Philosophe, écrivain, poète, collaborant à la revue Edwarda, à Art press, La Nouvelle Quinzaine, littéraire, Lignes, L’Art même…, Véronique Bergen livre avec Les Premières fois un récit intimiste, une plongée dans les premières expériences fondatrices, qu’elles soient érotiques, amoureuses, initiatiques, spirituelles, musicales…

Sept chapitres plus un, sept portes ouvrent sur la magie particulière des premières explorations de l’existence, entre réminiscences et rêve, entre addiction à l’intensité des premières fois et pari en faveur de leur recréation continuée.

Premières fois
Un livre de Véronique Bergen

Il a été tiré de l’édition originale de cet ouvrage deux cents cinquante exemplaires sur O-lin Naturel 90 gr. numérotés de 1 à 250.
Les 50 exemplaires suivants représentent un tirage hors commerce.

Son format est de 10cm x 18cm.

Un tel ouvrage entend offrir à la lecture et à l’usage des textes psychanalytiques un instrument méthodologique, à la fois critique, historique et thématique. Il est sans précédent : il existe en effet des dictionnaires des notions psychanalytiques, des dictionnaires de psychanalyse à portée historique, ou encore quelques ouvrages qui présentent des résumés d’œuvres psychanalytiques. Mais, pour la première fois, c’est l’ensemble du corpus fondateur de l’œuvre psychanalytique qui est soumis à une analyse textuelle — tant les textes freudiens, ouvrages et articles fondamentaux (quelque 140 textes de Freud), que les textes-souche postfreudiens (quelque 200 textes).

Auteur d’une trentaine d’ouvrages et de quelque 400 articles touchant essentiellement au domaine impliqué dans ce Dictionnaire, Paul-Laurent Assoun a, au long des trente dernières années, longuement séjourné dans l’univers textuel que forme le monde freudien, en sa langue d’origine, en ayant expérimenté sans cesse la précieuse complexité aux fins de la recherche et de la formation. Ayant voyagé dans les œuvres dites « post-freudiennes » se prolongeant dans la richesse des textes analytiques se tenant dans son sillage, il a investi dans ce travail, produit au cours de ces trois décennies, ce que l’on appelle justement le « fruit » de ces recherches.

Le premier ouvrage à célébrer la manière dont les artistes ont représenté le corps au fil des siècles.

L’art vu à travers le prisme du corps humain dans ce qu’il a de beau comme de provocant.

Le seul livre à étudier le sujet sous tous ses aspects.

Pluriculturel et varié, cet ouvrage explore les représentations du corps à travers les différentes époques, cultures et techniques.

Ouvrage de référence et d’inspiration, ce livre saura surprendre et séduire les amateurs d’art. Plus de 400 oeuvres présentées, des peintures rupestres réalisées en Argentine 11 000 ans av. J.-C. aux vidéos et réalisations d’artistes contemporains comme Joan Jonas, Marina Abramović et Bruce Nauman.

Pourquoi donc sommes-nous si accrochés à notre maigre « je » ? Pourquoi refusons-nous d’accepter les leçons les plus radicales des neurosciences ou de la psychologie cognitive à propos de notre « identité » ou de ce que nous aimons à considérer comme notre « libre arbitre » ? Quel mal y aurait-il à accepter que nous soyons le résultat de déterminations qui nous dépassent – et que nos choix ne soient que des coli-fichets ayant pour seule fonction de nous rassurer ? Dans Lost Ego, François De Smet répond à toutes ces questions de la meilleure manière qui soit : en mettant le doigt sur les peurs qui continuent à nous voir nous accrocher aux reliques de notre « moi » en miettes et que nous refusons de regarder en face. Non, nous n’existons pas – mais c’est précisément parce que nous n’existons pas que nous pouvons trouver le moyen de vivre. Seuls, et surtout ensemble.

En 2010, plus de 750 000 personnes se sont pressées au Museum of Modern Art de New York pour avoir la chance d’assister à la performance célébrant les cinquante années de carrière de Marina Abramovic.
Traverser les murs, récit saisissant, épique et d’un humour impitoyable, raconte comment une jeune femme élevée par une mère folcoche, qui a grandi dans la Yougoslavie communiste de Tito, est devenue, en quelques décennies, une icône mondiale de l’art contemporain.
En repoussant les limites du corps humain, la peur, la douleur, la fatigue, dans une quête sans compromis de transformation émotionnelle et spirituelle, Marina Abramovic, qui compte parmi ses admirateurs Lady Gaga et Jay-Z, a révolutionné l’art de la performance, devenant l’une des plus importantes inspiratrices de l’esthétique de la pop culture au XXIème siècle.

Née en ex-Yougoslavie en 1946, Marina Abramovic est une figure majeure de l’art contemporain. Créatrice de performances artistiques mondialement célèbres, elle a exploré le body art jusqu’à en repousser les définitions. Elle vit entre New York et l’Hudson Valley, où elle a créé le Marina Abramovic Institute.

Seul l’aspect pur des éléments, dans des proportions équilibrées, peut atténuer le tragique dans la vie et dans l’art.

Piet Mondrian

Outre 900 entrées définissant concepts et notions, ce dictionnaire présente les biographies des principaux psychanalystes, leurs œuvres essentielles, les pays où la psychanalyse s’est développée, ses institutions, les événements marquants de son histoire. Au total, plus de 1500 entrées rédigées par 460 auteurs. Plus qu’un outil de travail spécialisé, cet ouvrage est un instrument de référence sur tout ce qui touche à la psychanalyse depuis ses origines. De conception internationale, le dictionnaire offre un vaste panorama de la psychanalyse, de ses acteurs et de ses problématiques les plus actuelles.

Depuis 1992, tous les dimanches, le café des Phares, place de la Bastille, est devenu un lieu unique. Marc Sautet, philosophe, y anime un débat ouvert à tous : un moment privilégié d’une nouvelle pratique de la philosophie. Non loin de là, dans son Cabinet, il propose aussi des consultations. Ainsi, avec lui, la philosophie sort de son cadre élitiste, redevient un outil quotidien, nous aide à nous poser les bonnes questions. Face à une société en crise, elle nous donne les moyens de réfléchir sur l’Etat, la justice, la violence, notre condition d’homme… Mais pour observer et comprendre le monde d’aujourd’hui, il faut d’abord savoir d’où nous venons. Marc Sautet, avec clarté et passion, nous entraîne à le suivre sur le chemin de l’histoire occidentale : pour le philosophe, interroger le passé, c’est tenter de maîtriser le présent. Mieux : n’est-ce pas voir l’avenir ? Lorsqu’il nous montre Athènes, la cité démocratique, au faîte de sa gloire, il nous rappelle que s’abattent sur elle des fléaux étrangement semblables à ceux qui font vaciller nos consciences. Et nous nous demandons avec lui : Ne sommes-nous pas en train de jouer le même drame ? Si nous répétons les mêmes erreurs, échapperons-nous au dernier acte ? Il y a 2 500 ans, la voix de Socrate s’est élevée pour éveiller les citoyens d’Athènes. L’enjeu pour la philosophie n’est-il pas, maintenant de retrouver sa vraie place dans notre vie ?

Aujourd’hui, si des couples se séparent, trop souvent dans la souffrance, la violence et le désarroi de l’incompréhension, c’est qu’ils n’ont pas su se proposer une relation de croissance mutuelle. L’auteur nous invite à mieux cerner ce qui fonde les relations durables. Il nous propose des outils concrets pour construire des échanges sur la rencontre des différences, sur la capacité à vivre une double intimité commune et partagée, personnelle et respectée.

« Être psychanalyste, c’est savoir que toutes les histoires reviennent à parler d’amour. La plainte que me confient ceux qui balbutient à côté de moi a toujours pour cause un manque d’amour présent ou passé, réel ou imaginaire. Je ne peux l’entendre que si je me place moi-même en ce point d’infini, douleur ou ravissement. C’est avec ma défaillance que l’autre compose le sens de son aventure.

Se dépouiller à l’extrême pour danser la vie danse ce qu’elle a de plus pathétique, de plus dramatique, de plus comique parfois, voire de plus sensuel. Renoncer aux fleurs, aux couronnes, aux costumes de quelque époque et de quelque nature que ce soit, aux collants, aux maillots même. Pour aller au plus près de la vérité du corps en mouvement.

Cette mise à nu du danseur correspond à des préoccupations ancestrales. Comme l’attestent aujourd’hui encore diverses cérémonies tribales. mais c’est assurément en ce XXe siècle où le corps s’est libéré de tout ce qui entravait son épanouissement qu’elle a trouvé sa plénitude artistique.

De Ted Shawn à Hans van Manen, en passant par Béjart, Neumeier et Flindt, nombreux sont les chorégraphes qui, à n moment ou à un autre, ont souhaité reculer les barrières du possible et du licite pour permettre au danseur d’être plus que jamais lui-même.

Célébré, exhibé, purifié, rudoyé… c’est toujours le corps vécu en toute vérité qui est ici évoqué.

Et un orateur dit : « Parle-nous de la Liberté ».
Et il répondit :
« A la porte de la cité et au coin du feu dans vos foyers je vous ai vus vous prosterner et adorer votre propre liberté,
Comme des esclaves qui s’humilient devant un tyran et bien qu’il les terrassent le glorifient.
Dans le jardin du temple et dans l’ombre de la citadelle j’ai vu les plus libres d’entre vous porter leur liberté comme un boulet à traîner.
Et en moi mon coeur saigna ; car vous ne pourrez être libre que si le désir de quérir la liberté devient un harnais pour vous, et si vous cessez de parler de liberté comme d’un but à atteindre et d’une fin en soi.
Vous ne serez réellement libre tant que vos jours ne seront pas chargés de soucis et que l’indigence et la souffrance ne pèseront pas sur vos nuits,
Mais plutôt lorsque votre vie sera ceint de ces contraintes et dès lors au-dessus d’elles vous vous élèverez, nu et délié.
Et comment pourriez-vous vous élever au-dessus de vos jours et de vos nuits si vous ne brisiez pas les chaînes que vous avez vous-même, à l’aube de votre esprit, attachées autour de votre midi ?
En vérité ce que vous appelez liberté est la plus solide de ces chaînes, même si ses maillons qui brillent au soleil et éblouissent vos yeux.
Et qu’est-ce que la liberté sinon des fragments de vous-même que vous cherchez à écarter pour devenir libre ?
Si vous croyez que la clé de la liberté se trouve derrière une loi injuste qu’il suffit d’abolir, dites-vous que cette loi a été inscrite de votre propre main sur votre propre front.
Vous ne pouvez l’effacer en brûlant tous vos livres de lois, ni même en lavant les fronts de vos juges, dussiez-vous y déverser la mer entière.
Et si vous pensez qu’en détrônant un despote, vous retrouverez votre liberté, voyez d’abord si son trône érigé en vous-même est bel et bien détruit.
Car nul tyran ne pourra dominer des sujets libres et fiers, que s’il existe déjà une tyrannie dans leur liberté et une honte dans leur fierté.
Et si vous cherchez à chasser vos soucis ou à dissiper vos craintes pour libérer ainsi votre esprit, sachez que vous-même les avez choisis avant que vous ne les ayez subis.
Et que le siège de votre frayeur est dans votre coeur et non point dans la main de celui qui vous fait peur.
En vérité tout ce qui se meut en vous est dans une constante semi-étreinte : ce qui vous terrifie et ce qui vous réjouit, ce que vous chérissez et ce que vous haïssez, ce que vous désirez saisir et ce que vous cherchez à fuir.
Vos actes sont des jeux d’ombres et de lumières en couples enlacés.
Toute ombre se dégrade, se fond et se meurt à l’arrivée d’une lumière,
Et quand l’ombre s’évanouit et n’est plus, toute lumière qui s’attarde derrière ses lisières devient alors une ombre pour une autre lumière.
Et ainsi quand votre liberté se désenchaîne devient elle-même les chaînes d’une plus grande liberté. »

Khalil Gibran, Le prophète

En somme, il faut distinguer entre le désir de soulager qui domine la psychothérapie et celui d’analyser, qui implique un travail d’une autre nature. D’où les malentendus entre supervisé et superviseur. Le premier voudra que le superviseur reconnaisse que le patient « a fait des progrès », tandis que celui-ci pourra faire remarquer, sans contester les progrès, que la nature de ceux-ci, ne plaide pas en faveur d’une intégration portant sur la reconnaissance de l’inconscient. Et l’évolution vers l’autoanalyse (F. Busch).

Les mérites des deux méthodes ne sont pas à opposer mais à distinguer, en reconnaissant ce qui est spécifique au travail analytique. Il faut pour cela admettre que l’effet recherché de l’analyse ne se limite pas au « progrès » de l’analysant, et se donner pour but la nécessité de parvenir à une sorte de « conversion » interne […].

André Green, Illusions et désillusions du travail psychanalytique

Durant ces cinquante dernières années, le trouble borderline a navigué entre les névroses et les psychoses, a été appréhendé comme un type de personnalité pathologique, a été rapproché des maladies bipolaires, des désordres narcissiques, des personnalités psychopathiques… Du côté de la psychiatrie, comme de la psychanalyse, la liste de noms donnés à ces folies limites est longue et les qualifications singulières.

Aujourd’hui, l’état limite ne peut plus être défini sérieusement selon une approche extrinsèque  (la définition « ni ni », ni névrotique, ni psychotique) qui risquerait de réduire cette configuration clinique à un fourre-tout privé d’une cohérence interne. Il importe de donner une définition intrinsèque de l’état limite car il ne s’agit ni d’une psychonévrose gravissime, ni d’une prépsychose, ni d’un état passager naviguant entre les structures. Désormais, ce n’est plus tant une pathologie « à la limite de » qu’une pathologie des limites du Moi.

À partir d’une clinique actuelle grandissante, les auteurs soulignent la richesse des débats qui interrogent les limites du système de classification nosographique et poussent à réviser, voire à reconstruire de manière innovante certaines bases théorico-cliniques des techniques de soin.

Nous devons déjà à L. Grinberg et à ses collaborateurs un « premier Bion » (publié en France en 1976), et qui a constitué la première introduction à la pensée fascinante du grand clinicien et théoricien. Leur « introduction » était alors enrichie de résumés de livres et articles de Bion qui incitent le lecteur à vouloir en savoir plus. Mais ce présent livre est en même temps un « nouveau Bion », car les auteurs ont apporté des remaniements importants à chaque chapitre, sans compter un chapitre entièrement nouveau dans lequel on trouvera encore des idées clés. Celles-ci tiennent compte des ultimes « extensions » conceptuelles de Bion, puisées dans des écrits encore inédits, et patiemment recueillis par sa femme, Francesca Bion. L. Grinberg et ses collaborateurs ont su cerner toute l’originalité de la pensée bionienne, sans pour autant la détacher de sa filiation avec Freud ni de l’inspiration kleinienne. Nous pouvons aisément imaginer le plaisir des lecteurs qui n’ont pas encore abordé l’œuvre provocante de Bion, lorsqu’ils découvriront ce que nous avons nous-mêmes éprouvé à la lecture de ses premiers livres. A ceux qui connaissent déjà les fondements de sa pensée, ce livre fera découvrir de façon inattendue que le paysage conceptuel connu s’ouvre encore vers d’autres horizons. Grâce au travail de pionniers que sont nos collègues argentins, nous allons pouvoir, à notre tour, suivre l’expansion continue de l’univers bionien.

Le monde a tellement changé que les jeunes doivent tout réinventer.
Nos sociétés occidentales ont déjà vécu deux révolutions : le passage de l’oral à l’écrit, puis de l’écrit à l’imprimé. Comme chacune des précédentes, la troisième, tout aussi décisive, s’accompagne de mutations politiques, sociales et cognitives. Ce sont des périodes de crises.
De l’essor des nouvelles technologies, un nouvel humain est né : Michel Serres le baptise «Petite Poucette» – clin d’oeil à la maestria avec laquelle les messages fusent de ses pouces. Petite Poucette va devoir réinventer une manière de vivre ensemble, des institutions, une manière d’être et de connaître… Débute une nouvelle ère qui verra la victoire de la multitude, anonyme, sur les élites dirigeantes, bien identifiées ; du savoir discuté sur les doctrines enseignées ; d’une société immatérielle librement connectée sur la société du spectacle à sens unique…
Ce livre propose à Petite Poucette une collaboration entre générations pour mettre en oeuvre cette utopie, seule réalité possible.