Né il y a plus de deux mille ans, le taoïsme fait partie des « trois enseignements » de la Chine, avec le confucianisme et le bouddhisme. Mais tandis que ces deux derniers sont centrés sur une figure fondatrice, il est pratiquement impossible d’en attribuer une au taoïsme. Celui-ci s’est formé en intégrant différents courants puisés au fonds ancien de la Chine. Suivre la voie du Tao, c’est vivre en harmonie avec la nature, respecter la liberté humaine, pénétrer la source de vie qui imprègne toute chose.
Allant aux origines mêmes de cette pensée, la rendant accessible, mettant à la disposition du lecteur quelques-uns de ses textes majeurs, dont ceux de Lao zi (ou Lao Tseu), et de Zhuang zi (ou Tchouang-Tseu), Isabelle Robinet nous livre ici une excellente introduction.

Comment adapter les thérapies à des demandes de plus en plus variées liées aux mutations de nos sociétés contemporaines ? Comment offrir à chaque patient un cadre “sur mesure”, plutôt qu’un “prêt-à-porter” ?

François Duparc s’appuie sur sa longue pratique clinique et sur ses travaux théoriques pour nous livrer une réflexion sur la nécessaire transformation à laquelle doit se confronter la clinique psychanalytique. Son ouvrage est un plaidoyer pour un accueil de la diversité en clinique.
Face à une méthode standard, il propose une adaptation du cadre de la cure et la mise en place de stratégies de cure qui prendraient davantage en compte la diversité des profils des patients. Il invite à ouvrir la psychanalyse à des indications de doubles prises en charge, de psychothérapies analytiques en face-à-face, de psychodrame, de médiations thérapeutiques (dessins, écrits, ou musique) ou encore de relaxation psychanalytique.
Hystéries, phobies, dépression, anorexie, états limites, psychose, paranoïa… Pour chacune de ces demandes, l’auteur s’attache à comprendre la multiplicité des traumatismes propres aux différents âges de la vie, leurs conséquences en terme de souffrances ou de pathologies, et les stratégies que celles-ci vont rendre nécessaires. Car c’est une véritable stratégie – un terme de combattant – que met en place l’analyste en s’engageant contre la souffrance ou la défaillance psychique des patients qui le consultent.
Un socle de réflexion propre à faire évoluer la pratique psychanalytique en profondeur et un ouvrage qui fera date.

Daniel Paul Schreber (1842-1911) était président à la cour d’appel de Dresde et psychotique. Hanté par la fin du monde, il se disait aussi persécuté par Dieu et prétendait avoir mission de se transformer en femme pour engendrer de nouveaux humains. Afin de prouver qu’il n’était pas fou, il rédigea ses Mémoires – un document extraordinaire dont Freud, littéralement fasciné, s’empara. Centrant sa réflexion sur la paranoïa, la figure du père et l’homosexualité, Freud aborde aussi l’érotomanie, l’hypocondrie et le narcissisme dans ce texte d’une rare puissance qui inspirera plus tard à Lacan certains de ses concepts les plus féconds.