« La capacité d’être seul est l’un des signes les plus importants de la maturité. » (Donald W. Winnicott)

La solitude nous angoisse, et pourtant nous avons tous besoin d’être seuls pour nous ressourcer. Winnicott est le premier psychanalyste à s’être penché sur ce paradoxe. Il montre comment le petit enfant, pour mûrir affectivement, fait l’expérience de la solitude bien que sa mère soit à ses côtés. Et il souligne l’importance de respecter le besoin d’isolement des patients pour leur permettre de revivre l’expérience infantile d’une solitude accompagnée et apaisante. Replaçant le rôle du corps au premier plan, il nous rappelle que le bien-être mental peut aussi passer par une simple présence physique.
Par son empathie et sa sollicitude, Donald W. Winnicott (1896-1971) est sans conteste l’un des plus grands psychanalystes de notre époque.

Si ce que l’Occident a retenu sous le nom de zen (chan en chinois) est bien aux antipodes de la sottise qu’on en a faite (le « soyez zen » du discours publicitaire le rabattant en morale lénifiante de substitution, en temps de « crise », à la morale de l’effort) ; si le zen représente d’ailleurs en lui-même plus qu’une tradition particulière, parmi les écoles de l’Extrême-Orient, et constitue bien une expérience essentielle de la pensée -, c’est précisément qu’il enseigne comment c’est par décoïncidence que nous vient la conscience : comment c’est seulement en se désolidarisant brusquement du régime d’adéquation de l’esprit qu’on peut prendre conscience de l' »ainsi ».

Numéro en couleur consacré à Cy Twombly
– Thierry Groeb, sur Twombly et l’Orient
– David Baum, « Réflexions sur Twombly et Narcisse »
– Yve-Alain Bois, « « Der liebe got steckt im detail ». LireTwombly »
– Francesco Stocchi, sur les dessins d’enfants
– Bernard Frizot, sur les photos de Twombly
– Portfolio