seulement pour exprimer leur vitalité en musique, s’amuser ou se séduire, mais aussi pour rejeter des siècles de frustrations, de tabous et de névroses. Se soigner et s’épanouir en dansant, imagine-t-on thérapie plus exaltante ?

Pour nous présenter la danse-thérapie, mélange singulier d’exultation corporelle, d’improvisation rythmée et de psychanalyse de groupe, Catherine Maillard a interrogé cinq écoles :

la danse des cinq rythmes de Gabrielle Roth,
le life art process d’Anna Halprin,
la biodanza de Rolando Toro,
la danse biodynamique de Rafael Baile,
la danse médecine de Susannah et Ya’Acov Darling Khan.

Et pour nous permettre de mieux appréhender cette pratique en pleine floraison, quatre experts ont été invités à en parler :

l’anthropologue et psychanalyste France Schott-Billmann, qui compare danse primitive, psychanalyse et danse-thérapie,
le psychiatre Jean-Pierre Klein, qui dirige la principale école d’art-thérapie française,
les deux grands chorégraphes Carolyn Carlson et Angelin Preljocaj, qui s’accordent à dire que, chaque être humain étant un danseur né, la danse-thérapie s’adresse à tous.

Peut-on se soigner par la danse ? Depuis des millénaires, l’être humain a toujours dansé, se connectant ainsi à des énergies créatrices et transformatrices qui le guérissent.

En s’appuyant sur les fondements anthropologiques, sociologiques et sur l’histoire des religions, cet ouvrage montre les bénéfices de la danse et du rythme sur le corps et la psyché. Non seulement elle permet de réveiller nos forces vitales, mais aussi de réguler les désordres physiques, énergétiques, psychiques et sociaux.

Ainsi la danse représente un élément de réponse originale aux enjeux de notre temps. Elle peut nous aider à communier avec les sources profondes de notre être, pour réinventer une autre façon de vivre ensemble, et retrouver un juste équilibre corps esprit que notre culture occidentale dualiste a indûment séparés. L’expérience de la danse fait comprendre qu’ils ne font qu’un, et que l’Homme fait partie de l’univers…