Freud avait un faible pour les histoires de «marieurs» dont on trouvera plusieurs échantillons savoureux dans ce livre. C’est que le Witz – le mot ou le trait d’esprit – met en rapport des choses et des pensées hétérogènes : il les condense, il les combine ou, mieux, il les marie, le plus souvent dans une mésalliance qui déclenche le rire de l’auditeur et surprend même celui qui l’énonce. Le Witz réussi a la fulgurance de l’éclair.
Le mot d’esprit est ici analysé, dans sa technique et dans ses visées, comme le furent, quelques années plus tôt, le rêve et les actes manqués. C’est qu’il est comme eux, aux yeux de Freud, une formation de l’inconscient plus qu’une production volontaire.
Le mot d’esprit ou l’esprit des mots.