Le corps est un univers à rencontrer d’urgence et qui peut nourrir la pratique de tout art, y compris celui de soigner ou d’enseigner. « Dansez ! » s’adresse donc autant aux danseurs qu’aux acteurs, psys et thérapeutes de tous horizons, philosophes, poètes et à tous ceux pour qui le corps est le point de départ de la connaissance. Art, spiritualité et thérapie sont ici indissociables.
La danse y est vécue comme outil de transformation en englobant l’être entier, physique, subtil et spirituel, vers l’expérience de l’unité. . La danse vue par Poumi Lescaut nous invite à poser un regard neuf sur soi, sur l’autre, sur la vie de tous les jours en déshabituant le regard, qui alors s’élargi. Nous sommes invités à explorer tous les étages de l’être, dense et subtils qui s’unifient pour accoucher de notre propre mystère.

« Ce livre est un puzzle merveilleux. Une combinaison inclassable. On y trouve des cosmogonies, des envolées esthétiques et des considérations scientifiques, des témoignages spirituels et beaucoup de souvenirs extraordinaires, notamment rapportés d’Inde. Dans ce livre, on trouve aussi de très intéressantes considérations sur le mouvement, sur le corps, le rythme, la respiration, l’énergie, l’espace-temps, le vide. »
Extrait de la préface de Patrice van Eersel.

Cet essai d’André Comte-Sponville sur Svâmi Prajnânpad révèle, pour la première fois, une adéquation totale entre la pensée d’un philosophe contemporain occidental et celle d’un sage de l’Inde.
Prajnânpad exerce une fascination particulière sur le philosophe, car dégagé de toute illusion, de toute croyance puérile et de toute religiosité, il démontre que la « spiritualité » est avant tout un chemin vers « l’indépendance » et la « liberté ».
Prajnânpad est un sage-philosophe doublé d’un thérapeute. Sa voie emprunte autant au Védantâ (texte sacré hindou) qu’à la psychanalyse freudienne, autant à la tradition qu’à la modernité.
Cet ouvrage qui se veut un hommage à l’un des grands sages de notre époque est également une réflexion éclairée et éclairante sur le sujet le plus important de l’existence humaine : la « quête du bonheur ». Ainsi ce livre est utile à tous, pour le bonheur de tous … « La sagesse se trouve exactement où tu es, il suffit de passer de l’autre côté du désespoir ».

La référence au travail de la séance montre bien que nous ne cessons d’avoir en tête la préoccupation de suivre, au fur et à mesure que celle-ci progresse, l’expression d’un processus de transformations incessant selon les relations de l’intrapsychique et de l’intersubjectif, et selon le double angle du transfert sur la parole et du transfert sur l’objet.

André Green, Idées directrices pour une psychanalyse contemporaine

L’homme est cet être mortel qui, précisément, a la perception de la limite de l’existence. Nous pouvons craindre ou pressentir la mort d’un proche bien avant qu’elle n’ait lieu – nous savons que nous aurons à affronter le vide qui s’en suivra. Mais se préparer au vide qui se rapporte à nous-mêmes ne va pas de soi. Lorsque nous nous demandons comment nous saisissons notre propre mort, nous nous confrontons aux limites de notre pensée.Mais, alors, si notre mort n’est pas pensable, qu’entendons-nous par “peur de la mort” ? Qu’est-ce que cette chose que nous nous représentons comme la “mort” ? Par quoi sommes-nous tourmentés ? Comment, du point de vue psychanalytique, conceptualiser la perception qu’a l’être humain de sa propre mort ? Et de quelle façon la théorie psychanalytique rend-elle compte de la mort ? Bien que la littérature psychanalytique ait exploré la douleur liée aux séparations et aux pertes, jamais elle n’avait traité aussi en profondeur le désarroi que nous éprouvons face à la pensée de notre propre mort. Il Limite dell’Esistenza a remporté, en 2003, le Prix Gradiva du meilleur essai psychanalytique.