Le monde comme terrain de jeu : le grand écart

L’ouverture d’esprit est inhérente à votre vie. Plus que de la curiosité, c’est bien d’un intérêt pour tout qui vous anime.

Vous avez des passions, simultanées ou successives, et ne comprenez pas que l’on puisse se satisfaire d’une seule activité. Pour vous, le monde est pluriel et mérite d’être exploré.

Capable de vous intéresser à tout et son contraire, vous êtes surpris lorsque l’on vous dit que c’est impossible.

Carine raconte à ses amis ses dernières vacances, pendant lesquelles elle est partie sac à doc faire du camping sauvage.  Puis elle a passé les quelques jours qui lui restaient dans un hôtel cinq étoiles à faire des visites culturelles. Elle s’étonne devant l’incompréhension de ses amis : « Ils ne comprennent pas que je puisse concilier les deux. Personnellement, je ne vois pas où est le problème, puisque mes plaisirs et mes satisfactions sont différents. Je ne conçois pas, comme Luc, par exemple, de ne passer mes vacances qu’au Vietnam, chaque année, l’une après l’autre. »

Plus que de la compréhension, il y a l’acceptation de l’autre dans sa différence, dans ses goûts et ses choix.

Pour vous le monde est pluriel, et s’arrêter à une vision unique n’a aucun sens.

Vous êtes ainsi capable de faire le grand écart, d’être aventurier et casanier, de voir du monde comme d’avoir besoin de solitude.

Vous avez des passions, et savez que vous pouvez et avez envie de toujours explorer plus et plus loin.

Pour Anne, 22 ans, rien que de très normal : « Je vais au cinéma, au théâtre et au concert ; environ une fois par semaine je vais voir des expos, je vais me promener, je vois mes amis. »

De par leur plus grande intelligence, leur implication et leur motivation, leur désir de progresser et leur capacité à percevoir au-delà du premier abord, ce sont des personnes qui réussissent très vite dans les activités qu’ils investissent.

Ils progressent rapidement en sport, utilisant leurs sens comme autant de récepteurs d’information, ils sont de bons observateurs, qui digèrent les connaissances qu’ils perçoivent ainsi des autres sportifs et leur apprentissage se fait plus par expérience et observation que par théorie.

On dit d’eux qu’ils ont un bon œil, et une bonne capacité d’observation et d’assimilation.

Je prends couvent l’exemple de l’équitation à ce sujet, dans lequel les cavaliers de saut d’obstacle doivent parcourir à pied le tracé qu’ils auront ensuite à effectuer à cheval. L’entraîneur leur demande de compter le nombre de foulées que leur cheval devra effectuer entre deux obstacles. Lucie, 13 ans, membre de l’équipe de France junior, me dit regarder faire les autres, compter avec eux, mais ne pas savoir quoi en faire : « Je les accompagne et je compte, mais une fois à cheval, tout se fait tout seul, je ne compte rien, mes mains savent ce qu’elles doivent faire et les transmettent au cheval. Je ne sais pas comment je fais ; ça se fait, et ça marche ! »

Ils ont des facilités dans tous les domaines qu’ils investissent, notamment en art où leurs œuvrent plaisent ; ils aiment écrire, organisent des voyages ou des week-ends insolites en sachant dénicher ce qui en fera un voyage différent ; ils réunissent des amis intéressants ; ils apprennent facilement les langues.