Daina Ashbee, Serpentine, 2017

Serpentine est une installation-performance, où Ashbee capture l’essence sombre et féminine de ses trois œuvres précédentes. Confrontée à une composition pour orgue électrique à la fois dérangeante et puissante, la danseuse Areli Moran répond par une gestuelle lente qui se métamorphose peu à peu en la présence d’une violence concentrée. 

Assumant pleinement l’abstraction de son langage chorégraphique, Ashbee manifeste néanmoins des images fortes et percutantes sur scène. La répétition joue un rôle clé dans ses trois œuvres passées et la chorégraphe l’utilise à nouveau avec Serpentine. Elle demande ainsi à l’interprète de répéter un cycle de 30 minutes, plusieurs fois par performance.

Ashbee s’intéresse au changement qui s’effectue avec le temps et la répétition. On peut choisir de regarder la pièce une fois en 30 minutes ou se défier à la répétition, en se demandant comment l’espace et l’expérience se transforment à travers la répétition de chaque cycle.