Que se passe-t-il quand nous sommes confrontés à la perte d’un être aimé ou à celle d’un idéal ? Pourquoi certaines personnes réagissent-elles par le deuil, alors que d’autres sombrent dans la dépression, voire la mélancolie ? Comment comprendre la douleur ? Quel est cet autre dont la perte accable l’endeuillé et qui revient le hanter comme un fantôme ? Par quel mécanisme en arrive-t-on parfois à s’identifier au disparu et à se haïr soi-même ?

Ecrit en 1915, publié deux ans plus tard, cet essai qui relie notamment le deuil aux notions de narcissisme, d’identification et d’ambivalence, est suivi ici du fameux article où Karl Abraham discute des thèses freudiennes sur le deuil et la mélancolie.